Vaste et infinie promenade que celle entre les plantes, qui soignent, qui réparent, qui apaisent. S’en tenir aux plantes médicinales pourrait paraître réducteur, mais le sujet est en lui-même si étendu qu’une petite percée d’apprentie herboriste dans la forêt des livres permettra de débroussailler un peu – et de se faire plaisir beaucoup.
Loin d’être exhaustif, bien sûr, mon rayon “herboristerie” se targue de quelques exemplaires que je suis bien contente de retrouver, et se lit non pas d’une traite mais en étoile, en petits bouts, en consultations épisodiques… Et se trouve être très mélangé avec des sujets proches, sans être spécifiquement médicinaux, tels que les arbres (penser à une B-Bulle arbresque), le jardinage biologique, la cuisine des plantes sauvages, etc.
Je commencerai donc par mes préférés, et me retiendrai d’y adjoindre tout plein d’autres choses sur les jardins, la botanique, et les brins de paille révolutionnaires.![]()
(Note en bas de bulle : je teste ici un nouveau moyen de me vautrer élégamment dans le plaisir indû de parler de bouquins, à savoir de petits billets en forme de bibliographies thématiques de mes rayonnages.
Bulles en fermentation : les jardins japonais, les LS books, la Palestine, les livres-cris…
Alors bien sûr, lesdites Bulles ne vont pas recouvrir l’essentiel d’un sujet mais plutôt servir de repère dans mes books, toujours pas rangés et – très – loin d’être tous lus. Quant aux désirs de livres, la Lettre au Père Pétuel va continuer de faire son office)
A tout seigneur tout honneur :
LE LIVRE DES BONNES HERBES – Pierre Lieutaghi – éditions Actes Sud
S’il n’en faut qu’un… C’est sans conteste Le Livre des bonnes herbes ! Réactualisé (on en est à la troisième édition), ce gros pavé de 500 pages étale sur un fin papier crème une foultitude de plantes tassées serré, un esprit champêtre et poétique, une belle écriture. L’introduction sur la beauté d’un monde en train de disparaître en est poignante. Et ne rend que plus précieuses les pages des ‘bonnes herbes’, mettant un accent sur les plus faciles à trouver et à utiliser dans nos régions, les indispensables de la pharmacie de famille (disons-le ainsi), l’objectif d’autonomie qui frise un peu partout… Ne manquent que quelques photos, les gravures sont fines mais j’ai besoin d’aller à d’autres sources pour le visuel. Bref, rien de grave, ce livre est bel et bon, agréable, détaillé en diable, farci de culture (de vraie culture), ce livre est juste extraordinaire.
Pour le dire en un mot, si j’étais tombée sur celui-ci en premier, je n’aurais probablement jamais acheté la plupart des suivants. Son complément naturel, j’en parlerai peut-être dans une future Bulle, est Le Livre des arbres, arbustes et arbrisseaux, sur le même principe et d’une qualité aussi haute.
In love :)
Pour une approche générale et toute jolie :
L’HERBIER OUBLIE, SECRETS DE PLANTES RETROUVES – Bernard Bertrand – éditions Plume de carotte
Visuellement superbe, et cadeau idéal, ce grand format parcheminé reprend et commente 70 planches d’un herbier ancien, en remarquable état de conservation. Un petit ‘point’ sur chaque plante, un peu d’historique, de magie, de botanique et de recettes, et surtout, son principal atout, une présentation extrêmement agréable, aux parfums de grimoire, mais sans trop. Seul représentant de la collection pour l’instant, celui-ci attend patiemment dans la wishlist ses successeurs tout aussi classieux, L’herbier boisé (mmmh celui-là !), L’herbier voyageur, voire les plus anecdotiques L’herbier toxique et L’herbier érotique (à y être ^_^). Par contre, j’ai repéré chez les mêmes un Herbier des parfums ou quelque chose comme ça, qui m’infuse comme un vieux doute – ai eu l’impression qu’on s’éloignait à grands pas de la fameuse Autonomie pour se rapprocher tout aussi rapidement de Guerlain, Chanel & consorts. Hmmmff.
Pour le gros morceau :
LES REMEDES DE SANTE D’HILDEGARDE DE BINGEN – par Paul Ferris – éditions Marabout
A l’éditeur bien trouvé, ce petit comput assez touffu vaut autant par l’originalité de certaines indications que par la pertinence d’autres entrées. Le travail d’Hildegarde est assez ancien et complet pour être relevé, et si, comme dans les écrits anciens, on a parfois du mal à faire le tri entre savoir empirique & superstition (ou à bien distinguer les espèces aux noms changeants), il s’avère au final que la dame avait raison sur bien des points ; que c’est fascinant ; que l’écriture de l’époque distille assez d’exotisme pour agrémenter la lecture ; que la présente version établit des comparatifs avec ce qui s’est confirmé par la suite, sur le plan scientifique. Et que cela console un peu que toutes les sorcières médiévales n’aient pas fini dans l’horreur des flammes.
En bref, accessible, sympathique, surprenant, parfois folklo, et une envie renouvelée de retrouver des choses de Pline sur les plantes (Pline l’ancien, qui a semble-t-il écrit sur absolument tous les sujets possibles).
LA PHYTOTHERAPIE – TRAITEMENT DES MALADIES PAR LES PLANTES – Dr Jean Valnet – éditions Le livre de poche
Un grand classique, en poche, vraiment complet (jusqu’à l’indigestion parfois) et qui compense l’excès d’histoires de chasse – si je puis dire – par des infos introuvables ailleurs. “Le Valnet” est cité aussi souvent que “Le Leclerc”, autre phytothérapeute de renom, et constitue une base solide ainsi qu’une liste d’indications et de modes d’application assez vertigineuse. Le monsieur, médecin, a testé ce dont il parle. Je reproche un petit peu le renvoi régulier, pour certaines entrées, aux deux autres tomes de ce qui forme comme une trilogie, et qui parlent des huiles essentielles (aromathérapie) et du livre ci-dessous.
