Violent. Dérangeant. Saignant. Ecoeurant. Mais surtout Réel. Multiprimé et nominé aux Oscars, EARTHLINGS est le documentaire le plus exhaustif et le plus cinglant sur la relation moderne de l’homme à l’animal. Relation ou plutôt asservissement pour godasses, torture pour assiette, meurtre de masse pour masses meurtrières.

Exagéré ? Non, en dessous, toujours en dessous de la réalité qui nous est ici montrée, de façon claire et sans équivoque. Le docu est découpé (sans anesthésie) en cinq parties qui font le tour de la question, et qui nous remettent salement en question.
Pets. Food. Clothes. Entertainment. Science. Tout y passe, on n’en savait pas la moitié, on n’osait s’avouer l’autre, en mordant dans son hamburger plein de merde (cf. la fiction « so real » Fast Food Nation).

La vérité c’est que ces êtres vivants, aussi vivants que nous, aussi Terriens que nous, aussi sensibles que nous, nommés animaux, sont massacrés à grande échelle pour un plaisir inutile (les protéines animales, le viril beauf-à-boeuf du steack Charal, les sacs, les crèmes anti-vieux, tout ça). Plus de 60 milliards d’animaux par an.
Plus de 60 milliards d’animaux par an.
Rien qu’un milliard par en France. (source : le nécessaire « Bidoche » dévoré aussi durant cet éprouvant WE de prise de conscience…)

Je ne peux reprendre ici les centaines de données, chiffres, constats accablants, barbaries mondialisées et volontairement ignorées (« ah non ne nous coupez pas l’appétit, on ne veut pas savoir« , disent-ils, disions-nous avant-hier). Ni chiffrer le sentiment d’horreur pure à la vue de ces images dures, impossibles, intolérables. Dire qu’on a tremblé, pleuré, crié, et que le visionnage, assez traumatisant, est vraiment à déconseiller aux âmes sensibles et aux enfants.

(Au fait… Voyeur ? Assurément. Si l’on pense que voir cela va nous faire souffrir (la réponse est oui), que penser de la souffrance indicible des bêtes sans parole ?)

On se tâtait depuis quelques temps, autour de la consommation de viande, tout ça, un coup de fil soeurternel « je crois que je suis végétarienne… », un bouquin (Bidoche donc, les mêmes infos sans les images pour cette enquête extrêmement poussée — une interview de l’auteur, Fabrice Nicolino, est écoutable sur Terre à Terre ci-contre), des insomnies parsemées de cauchemars concentrationnaires, et puis un documentaire de plus, de trop, et voilà.

On décide de sauter le pas, juste là maintenant, juste pour voir comment on va faire, juste parce qu’on a envie d’essayer ça ensemble, juste parce nous sommes hantés par des choses inoubliables, et qu’on ne veut plus participer à ce génocide.
On ne sait pas si on va y arriver, mais une chose est sûre, on n’a pas l’impression de changer de camp, comme on change de pièce, mais plutôt que quelqu’un a allumé la lumière dans la pièce. La pièce-Planète où nous résidons tous.

L’intégralité de EARTHLINGS est disponible ici, avec sous-titres en français :

EARTHLINGS – TERRIENS

Et le site officiel :

Earthlings – Make the connection

Toute ma gratitude à celles et ceux qui pourront regarder jusqu’au bout, et tout mon respect aux autres, à tous ceux qui, de quelque façon que ce soit, ont envie de savoir, et d’assumer ce qu’ils avalent.

Fin avec ce mot de Lamartine, décidément essentiel : « on n’a pas deux coeurs, un pour les hommes, un pour les animaux. On a un coeur, ou pas du tout. »

Bon, la soupe miso-tofu attend avec courge au miel (cramée, la courge, car je tapais ce billet ^^) !

Next épisode : tous les super liens VG envoyés par ma sister, très très vite :)

Publicités