Centième billet pour la Clef ! Tempêtes pétaradantes, passages de caps verts et roulis de rêves à lire, la météo de mon bateau-Clef n’est pas d’humeur à se calmer, il faut croire. Tant mieux, ou tant pis, ou tant qu’il faudra, dans un joyeux souk. :)

Matelots, venons-en au fait. Un vent mauvais souffle sur la blogosphère littéraire critiqueuse.
De méchantes habitudes, qui sont en fait en place, peut-être, depuis un bail, mais étant née de la dernière pluie (de feuilles), votre capitaine ci-présente ne s’en est aperçue que fort récemment. Consultant ma consoeur ès voyages livresques, via astrolabes luisants & compas tournoyants, nous nous penchâmes sur la cartographie de la situation à travers les petits et grands atlas virtuels où nous zonons de concert. Diantre quelle phrase. (Mais bon, c’est le 100ème, je sors les candélabres, le vin d’oranges et les passés simples).

Que vîmes-nous ainsi ployées sur nos parchemins pixellisés, assez marries mais surtout fort écoeurées de notre constat commun, eh bien, la chose suivante : les critiques de livres sur les blogs francophones amateurs sont – parfois – des gros vendus.
Ou des petits vendus, mais des vendus quand même.
Ou des pas vendus mais pas bien sérieux.
Ou des sérieux mais pas pertinents.
Ou bien trop nombreux par le chiffre et beaucoup trop similaires par le contenu.
Ou, ou… la liste pourrait être infinie, et nous pourrions, me direz-vous avec pertinence, commencer par nous-mêmes. Bref. De vastes différences de qualité, de quantité, d’expérience ou de tâtonnements, et de grandes divergences d’objectifs, de thèmes et de positionnements, il y aura toujours. Ce n’est pas le problème. Et je suis pour la blogodiversité.

Le problème, de taille, est la faim dévorante qu’ont certains professionnels de la profession, éditeurs et distributeurs (et parfois auteurs), pour cette manne offerte à tous que constitue un critique littéraire amateur, qui remplit son petit blog de chroniques personnelles, et qui fait ainsi, en bien comme en mal (la distinction semble tout à fait secondaire), tout plein de publicité pour les livres ainsi lus et critiqués.
Je m’aperçois ainsi, très naïvement, de l’existence des ‘collaborations’, le doux mot, avec les éditions Machin ou le distributeur Bidule (ou Hachure). Ainsi, un jeune blogueur comme une critiqueuse rodée reçoivent gratuitement tout un tas de livres, oh bien sûr, ils en font ce qu’ils veulent, mais soyons clairs : ils vont avoir du mal à ne pas y jeter au moins un œil, voire à les lire, voire à en faire une petite ou grande critique, sur différents supports. La spontanéité me direz-vous ? Le libre arbitre ? Le choix conscient et non influencé ? Ah ah. Ce sont les mêmes que, par exemple, la spontanéité que l’on peut avoir à déguster un Big Mac gracieusement offert par un gentil clown bariolé vantant votre talent de fin critique gastronome, le tout sous un énorme ‘M’ jaune.
« Vous êtes libres, bien sûr« . Bien sûr…

Alors. Ne voulant pas faire ou refaire ici le débat sur les applications neuropsychologiques dans le domaine du marketing et de la publicité (très en vogue, et parfaitement efficaces à voir comment fonctionnent, et combien engrangent, les hypermarchés réels ou virtuels), je passe sans plus tarder à l’abordage d’un frêle radeau un peu oublié, peut-être, un bout de bois flotté voguant entre les cargos, désamarré des grandes flottes, nommé L’indépendance. (Un super nom de bateau bien bateau, j’en conviens, mais cessez de me distraire).

Il ressort de multiples entretiens avec Hel, entre autres, que la récompense de la Liste du Bois Flotté ne peut être attribuée qu’aux blogs littéraires véritablement indépendants, c’est-à-dire répondant aux critères suivants.