En clair, je ne peux que constater que j’y ai trouvé des modalités & utilisations de plantes que je n’ai retrouvées nulle part ailleurs…
SE SOIGNER PAR LES LEGUMES, LES FRUITS ET LES CEREALES – Dr Jean Valnet – éditions Le livre de poche
Pendant des deux autres volets (sur la phytothérapie et sur l’aromathérapie), il a les mêmes qualités et les mêmes défauts : très complet, assez aride, vraiment à prendre comme un dictionnaire, il offre de très nombreuses possibilités thérapeutiques, ce qui est bien mais peu repérant au début. Et puis, ici aussi les indications et symptômes ont des appellations parfois vieillottes, il faut donc être un peu d’entraînement pour relier les anciens termes et les actuels. Bon, après ça, et à l’instar de son acolyte phytoesque, c’est un livre révolutionnaire qui apprend, si l’on veut, à se passer pour un prix dérisoire de nos amis les labos !
PHYTOTHERAPIE VIDAL – Sélection Readers Digest
L’origine aurait dû me mettre la puce à l’oreille : sous des dehors très scientifiques et officiels, ce gros dico ne vaut pas tripette. C’est-à-dire qu’il y a bien les principales plantes médicinales, certes, des photos léchées et un classement par indications, mais le fait est qu’en réalité c’est une bonne grosse pub pour acheter des gélules de labos. Dont on sait bien qu’elles vont être moins efficaces, car beaucoup plus transformées, que des plantes le plus proche possible de leur état frais, ou de leur état complet (le totum). Comme par hasard, aucun moyen là-dedans de vraiment pouvoir faire sa petite mixture, par contre à chaque page, on trouve la référence des gélules correspondantes. L’intérêt, tout de même (faible), est de pouvoir recouper les infos d’autres sources en vérifiant leur pertinence scientifique… Mais, même là, j’ai un énorme doute, du fait de la partialité de l’info. (Pourquoi, après tout, parler d’autres études ou d’autres façons de faire qui ne feraient rien vendre ? Franchement ?). Pour l’heure, tout ce que j’ai appris c’est que la bourrache allait être bientôt interdite de commerce pour cause d’effets indésirables hépatiques – ce qu’on savait déjà, et que j’aurais pu trouver sur la Toile.
En résumé, si on recherchait un équivalent ‘phyto’ du gros Vidal rouge des médecins, c’est loupé.
(Les RCP, ou résumés des caractéristiques du produit, sont en revanche présents dans le Vidal, le vrai l’unique, sous leur forme officielle, y compris pour les gélules de phyto. En se rappelant, bien sûr, que ne figurent dans cette médicale bible que les médicaments des labos qui ont payé pour y figurer, eh oui…)
Pour creuser une plante en détail :
LE COMPAGNON VEGETAL – Bernard Bertrand – éditions du Terran – 20 volumes (à suivre)
Cette collection a fini par intégrer ma bibliothèque dans son intégralité, malgré son caractère parfois inégal. Car il faut reconnaître qu’il est à peu près impossible de trouver en langue française de monographies aussi précises et de sources historiques si variées. Pour chaque volume (ex. le sureau, le frêne, le bouleau ou l’angélique), une visite complète des espèces botaniques voire des cultivars, un tour dans l’étymologie et la toponymie, des gravures anciennes, herbiers, dessins et aquarelles, un parcours historique parfois édifiant – comme la culture du pissenlit à grande échelle -, et surtout, surtout, une source sans pareille d’éléments pratiques pour les usages non seulement médicinaux mais aussi alimentaires, usages des bois, etc. Son œuvre d’intérêt général : une réhabilitation salutaire des herbes réputées ‘mauvaises’, comme l’ortie, le pissenlit ou la ronce (une de mes préférées, et au goût sublime), et des idées de recettes à faire pâlir un petit lutin ^_^
… L’inconvénient est le prix, 12 euros minimum chaque volume, ce n’est pas rien. Et le gros point noir, qui ne doit pas décourager si on cherche vraiment le savoir populaire, est le style d’écriture, aussi poussif et irritant qu’est souple et légère la plume de Lieutaghi. A ne pas lire pour la graphie, donc, mais pour le pratique, à commencer par les usages alimentaires et médicinaux.
Pour identifier les plantes :
- outre les petits guides plastifiés spécial balade, trop nombreux et spécialisés pour les citer, d’autant que je n’en ai que deux que je connais fort mal, Fleurs des Pyrénées et Fruits & plantes sauvages -
LA FLORE D’EUROPE OCCIDENTALE – Marjorie Blamey & Christopher Gray-Wilson – éditions Flammarion
Un cadeau en forme de fleur, ou l’inverse. Volumineux dictionnaire, ne recouvre “que” nos contrées (inutile donc d’y chercher des plantes tropicales), mais c’est déjà énorme. Conseillé par une amie naturaliste, je ne sache pas qu’il existe de flore ‘grand public’ plus complète que la présente – il existe bien des choses en X volumes mais ce n’était pas vraiment ma recherche pour l’heure. Il est beau comme tout ! Une vraie somme botanique. Les aquarelles sont splendides, et suffisamment précises – critère essentiel – pour être à peu près sûr de son coup. Un que je devrais potasser…
GUIDE DELACHAUX DES PLANTES PAR LA COULEUR – Thomas Schauer & Claus Caspari – éditions Delachaux – coll. Les guides du naturaliste
Un mode de recherche idéal pour les néophytes totaux dans mon genre : l’identification des plantes en fonction de la couleur. Les blanches, les jaunes, les bleu-vert, les rose-rouge, d’abord ; puis, en second, le nombre de pétales et l’inflorescence, etc ; et surtout, à chaque page, de beaux dessins bien tournés. Petit mais costaud, il complémente efficacement le suivant.
