Nom bien connu des militants mais un peu moins du grand public, Salah Hamouri est un jeune franco-palestinien né à Jérusalem, en train de ‘fêter’ ses 25 ans dans la prison israélienne de Gilboa, incarcéré -à nouveau- pour ‘complot et appartenance à un groupe’ auquel il n’a jamais appartenu. Innocent, quoi.
Nouvelles de la geôle et flammes de résistance sur le blog Mémoires d’un vieux con :

RENCONTRE AVEC SALAH HAMOURI
– par Jacques-Marie Bourget

Biographie, informations et comité de soutien sur le site salah-hamouri.fr.
On peut aussi signer chez EuroPalestine la Pétition pour libérer Salah Hamouri, page qui contient d’ailleurs un modèle de lettre et de nombreux liens.

Extrait :

(…) C’est contre cette situation qu’ils sont en grève et les familles solidairement. Et ils entendent continuer, sous d’autres formes encore, malgré toutes les menaces qui pèsent sur eux. Une grève de la faim est envisagée.

Il parle des « malades et des enfants emprisonnés ». Il y a environ 300 à 350 enfants emprisonnés. Ils sont traités comme des adultes. Rien de particulier pour eux dans ce « monde » spécial. Ils sont perdus. Ils ne comprennent rien. L’un d’entre eux vient d’être libéré. « Il avait 12 ans et il était en prison depuis l’âge de 9 ans. Comment est-ce possible ? » Il demande : « Est-ce qu’au moins l’UNICEF est informée de cette situation et fait quelque chose ? » Je ne sais que répondre… (…)

Et ici, la traduction sur le blog Des bassines et du zèle d’un article en anglais sur ‘les femmes et les mineurs palestiniens détenus dans les prisons d’Israël’. Evidemment, la lecture n’en est pas facile (la réalité non plus).
Les chiffres avancés ici, ainsi que dans la rencontre avec Salah Hamouri, font état d’environ 8000 prisonniers palestiniens, ou 8500. (J’avais noté 10 000 mais c’était en 2008 lors de la rencontre avec l’association de défense des prisonniers).
C’est là :

FEMMES ET ENFANTS DE PALESTINE DERRIERE LES BARREAUX EN ISRAEL

Encore un extrait :

D’après « Défense Internationale des Enfants/ section de la Palestine »:
90 jours
: c’est le délai légal pour un détenu palestinien, y compris un enfant, pendant lequel on peut lui refuser de voir un avocat et où il peut être détenu en cellule d’isolement (ordre militaire 378);
20 ans:
c’est la peine maximale qui peut être infligée à un Palestinien, y compris un enfant, pour avoir lancé des pierres (ordre militaire 378);
188 jours:
c’est la durée de temps où un détenu palestinien, y compris un enfant, peut être placé en détention sans chef d’accusation (ordre militaire 378);
2 ans
: c’est la période de temps où un détenu palestinien, y compris un enfant, peut être détenu entre son inculpation et son procès.

PS. Je ne désespère pas de pouvoir donner ici le lien vers mon carnet-de-voyage même si ce dernier date de 2008, c’est ‘presque’ achevé :)

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