En pleine rechute silholienne, je googlise au hasard et tombe sur cet extrait about Frontier, tiré d’un essai sur le conte (pas lu), qui je pense contient une belle erreur, et un superbe contresens. Que je soumets à la lampe des avis Vertigineux :

« Enfin, la fratrie touche également les sexes opposés. Dans « Runaway Train », deux descendants de parents différents soudent leur effort pour rester unis. Gift et Need, un changeling et sa soeur adoptive, se dirigent contre vents et marées vers l’ouest, vers Frontier. Contrairement aux parents humains qui se disposaient à abandonner Gift dans un orphelinat – clin d’oeil donc, de l’auteur aux problématiques actuelles des enfants fugueurs, ou des enfants abandonnés qui explique que « les vieilles légendes ont resurgi » – les Fay du royaume de Frontier sont prêts à accepter la différence : « tu n’es pas une humaine. Tu es sa soeur. Pour nous c’est tout ce que tu es, et ça nous suffira ». Et Gift de conclure, « ce qui fait de nous des frères, ce n’est ni le sang versé, ni le sang partagé. C’est l’amour ». L’enfant-cadeau a enfin reconnu, le besoin de Need. Dans « La loi du flocon, l’union avec sa soeur disparue est tellement forte que, face au courroux de la Femme des Neiges, le poète Seppen se fera protéger par le fantôme de cette même soeur jumelle. Une soeur, sous les traits de laquelle, il rencontrera son âme jumelle, son double, sa « Kamen » : « nous sommes », dira-t-il, « une partie l’un de l’autre. Deux moitiés d’âmes… ». Thématique du double juméllaire, du sosie fantastique qui débouche sur le mythe parfait de l’androgyne. Peut-on décrire au mieux, la complétude des rapports fraternels ? (…)

Je n’ajoute pas les notes ni la suite (et je suis bien frustrée de ne pouvoir lire la page suivante !), le lien originel est ici :

Google books – D’un conte à l’autre, d’une génération à l’autre – Catherine d’Humières dir. – p.268

*

EDIT DE DEUX ANS PLUS TARD : suite à une récrimination un peu perplexifiante (voir les comm’), et histoire d’éviter les confusions, l’analyse ci-pointée est de Mercedes Montoro Laraque, et Catherine d’Humières a dirigé l’ouvrage, mais se dit non responsable du contenu de cet article-là (au moins, je ne sais pas pour le reste). Voir avec les intéressées pour plus de précisions, et/ou plus bas pour en discuter… Je stoppe là l’Edit et je reprends le fil.
Et, une fois de plus, Hel’ a raison en reprenant une antienne érodée en ces lieux : de temps en temps, faut cliquer, aussi ;)

Et encore après… EDIT du 03 02 2012 : comme demandé (et comme vous comprendrez – ou pas – à la lecture des commentaires ci-dessous), j’enlève donc le tag ‘Catherine d’Humières’ à ce billet, afin que l’on ne puisse plus remonter jusqu’à la responsable éditoriale en parlant de ce billet, de cet article, de ce livre, etc. Et autant pour les positions qui resteront vacantes, et les questions, béantes.
Comprenne qui pourra !

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Bon ! Outre les virgules étrangement placées, et le fond de l’affaire qui est interprété à l’envers -à mon sens, voici les éléments qui ont fait un gros BIP dans ma ptite tête :

=> parents différents ? N’est-ce pas une confusion avec l’histoire de Blue et Zelda/Lilly ?

=> sur « les fay qui sont prêts à accepter la différence », euh… l’auteure du chapitre l’a-t-elle vraiment vu de façon aussi simpliste ? Réductrice ?

=>et *surtout* : ce n’est pas Gift qui dit cette phrase mythique, c’est Rain !! Arg. Ce qui change totalement l’interprétation qui suit ; no comment sur ça, d’ailleurs. (si je pouvais lever mes virtuels yeux au ciel…)
(De plus, il faut pas être nouille quand même, étant donné que Gift n’a pas lâché un mot de tout le récit, et que ses premiers mots rocailleux sont pour sa sœur, et certainement pas une belle grande phrase comme celle-ci. ça me paraît complètement incohérent. Et il manque la fin de la citation…)

=> concernant « La loi du flocon« , je sens l’enfumage aussi mais il faut que je le relise, cela fait longtemps…

Et donc the questions are :

Auriez-vous par hasard eu connaissance de ce bouquin ?
Que penser de ces visibles bourdes ?

Et s’ensuit : c’est moi ou… il se trouve, s’il faut, il se trouve toute une tripotée de gentils lecteurs qui sont effectivement fans de LS (en l’occurence) mais qui ne comprennent pas vraiment ce qu’ils lisent ? Ou bien, possiblement bien sûr, ce serait ma lecture qui serait à l’ouest ?
(question subsidiaire : êtes-vous autant en manque que moi ? ^^)

Ah ! Voilà qui m’a écorché l’œil, tiens. La référence au livre que j’ai pu trouver est, mais j’avoue que je traîne un peu la patte pour me ruer dessus, fut-ce pour la curiosité de lire la suite…
En continuant de fouiller, il est aussi question, un peu, de Frontier, avec une interprétation sensiblement plus juste, dans ce volumineux article sur la fantasy urbaine (milieu de page, faut scroller).
Et enfin, rions un peu, pas méchamment mais un peu tristement en revanche, avec cette mini-chronique de la Sève, un livre « pas toujours facile à comprendre », et farcie en peu de lignes d’étymologies ahem.

Concluons… Ce n’est pas l’introduction, dans cette Clef de Fa, que j’aurais souhaitée pour aborder et parler un peu de l’oeuvre de Léa Silhol, mais c’est celle qui se présente. Et il y a des jours, il faut que j’en parle. Dont acte.
Une note joyeuse, la (re)chute du moment, où je bascule avec délices :

Ai avalé Musiques de la Frontière en deux soirs, la semaine passée.
Ai enchaîné sur Conversations avec la Mort, fini en pleine nuit insomniaque. (Et… que ce recueil me touche, et d’une façon si particulière).
Suis dans les premières pages liquides de la Tisseuse.
Ai au passage prêté sa première version (Contes de la Tisseuse, chez Nesti), fait une énième fois des incursions en Ghost et au Palazzio Bianco, listé les quelques nouvelles encore manquantes, réfléchi au prochain refuge pyrénéen où laisser un Oxy-book, et entraîné à user nos yeux sur les google-earth et autres cartes de parcs nationaux, à la recherche de vous savez quoi, en la douce compagnie d’une certaine Deedlot.
Et ça fait du bien :)

(Et… avant le 5, I know ^^)

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