Et pour s’y retrouver dans les noms :
LE LATIN DE MON JARDIN – GUIDE FUTE DE 1500 NOMS DE PLANTES – Diane Adriaenssen – éditions Larousse
Hihi, il est super celui-là ! Malin comme tout, il propose de comprendre les dénominations botaniques en reprenant les racines latines, tout simplement. Par exemple, via la forme (elevatus), la texture des feuilles (ciliarus), la couleur (lutea, purpureus), l’esthétique (belladonna), les animaux (avium), etc etc… Un vrai dico thématique, et avec ça drôle, frais et très bien présenté ! A faire réconcilier avec le latin, synonyme pour moi de tant d’ennui scolaire. Vraiment bien trouvé, et indispensable pour la mémorisation éventuelle.
Pour cultiver :
DES PLANTES MEDICINALES DANS VOTRE JARDIN – Gertrud Scherf – éditions Chantecler
Moui. L’idée était excellente, et les ouvrages sur la culture des plantes médicinales manquent cruellement (c’est bien pour ça que je l’ai pris), mais le résultat est très bof. Je ne comprends toujours pas le mode de classement, les données ne sont pas très fournies – va encore pour le mode de culture, mais alors le reste, c’est carrément flou et sommaire. Les mini-passages historiques semblent être là pour faire bien. Plein de photos, pourtant. Je ne sais pas, je n’accroche pas avec ce livre, depuis le début.
Pour récolter, préparer, mélanger :
L’HERBORISTERIE AU QUOTIDIEN – Patrice de Bonneval – éditions Recto Verseau – coll. Thérapies naturelles
Très bref (moins de 100 pages) et d’un vert, euh, détonnant, celui-ci regroupe dans une mise en page basique l’essentiel à savoir pour se lancer : conditions de récolte, de séchage, de préparations de décoctions, hydrolats… ; liste à double entrée, par plantes et par indications, comme beaucoup, ici bien résumée ; et surtout, c’est sa caractéristique, formules d’herboristes pour un peu tout (exemple, entrée Migraines : tisane avec fleurs de camomille 40 g, sommités fleuries de romarin 40 g, serpolet 40 g, feuilles de mélisse 40 g, infusion 10 mn, 3 à 6 tasses par jour // H.E. camomille, menthe, lavande : 3×2 gouttes par jour du mélange à parties égales. Simple et net !)
Pour les yeux :
JARDIN DES SIMPLES – J.H. Boussac – éditions Pierre Fabre
Argh, une édition de laboratoire, je n’avais pas percuté en l’achetant chez un bouquiniste… Raison pour laquelle j’ai failli m’en séparer, d’autant que les infos y sont parcellaires, minces, imprécises (vous n’apprendrez pas comment faire une bête tisane), bref ça sent le repompé. Je ne le garde que pour la joliesse des aquarelles, vraiment réussies.
…Ainsi que quelques ouvrages plus généraux sur les jardins, médiévaux notamment, sur lesquels je reviendrai.
Pour les petits :
MON JARDIN DE SORCIERE – Bernard Bertrand & Frédéric Lisak – éditions Plume de carotte
Vraiment pour les petits, il s’agit d’un modeste coffret carton contenant des livrets, des graines à planter, des jeux… L’idée est bonne mais le résultat cheapos. Cela dit, ça, les petits s’en foutent, certes. Je vais profiter des graines…
…Et, après y avoir fait un tour conséquent et instructif, me calmer quelque peu sur les productions du Terran et de Plume de carotte, pour reprendre, encore et encore, Le Livre des bonnes herbes… :)
§
EDIT : je viens de trouver un trésor !! En forme de bibliothèque cachée et précieuse, j’ai nommé la bien nommée Bibliographie Affective sur les Plantes (j’y rajoute les majuscules de l’enthousiasme). La navigation me laisse perplexe, mais le nombre des ouvrages cités ainsi que la qualité (et le nombre aussi pour certains) des commentaires de spécialistes du sujet, valent bien de s’y perdre. Un dédale exhaustif et bien agréable… :)
Et re-EDIT : second trésor, moins pratique que des bouquins papier, mais précieux tout de même, la découverte d’ouvrages numérisés sur Tela Botanica, notamment – pour ce qui m’intéresse – la fameuse Flore de Coste en 3 volumes, ainsi qu’un Dictionnaire étymologique de la flore française, qui complète utilement “Le latin dans mon jardin” déjà évoqué, et à nouveau dégusté.
Ladite flore semblant épuisée ou compliquée à trouver, voilà déjà une bonne source. :)
§
Voili pour cette première BiblioBulle. Elle pourra s’agrandir si acquisitions futures. Mais sur le sujet, le savoir est si vaste et si neuf (et nullement abordé en douze ans de médecine, c’est tout dire) qu’il passera de l’eau dans la rivière de sel avant que j’aie digéré une partie de cette Bulle-là.
Je vais essayer de relier ce billet aux éventuels bouquins correspondants dans Babelio. Mais je ne promets pas d’y parvenir – c’est un peu long.
Ah ! Aux amoureux des plantes et des soins naturels, je me permets de rappeler la pétition pour la liberté, menacée, des plantes médicinales dans ce précédent billet.