(Balisage. Etant donné que je crée et invente de toutes pièces, et la Liste, et la récompense (un bout de radeau sans doute !), ce Prix est officiellement @LaClefdeFa. C’est mon jouet. Je le monte, je le prête, je le démonte si je veux, et je le décerne si des candidats se présentent. Bon, on n’en est pas là ! ;) )

§

LA LISTE DU BOIS FLOTTE
– LES BLOGS LITTERAIRES INDEPENDANTS –

 

UN – Aucun cadeau de service de presse tu ne recevras.
De quelque éditeur ou distributeur ou libraire que ce soit.

Ce qui entraîne : tu auras acheté avec tes petits sous tous les livres dont tu parles. (Ou tu te les seras fait offrir par un proche, mais en aucun cas par un professionnel).
Ce qui entraîne : tu choisiras seul-e les livres dont tu parles. Ton article ne sera pas là pour faire plaisir, pour ne pas avoir osé dire non, pour faire marcher ta petite entreprise (i.e. ton compteur de visites), pour te faire bien voir de l’auteur ou autre.

 

DEUX – Des flatteries tu te méfieras.
Des demandes d’amis, des possibilités d’inclusion dans des réseaux-plein-d’auteurs-trop-bien, des mails élogieux sur la pertinence et la finesse des critiques sur ton blog.

Ce qui entraîne : les sirènes de la grosse prod’ tu n’écouteras pas.
Et à l’inverse : de faire de la lèche tu éviteras. (ça se voit, c’est assez laid, et ça fait perdre des points crédibilité). Précision : la vilaine lèche et l’amour véritable tu ne confondras pas.
Ce qui entraîne : les véritables critiques de tes critiques tu rechercheras, les regards sans complaisance des potes, des maîtres, des apprentis (on est toujours quelque part sur cette ligne-là). La progression ne pourra venir que de ces critiques-là, les désintéressées, celles qui n’ont rien à vendre.

 

TROIS – Du vent de la mode tu te foutras.
Des gens du moment, des piles en devanture des librairies, des grosses actions commerciales. Toutes ces machines énormes n’ont pas besoin de toi pour engraisser.

Ce qui entraîne : *et surtout*, toi tu n’as pas besoin d’elles pour te régaler à lire ce que tu aimes réellement, et à en parler.
Ce qui entraîne : ta propre voie de lecture tu suivras. Tes thèmes de prédilection tu préciseras, tes découvertes incroyables tu partageras. Des secteurs pointus et improbables tu exploreras. Etc.

 

QUATRE – La qualité à la quantité tu préfèreras.
La quantité de critiques n’est pas rédhibitoire, mais la qualité prime.

Ce qui entraîne : des ouvrages que tu veux défendre comme ta vie, tu parleras en priorité. Et à commencer par ceux qui risquent le plus une mort prochaine et un oubli rapide. L’écopage contre l’oubli, tel sera ton credo. Et non le remplissage des fonds de cale, ou le commentaire systématique sur chacune de tes lectures.
Ce qui entraîne : de copier-coller les critiques des autres tu t’abstiendras. Ou même d’en repomper une partie. Ou même de les citer en omettant de citer *aussi* la source. Tu feras sonner ta voix propre, originale, qui aura toujours plus de valeur que n’importe quel recopiage.

 

CINQ – Les livres en entier tu liras.
Et sinon tu préciseras l’état d’avancement de ta lecture. Cela semble évident mais… Parler d’un ouvrage non encore lu n’est pas un problème en soi (je n’arrête pas de le faire, tant les vagues de mes listes-à-lire font de grosses flaques sur mon petit ponton), mais ne pas dire clairement qu’on attend de voir pour se forger une opinion propre, si.

Ce qui entraîne : les spoilers, à tout prix tu éviteras ! Divulguer le noeud de l’intrigue, les morts ou le secret terrible, c’est d’un goût affreux et cela gâche entièrement la lecture. In-ter-dit.
Ce qui entraîne : le Quatre, bientôt, découlera naturellement du Cinq.

 

SIX – Des livres que tu AIMES tu parleras.
De ceux qui ont changé ta vie, bouleversé ta vision des choses, de ceux qui t’ont emmené-e loin de tout et loin de toi-même.

