…Entières, vivantes et bien affûtées.

Je commence ce billet taureau-friendly par une excellente nouvelle : l’interdiction de la corrida en Catalogne (article AFP – clic clic).
Que ce soit -il semblerait selon certains- pour des raisons politiques régionalistes ou pour la vie animale, le résultat est là et il fait franchement plaisir, surtout que l’exemple vient d’Espagne.

Donc c’est possible, donc oui les avancées existent, donc non la violence n’est pas une fatalité indévissable. (Je suis en train de bouquiner « l’âge de l’empathie », cela fait bien écho).

Dans les vagues du surf webesque sur cette belle news, je découvre et partage le site des Vétérinaires anti-corrida (des gens très bien, donc), d’où vient la présente image, et qui pose leur position, avec du contenu, de bons liens et tout – vetos qui sont contents comme tout, pour une fois ça me fait re-plaisir de linker vers ce bouchon de champagne ! :)

J’en profite pour replacer le lien de l’Alliance anti-corrida ainsi que placer celui de la FLAC (Fédération des Luttes pour l’Abolition de la Corrida) – FLAC où l’on trouve une belle carte de France avec des départements verts ou rouges – autorisant ou interdisant la corrida ; quand même marrant que la loi française ne soit pas la même sur tout le territoire…
Avec un étrange petit réconfort un peu triste : j’y découvre (clic ici : zones tauromachiques) que l’Ariège est une enclave verte au milieu d’une grande banderille écarlate…

Comme il faut faire un petit effort pour éviter les images sanguinolentes, nécessaires mais de plus en plus difficiles à supporter pour moi, je vous ai donc mis ce dessin que j’aime beaucoup, par Chano.

Les sondages… J’en ai croisé plusieurs ici et là (notamment un truc complètement fantaisiste, où on peut voter tant qu’on veut, sur une page du Midi Libre où ça s’étripe vaillamment dans les commentaires – que je vous épargne, ciels…).
La page Wikipédia « Critique de la corrida » évoque un sondage de BFM-tv du 27 juillet 2010 où 85% des français seraient favorables à l’interdiction de la corrida (pinaise, quand même, c’est bien mieux engagé que ce que je pensais), mais je ne retrouve pas la source sur le site de BFM.
Par ailleurs, cette page résume bien les principaux arguments contre la torture animale. Ce qui m’a aussi permis de découvrir, décidément, entre sédations et tuberculose, la pratique de l’afeitado qui consiste à couper les cornes – officiellement seulement la partie non innervée, mais en fait. Bon. Réminiscences des souffrances d’abattoir, et de divers cauchemars.

Mais, les sondages donc, il y en a un sur l’opinion des Gardois, sur Alliance anti-corrida justement, où l’attachement massif à cette pratique est réduit à sa réelle place de légende marketée…
71% des Gardois ‘affirment ne pas être attachés à la tauromachie’ et 61% se prononcent ‘contre les subventions allouées aux corridas’, entre autres. Oui, parce qu’en plus, il y a des histoires de sous là-dessous, de médias complaisants, etc, et que nos-sous-à-nous financent ce truc atroce (découverte beurkoïde n°3).
Et cette page de 30 millions d’amis, qui se positionne clairement contre la corrida, fait état d’un sondage national où 83% des français y sont opposés ou défavorables (leur intitulé n’est pas très clair, mais c’est l’idée).

Enfin, pour les lecteurs et les courageux qui souhaitent aller plus loin, parmi les références croisées il y en a une qui m’a tapé du sabot dans l’oeil : Histoire de la corrida du XVIIIe au XXIe siècle, par Elisabeth Hardouin-Fugier, trouvé sur le site du CRAC (Comite Radicalement Anti-Corrida pour la protection de l’enfance).
Je n’ai, donc, pas eu le courage de commander le bouquin mais la présentation pdf (qui est là) me pousse vraiment à l’évoquer quand même. Notamment un extrait sur l’aspect érotisé de la souffrance, du combat ritualisé, bref une piste intéressante.
Extrait du laïus de présentation :

CHAPITRE IX- LA CORRIDA SE TRANSFORME, LA VIOLENCE SE PERPÉTUE.
Le chapitre IX est structuré autour de l´acquisition de cette illusion, parallèlement à l´instauration d´écoles taurines subventionnées par certaines municipalités et valorisées à la télévision publique.
Dans des livres pour enfants on prétend que les taureaux sentent à peine. L´auteur présente ces propos niant la douleur de l´animal en alternance avec l´atroce réalité des sévices et des souffrances.
Cette alternance suscite chez le lecteur une stupeur en crescendo mais aussi une réflexion étayée par des analyses accessibles de Nietzsche, René Girard ou Michel Foucault sur la violence.

Voilà, je rappelle l’existence, toujours, de la pétition pour ne pas inscrire la corrida au patrimoine mondial de l’Unesco, dont j’avais dit un mot dans ce billet (cliquer, signer, se lâcher ^_^).

Tchin tchin, et gardez vos cornes, les amis :)

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