En vous souhaitant de brûlantes infusions, je vous laisse avec cette photo de chardons bleus, du Jardin des Sortilèges. :)

Hey (un salut de débarquée avec un train dominical de retard !)
Je crois que je l’ai déjà croisé, ce Livre des bonnes herbes… c’est un ouvrage du format classique d’Actes Sud, non ? (pas comme cet autre qui me fait toujours de l’oeil chez eux, là, le – apparemment – très beau Plaidoyer pour l’arbre de je ne sais plus qui…) J’irai regarder de plus près, si nos routes se recroisent !
Et je note aussi le dico du Latin de jardin, ça m’a tout l’air d’être mon genre de came ! (surtout que j’ai toujours eu un rapport très amoureux à la langue d’Ovide et d’Apulée, et très ludique aussi, manière de résister à la sécheresse du rapport à la langue dans les filières de lettres ^-^ – pis l’étymologie, c’est une tellement chouette méthode d’appréhension / compréhension des choses, en creusant à la racine !)
Le bouquin sur Hildegarde de Bingen m’intrigue aussi, d’ailleurs. J’imagine que pour qui a comme toi un regard de médecin, le dialogue des savoirs à travers les siècles doit être assez passionnant !
(Et même frustration que toi, au passage, parfois, sur le bouquin de Jean Valnet et ses notices de renvoi, tout foisonnant d’infos qu’il soit…)
Merci pour cette grande bulle où flottent les graines de pissenlit (logo-de-larousse like) au milieu des blancs flocons :)
Hey you,
alors alors :
=> le Livre des bonnes herbes : oui c’est prcisment celui-l ! Couverture beige et format en longueur – en effet, le Plaidoyer pour l’arbre est plutt un grand format cartonn, bien pais, (ptard il est beau ce livre…) et constitue un vrai cours de botanique, souvent centr sur les arbres tropicaux qui sont la passion de l’auteur, tout a tout a… :)
=> Le Valnet : bon ben voil, c’est dit ^_^
=> Le Latin de mon jardin : oui tu risques de beaucoup aimer ! La prsentation est assez guillerette, on aime ou pas, mais bon, il y a vraiment, vraiment du contenu ! Et puis c’est une faon rellement maligne d’aborder les choses. Et tu sais, il y a ce petit truc anglosaxon, le rapport joyeux et dcomplex au savoir, qu’on ne retrouve pas trop par chez nous, les Srieux dans leurs hautes universits… J’avais le mme feeling pour un ou deux books sur les jardins japonais, crits en anglais puis traduits, et ben c’tait cet esprit-l. Chouette, quoi. (et comme tu le dis bien c’est probablement ce manque-l qui dshydrate quelque peu l’abord du savoir linguistique dans nos belles facs & coles… raison pour laquelle je ne suis jamais arrive apprcier le latin, une autre approche m’aurait certainement plu, s’il faut)
=> Pour Hildegarde, j’ai parl de celui-ci car c’est celui que j’ai, cependant c’est un genre de digest, je suppose fortement qu’il existe d’autres bouquins plus mieux. Mais, ouaip, c’est assez dlirant parfois, et a remet bien en place :)
Il faut justement que je rajoute – dj – cette bulle un truc que je viens de recevoir, antique comme pas permis ! A tout vite :)
Yo :)
Thanx pour les diverses précisions !
About le rapport au savoir et les balais dans les derrières universitaires français, c’est bien possible en effet ! (bon, j’ai peut-être une vision un peu orientée, étant passée par des filières assez terribles dans ce domaine, la section Lettres classiques de la Sorbonne se dessèche bien dans ses tristes poussières, et dans les prépas parisiennes, on est trop occupés à prendre des poses d’élîte de la Frânce (avec majuscule et circonflexes) pour daigner s’amuser :S)
Et de fait, c’est bien un prof anglais (d’Oxford je crois) qui avait entrepris de traduire Harry Potter en latin, et il a dû bien s’éclater avec les expressions toutes fun de l’univers ! En France, bien sûr, ça a crié à l’hérésie et grimacé sur le nivellement par le bas (c’est sûr, hein, offrir aux gosses du collège une alternative aux discours rasoirs de Cicéron, mais où va le monde ?) – mais c’est qu’en France, quand on demande aux étudiants de traduire du français vers le latin, on leur impose de ne piocher les mots employés que dans le vocabulaire de deux auteurs ultra-classiques. T’imagines un peu ? En pleine traduction, alors que tu devrais t’immerger dans le feeling du texte face au feeling de la langue, ben faut aller vérifier dans le dico les occurrences avérées de chaque mot, pour être sûr que ça a bien été employé par César ou Cicéron. Et sinon, ben non, tu fais comme si ce mot n’existait pas (et tu nies au passage des siècles de richesse et d’évolution du langage). De l’art de tuer dans l’aridité le rapport vivant à la langue… une aberration (pas étrangère au fait que je me sois pas accrochée au-delà de la maîtrise, niveau universitaire. La vérité, comme la vie, est ailleurs.)
Bref, tout ce HS pour dire que je vois bien ce que tu veux dire en mettant en regard sérieux français tout desséché et rapport plus décomplexé, un souffle de fraîcheur bien dépoussiérant parfois !
Zoupla, je file (et prends note d’aller écouter la song d’Alela Diane, la découverte me tente aussi…)
Kisses’n'snowflakes :-)
Aotch, oui, j’imagine bien l’absurdité foncière de la chose. ça part loin, tout de même, ce délire de “faire comme si le mot n’existait pas”, (et au passage, après ça, ces académiciens, ça vient se plaindre de la soi-disant dégradation de la langue…) Tu m’étonnes qu’ils appellent ça des langues mortes ! Groumpf.
Ouaip, ces universitaires françaoui en état de dessication avancée, parfois, ça me fait penser à l’Université dans les Annales du Disque-Monde de Pratchett :D … Note que je n’ai lu que les 3-4 premiers – l’humour pratchettien, je le digère bien mais à doses espacées – mais il m’est resté ce souvenir un peu comme ça…
“La vérité, comme la vie, est ailleurs”
…Toutafé :)))
merci pour cette biblio, précieuse en ces temps difficiles pour notre très chère Terre. Je ne manquerai pas de m’y référer le jour où.
Sinon rien à voir mais je pense à toi en écoutant cette artiste, Joanna Newsom, classée en folk américaine, mais avec des sons très féériques, et des chansons qui durent 10 mn…
Et une chanson d’Alela Diane, “pigeon song”, sur la vie des pigeons dans les villes…
Bonnes fêtes?
Salut miss,
merci toi de tes dcouvertes musicales, j’irai couter a en buvant une petite infusion :) (et puis j’ai comme des envies de folk desfois, donc l c’est la bonne priode)
On en a parl sur ces terres bulleuses rcemment, mais c’est si rare que quelqu’un s’en proccupe que je renouvelle ma reconnaissance ta proccupation du sort des pigeons urbains…
Bonnes ftes toi :)
si tu veux d’autres références n”hésite pas à me demander, je suis à fond dans la folk au féminin; il ne me manque que le cow-boy et le feu de bois!
Ouiii je veux bien :P
(sinon je peux dépanner pour le feu de bois, toujours ! ;) )
(Et dites donc, je m’aperçois que mes précédents comments envoyés d’un poste ‘professionnel’, mwuhaha, parlent un langage fort étrange…)
Alors alors… Ma préférée: Mariee Sioux, le petit bijou avec ses mélodies indiennes (comme son nom l’indique) ; Gillian Wlech, ambiance banjo et harmonica, Nashville Tenessee ; une autre perle, Alela Diane, et ses gospels intimes ( mais elles font toute de la musique très intime, très féminine finalement…), intenses et profonds ; Joanna Newsom aux accents féériques ; Elysian Fields, plus rock-jazzy (dans le même style et franchement plus rock : Tracy Bonham et Laetitia Sheriff) ; ambiance plus années 70 hippies : Jana Hunter et Devendra Banhart.
Voilà! Bonne écoute rêveuse et voyageuse
Sinon rien à voir encore, mais j’essaye la moon cup et je suis vraiment ravie. Lancez-vous les filles, ça vaut le coup!
Thanxxxx pour cette bonne liste ! Génial, ça va remplir mes vacances ces petites découvertes ^_^
…Pour la mooncup, oui je connais, je l’utilise depuis un an et demi et c’est impeccable. Sister-Clef s’y est mise aussi, ainsi que deux de ses copines, bref tout le monde est content et j’en ai même parlé au boulot dis donc :D (à des collègues qui y songent plutôt pour leur fille et qui n’en avaient point entendu parler)
(Pour tout dire, j’avais même pensé à faire un petit billet sur le sujet ici même, et puis j’ai pas encore osé… :o) Pourtant j’avais trouvé une illustration bien à l’opposé des fluides bleutés des pubs !)
je me rappelle que tu utilisais les serviettes lavables. Apparemment la moon cup te satisfait plus! Oui oui un petit billet pour se filer des conseils y tou!
Sinon pour les jeunes filles c’est quand même un peu complexe non ? J’en discutais avec ma cops Marion : il vaut mieux connaître un peu son corps.
Bref, en d’autres temps, à d’autres tempos, en d’autres lieux…
Sinon j’ai oublié Moriarty dans la liste.
Bonnes vacances musicales
Bon ok, il faudra un chtit billet alors :)
Ah, Moriarty, j’ai déjà entendu ça. Belles vacances à toi aussi ;)
et je viens de voir une erreur : c’est Gillian WELCH (ha! moi et ma dyslexie…)
Biblio-Billet édité pour cause de trésor trouvé, en forme de lien secret pour tisanières émerveillées. :)
(Limite horrible dans la série je-voudrais-bien-la-moitié-des-références… ^_^)
Hey, en parlant d’horrible dans le même esprit, tes citations by Lieutaghi sont *tentantes en diable* ! (fallait que ce soit dit, vu que Babelio n’est point propice aux bavardages)
Ze me le note, du coup. Vu comme les vitrines de librairies sont une vraie foire à la tentation en c’moment, Année de la forêt oblige, une prochaine razzia livresque va s’ensuivre, c’est couru. (Je compte déjà me choper l’un ou l’autre book by Hallé, étant encore en train de planer extatiquement au-dessus de la canopée après avoir lu un superbe article de sa plume ! :))
(Et je garde bien précieusement la clé du nouveau coffre aux trésors, thanx pour la piste !)
Oui, hein ? :)))
Ce Lieutaghi est un magicien, même en n’y connaissant que pouic en plantes & arbres, et en ne s’y intéressant que moyennement, le monsieur écrit si bien qu’on peut le lire juste pour le plaisir littéraire… Et un bon esprit, avec ça, qui ressort bien dans les citations tentantes, ouaip. ;)
Là je navigue entre les deux gros morceaux chez Actes Sud, “le livre des bonnes herbes” et “Le livre des arbres”, le premier semble le plus utile dans l’immédiat pour un usage médicinal, mais les deux sont passionnants. “la plante compagne” est un peu moins didactique je pense, j’attends de le voir.
Sinon il y a Jean-Marie Pelt qui a sorti une tripotée de livres sur la nature, les plantes, les animaux, l’écologie… Et bien sûr Francis Hallé avec ses bouquins qui paraissent assez indispensables dans le paysage ! “Eloge de la plante”, il est en poche, très dense mais très abordable. Le “Plaidoyer pour l’arbre” est dense aussi mais c’est un gros format, et il est plus centré sur les arbres tropicaux – passionnant de même. Il en a fait un autre du style “Eloge de la plante”, je l’ai par là mais je ne sais plus le titre !
Enfin bon, bons craquages livresques miss ! ;)
(oui je vois bien d’ici les vitrines pleines à craquer de références pas possibles, grande est la tentation du printemps ^_^)
(Clair, Babelio est fait pour tout sauf pour discuter ! Ce que c’est agaçant parfois, et comme on disait, leur fofo ne se prête pas bien à poursuivre une éventuelle discussion autour d’une critique, d’une citaton, d’une référence… Rha. Heureusement il reste des buvettes clandestines où l’on cause autant qu’on veut :D)
Toujours dans l’immense saladier fleuri que constitue cette “Bibliographie affective”, j’ai rajouté dans ma Lettre au Père P. un autre Lieutaghi “La plante compagne” ainsi qu’une référence citée de nombreuses fois, un ouvrage de 1850 signé Cazin, ce dernier étant pointé un peu partout comme un grand chercheur et spécialiste des plantes. :)
Autant il n’est pas évident de naviguer dans ce site, autant il y a un nombre de livres impressionnant, et on peut se baser sur le nombre d’avis pour capter un peu les plus populaires, parmi lesquels je note dans mes tablettes d’argile :
Evans Schultes Richard, Albert Hofmann, Les plantes des dieux : les plantes hallucinogènes, botanique, et ethnologie, Berger-Levrault, 1981 (trad. de Plants of the gods)
(=> celui-ci je l’ai et j’ai juste oublié de le citer, étant donné que ce n’était pas le sujet principal de ma recherche ^^’ … Il faut avouer que le nombre de plantes passées en revue est délirant, il y a vraiment de tout, pour tous les continents et tous les états… d’esprit !)
Ducerf Gérard, Les plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : guide de diagnostic des sols, édition Promonature, Volume 1, 2003, [réédité en 2005 dans un plus grand format], Volume 2, 2008.
=> Celui-ci ne me ferait pas de mal. Pas encore franchement de temps pour étudier ça de près, mais je note je note…
Coste Hyppolite, Flore descriptive et illustrée de la France, tome 1,2 et 3, Librairie Armand Blanchard, 1937 [réédité avec suppléments par Ed. Albert Blanchard, 1998 ; réimprimé par l’éditeur Eyrolles en 2007 - ouvrage également disponible sous forme numérisée http://www.tela-botanica.org/page:flore_de_coste ]
=> Un gros morceau ! Je garde pour l’heure la référence numérique, au cas où.
Petit rajout en extension, suite à un mot très motivant de Clémence, pour deux choses :
Une, il faudrait bien rajouter en tête de liste, même si le sujet en est plus large, un guide que j’ai découvert (via une de mes bonnes fées) il y a peu et qui est vraiment bien construit et à la portée des néophytes comme vous et moi : “Le guide du jardin bio” aux éditions Terre Vivante. Pas orienté plantes médicinales en particulier, mais on y trouve tous les conseils de base pour le jardin, sous toutes ses formes et à toutes saisons.
Deux, j’ai enfin reçu le “Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France” de Fournier et c’est une énorme mine ! Il peut sembler un peu cher mais au vu de ses 1600 pages bien tassées, il les vaut largement (je ne sais plus, 45 E peut-être) et je crois bien qu’il n’y aura pas assez d’une vie pour en assimiler une partie conséquente… Contente de l’arrivée donc :)
Ajout tardif pour deux splendeurs incontournables : Phantastica de Louis Lewin, et “Nos Grands-mères savaient” de Jean Palaiseul. Amicalement,
Bonjour,
merci de ces deux rfrences, je ne les connaissais pas, je regarderai donc a :) J’ai aussi enlev par mgarde une rfrence apparemment absolue en phyto, le gros ouvrage de Ren Cazin, qui date mais qui semble tre un pilier dans toutes les biblios d’herboristes confirms, et que j’ai par erreur enlev de ma wishlist (note pour moi-mme, penser l’y remettre !).
René (Cassin), c’est la Déclaration des Droits de l’Homme de 1948 ( qui est aussi un pilier ;-D )
François-Joseph Cazin, donc, pour le Traité pratique et raisonné des plantes médicinales indigènes.
Rien ne remplace le papier mais en attendant,on peut télécharger la version pdf ici.
http://www.archive.org/details/traitpratiquee1868cazi
(Cliquer droit sur pdf en colonne de gauche, Enregistrer sous, etc.)
Il y a également ce superbe travail de Carmélia Opsomer (médiéviste belge), L’art de vivre en santé. Images et recettes du Moyen Âge. Le « Tacuinum Sanitatis ».
On a l’option de tirer la langue en en lisant le descriptif ici :
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/pharm_0035-2349_1992_num_80_295_3669_t1_0500_0000_4
Pour acquisition, bonne chance aux amateurs : j’ai planté mes guetteurs sur ebay.be et autres et j’attends (id. pour “les 4 flores de France” de Fournier)
Tiens, personne n’a évoqué Matéo Orfila ni Charles Flandin ?
(Ben flûte ma réponse par mail n’est pas passée apparemment. Je recommence donc)
Merci pour la précision, donc ! J’ai remis en wishlist le Cazin que j’avais effacé – et je suis bien contente que mon inconscient fasse des confusions si classe ^_^ (un peu moins contente peut-être de mon état d’épuisement qui me fait mal recopier mes propres notes, mais ça c’est autre chose).
Merci également pour les liens, je regarderai en particulier le pdf, ayant craqué pour beaucoup de livres plantureux, mon budget livresque a réduit à la cuisson.
Concernant Matéo Orfila et Charles Flandin, je ne les connais pas, peut-être que d’autres lectrices/teurs de Clef pourront en dire plus. Il faut dire que personne n’est herboriste ici, et que ma petite liste est complètement amateur. Mais les nouvelles références sont bien sûr toujours bienvenues :)
Oups. Pardon. je répare :-) Je ne suis pas herboriste non plus (c’est l’intérêt de lire, apprécier et contribuer à ce type de billet : le plaisir de partager une passion).
A un tournant de mes ballades, entre molène et milepertuis, je me suis forcément trouvé face à des plantes qui me laissaient perplexe, genre nénuphar jaune, orpin, dauphinelle ou stramoine… L’intérêt vers ce que les hommes ont su tirer des plantes en quelques millénaires, au delà de l’aromatique et du médicinal m’amenait sur deux autres voies : le stupéfiant, et le toxique, l’un et l’autre ayant eu grande part dans l’histoire.
Côté livresque, le stupéfiant démarrait évidemment avec “Phantastica” du Dr Louis Lewin, et le toxique à travers la médecine légale avec les travaux du Dr Orfila sur la toxicologie végétale (http://www.medarus.org/Medecins/MedecinsTextes/orfila.html ), et le traité des poisons de Flandin (tome 2), ou le Manuel médico-légal de Montmahou, assez sympas.
et voilà.
Ha, si : l’intérêt des plantes toxiques (à part le survivalisme :-D) ? Ben, la prise de conscience véritable de la mesure des choses et de leur diversité d’une part, et la toxicologie vétérinaire d’autre part.
Et j’en profite pour faire de la pub à l’excellente base de données du site Vegetox créé il y a déjà 7 ans par Antoine Casteignau : un travail vraiment sensationnel digne d’une reconnaissance collégiale.
Voyez vous-même :
http://www.vegetox.envt.fr
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(Je suis très en retard et je reviens à la ligne ^_^)
Pas de souci, je ne l’avais pas mal pris :)
OK, je vois mieux ce dont tu parles, sujets passionnants, effectivement. Merci à nouveau pour les références sur la toxicologie, j’en manque cruellement ! Pour les stupéfiants, je regarderais avec intérêt ce Phantastica. Je suis bien d’accord sur les intérêts de la toxicologie, je trouve que tout est intéressant, et (on s’en plaint gentiment ici, régulièrement) il faudrait bien plusieurs vies pour explorer tous ces domaines du savoir qui ont l’air infinis…
Et je ne connaissais absolument pas Vegetox, décidément merci :)
Et cela me fait penser que j’ai totalement oublié de parler du livre “Des plantes et des Dieux”, d’Albert Hofmann et Richard Evans Schultes, une grosse somme sur les plantes hallucinogènes de par le monde (une petite centaine), et un mix entre chimie, biologie, mythologie et utilisations traditionnelles. Il est vraiment chouette :)
Bien bien, après mon trop-chouette stage herboriste, quelques nouvelles références à cocher pour plus tard, en oubliant que j’avais décidé de ralentir sur les bouquins ^^” :
- La Flore de France, de Coste, en 3 volumes, dont j’ai déjà parlé en commentaire, est confirmée pour être une référence. Dessins en N&B mais visiblement irremplaçable pour l’exhaustivité.
- idem pour LE Cazin, l’énorme pavé XIXe plein de tout ce qu’il faut, et même beaucoup plus.
A la limite, je regrette presque de m’être payé le gros dico de P.V. Fournier, qui (comme le dit Lieutaghi, d’ailleurs, dans sa biblio des Bonnes Herbes) est certes extrêmement érudit, mais trop, et peu hiérarchisé donc peu pertinent pour une utilisation pratique. Plus pour la culture générale et l’histoire des plantes, en fait.
(Toujours envie de ‘la plante compagne’ du même Lieutaghi, au passage… et envie de creuser ces histoires de paléobotanique, et tout, enfin tout ce qui peut se rapprocher du végétal et s’éloigner de la psychiatrie, pour être franche ;) )
Deux-trois choses conseillées par notre Maître ès médicinales :
- L’aromathérapie exactement, de Dominique Baudou. ‘Le plus complet’, dixit, se présente comme un gros bouquin de travail, bien scientifique, sur les huiles essentielles. Ce ne serait pas du luxe, parce que c’est quasi un terrain vierge pour moi et qu’elles constituent des médications très concentrées et à utiliser avec précision.
- Les deux Lieutaghi, donc (Le livre des bonnes herbes + Le livre des arbres, arbustes et arbrisseaux), bien adaptés aux débutants, et à mon humble avis, à lire ne serait-ce que pour la qualité littéraire et poétique de l’ensemble du texte.
- Les plantes sauvages, de Thierry Thévenin. Je ne l’ai pas encore pris, mais bien engageant, précis, belles illus.
- La gemmothérapie, de Philippe Andriane. Ah, voilà un autre domaine que je voudrais bien creuser : les bourgeons. Voie prometteuse et des plus intéressantes ; cet ouvrage-ci paraît accessible et plutôt complet.
Et alors, la petite surprise du moment, le Vidal que je n’aimais pas trop a en fait son petit succès. Comme quoi ^_^
Avec tout ça, j’ai déniché quelques très vieux livres, sur la botanique, la culture des fleurs, qui fleurent bon l’ancien temps, et j’aimerais prendre un bouquin botanique pour bosser un peu.
Il me semble vraiment que je pistais “La botanique redécouverte” d’Aline Raynal-Roques, il a l’air tout beau en plus, mais je n’en suis plus sûre. Je me garde quand même la réf sous le coude.
Voilà voilà, plein de petits voeux à souffler au Père Pétuel :)
(Dans la série ‘on se couchera moins bête’, grâce à toi je découvre que la gemmothérapie n’a strictement rien à voir avec les pierres précieuses, c’est traître l’étymologie :D (et c’est joliment poétique cette origine commune !))
(Et le Lieutaghi sur les arbres n’en finit pas de me faire fichtrement envie, m’a l’air parfait pour une néophyte dans mon genre :)))
(Je passe comme le vent, belle journée miss !)
Oui j’ai mis un moment, moi aussi, à ne plus prendre la gemmothérapie pour la science de la thérapie par les pierres (lithothérapie je crois) !
Vraiment fabuleuse, cette histoire de bourgeons. Toutes les promesses et tous les principes actifs des parties futures lovées dedans, pas encore abîmées ou dénaturées… :)
+1 pour Lieutaghi, il est gros mais ne fait pas peur, plutôt un bon gros livre costaud, chaleureux, et au final très fin, si je puis dire. Bon, pas de plantes exotiques, ginseng, gingembre, eucalyptus, etc. Mais certaines sont peut-être dans le Livre des arbres, à la réflexion !
Belle journée à toi aussi ! Je passerai dès que possible sur un certain billet cinématique qui m’a l’air de toute beauté ;)
Et je réalise aussi autre chose, sans avoir vérifié (pô bien), je crois bien que le terme ‘gemme’ a une origine alchimique. En tout cas, traditionnellement les gemmes correspondaient à des traitements solides, comme l’argile, les sels, les bézoards (de gros calculs digestifs de chevaux qui finissaient montés en bijoux dans les trésors royaux, beuark :D). Possible que certaines pierres y aient été incluses, si je puis dire, alors. J’irai wikipédier un peu pour voir ça ;)
Ah, ça, je ne sais pas, c’est fort probable que l’alchimie ait eu à voir là-dedans, ça c’est clair ! mais dans quelle mesure, je ne sais… En tout cas, pour le coup j’ai bien flashé sur le rapprochement lié à l’étymologie latine, telle que soufflée par le wiktionary justement :
“Gemma :
1/ Bourgeon
2/ Gemme
Etymologie : Apparenté au grec ancien γέμω, gémô (« être plein »), au latin gumia (« gourmand, pique-assiette »).
Bien que les Anciens pensaient que l’étymon signifiât « gemme » et le sens de « bourgeon » lui était dérivé par analogie, il semble que ce soit l’inverse : le mot dérive du radical indo-européen commun *ĝembh (« dent, mordre ») qui donne, au sens propre, γόμφος, gómphos en grec ancien ou zub (« dent ») en tchèque. Certaines langues indo-européennes dont le latin et le lituanien (žémbu) ont développé une métaphore « dent de la plante », pour décrire les petits bourgeons pointus qui poussent et « pousser des dents » pour germer : žémbėti en lituanien, gemmo en latin.
Pour le sens de « pierre précieuse », on peut imaginer une croyance selon laquelle la Terre, être vivant, pouvait, elle aussi pousser des bourgeons (→ voir vena, « veine de la Terre, du marbre », « filon »). ”
(bon après je n’ai pas eu le courage d’exhumer mon précieux Gaffiot-dico de la pile où il roupille pour vérifier / approfondir, mais décidément j’aime bien ce crossover linguistique du végétal au minéral ^_^)
Waaah, merci pour ce filon étymologique ! :)
Oui ça fait partie du plaisir, de chercher les racines, clair ;)
(bon je vais aller me brosser les zub, sur ce :D)
Ah, et ne pas oublier de faire un peu de pub pour un achat livresque qui joint l’utile à l’agréable :
Plantes médicinales de Mauritanie, Michel Thouzery, association Plantes et Nomades. (on peut commander via le blog de l’association, colonne de droite).
Un gros travail, pionnier, sur la flore médicinale du désert mauritanien (80 plantes tout de même), utilisations, principes, de très belles planches. Et une façon de participer au développement de la filière herboristerie en Mauritanie, ce qui permet aux nomades de se soigner de façon autonome et quasi sans budget. Le livre est d’ailleurs vendu 3 euros là-bas, pour être accessible aux soignants, et une traduction en arabe est en projet.
En France il vaut 32 euros ce qui sert au fonctionnement de l’association, qui est par ailleurs sans subventions. Ce beau projet, aux accents à la Monod, est à soutenir et à encourager, donc ne pas hésiter à participer, que ce soit pour les amoureux de la botanique, les bibliothècaires, les universités etc. C’est tout frais de 2010. Et c’est vraiment un beau boulot, en plus :)
C’est par ici :
http://plantesetnomades.wordpress.com/2010/11/03/souscription-pour-le-livre-plantes-medicinales-de-mauritanie/
Mise à jour du billet avec les livres à télécharger chez Tela Botanica.
Et rappel, pour ceux qui parviennent en fin fond de page, pour la Flore de Marjorie Blamey : alors certes, elle est très complète et les dessins, en couleurs, sont splendides et très précis, mais je viens de réaliser que les nomenclatures ont déjà changé depuis – c’est un peu le souci avec la botanique, les classifications et noms de famille bougent tout le temps, un peu pénible, ça.
Voilà, suite de l’obsession verte très vite ^_^