Ce qui entraîne : de l’esprit de consommation culturelle tu t’éloigneras. D’ailleurs cette expression est détestable. Du pur divertissement qui ne change rien, ne bouge rien, ne touche à rien, tu te méfieras, et sainement tu te demanderas pourquoi diable l’on veut à ce point te coller le nez dans ces livres-là, te gaver comme une oie de ces produits-là, éteindre ta conscience et t’engraisser gentiment.
Je vais te le dire, pourquoi : pour prendre ton foie. Ton blog. Ta pub gratuite et autoproduite. Ta participation consentante au système qui te pompe tes sous, ta plume, ton temps et la liberté de ton regard.

Ce qui entraîne : des livres que tu n’AIMES PAS tu ne parleras pas. Ta vie est courte, d’autant plus qu’avec toute ta pile à lire ainsi que ta wishlist (liste à lire) qui s’agrandiront démesurément jusqu’à ta mort, eh oui, elle te paraîtra encore plus courte. Alors s’il te plaît, ne brûle pas ce si précieux temps à éreinter tous les livres que tu as trouvés moyens, nuls, communs, banals, sans intérêt particulier. Encore moins à gaspiller ta salive en pérorant sur la vie privée des auteurs, leur caractère, leur coupe de cheveux ou leur réseau (encore). Tout ça pendant que d’autres livres, des bien, des importants, des indispensables, crèvent à petit feu de ne pas être assez relayés par un système autocalmant et hétéro-agressif qui ne veut pas d’eux, pas de vous, pas de nous comme êtres libres (bref).
Concentre-toi sur ce que *toi* tu aimes *vraiment*.
Pas sur des critiques de commande ni sur des assassinats virtuels (et faciles). Et d’ailleurs, souviens-toi que si vraiment tu en veux à mort à un livre – pour ce qu’il est, ce qu’il dit, ce qu’il représente – souviens-toi que la mort la plus sûre c’est l’oubli.
Donc n’en parle pas. Du tout.
IL Y A DES LIVRES QUI CHANGENT LE MONDE, QUI CRÈVENT LES YEUX, QUI BRISENT LE CŒUR.
Parle de ceux-là. Il est temps.
Et ta voix compte. Plus que tu ne peux l’imaginer. Tu es un fil dans la tapisserie mondiale, et ce n’est pas à d’autres de décider de là où toi tu veux t’insérer dans sa trame.

 

SEPT – De l’illusion des ‘espaces privés’ tu te déferas.
Non, Facebook n’est pas privé, même si tu as configuré ton profil en ce sens. Ni Twitter, ni MySpace, ni Babelio, ni LibraryThing. Ni ta page perso.

Ce qui entraîne : de l’avalanche sans fin de publicités informelles et flyers en tout genre tu te protégeras. Une utile distinction entre ‘amis’ véritables et relations parfaitement intéressées, tu établiras. Et si tu es toi-même dans une position commerciale quelconque dans tout ce fatras réseautant (auteur, éditeur, libraire, distributeur, journaliste ou critique professionnel), de toute façon tu n’es pas concerné-e par la liste du Bois Flotté. Mais merci de préciser ta fonction quand même sur tes divers profils, c’est plus honnête et c’est plus classe.

Ce qui entraîne : de tes critiques et de tes choix de livres, ton image publique dépendra. Le mot d’ordre et de vigilance ici convoqué est : assumer. Tu n’auras pas honte de tes opinions, de ton engagement, de ta position spécifique. Tu n’auras pas peur de ne pas hurler avec les loups. Tu n’auras pas peur, en fait. Et s’il y a une polémique sur le livre dont tu parles ou le thème que tu abordes, tu te renseigneras sur le sujet, tu travailleras un mimimum ton argumentaire et tu préciseras ton opinion sur le sujet.
(Par exemple on peut parler d’un livre violent en étant non-violent, mais il est pertinent d’expliquer pourquoi on en parle, de clarifier sa position propre, pour ne pas risquer les contresens et les incompréhensions.)

 

HUIT – De la publicité sur ton blog tu ne mettras pas.
Pas de vente directe. Pas de logo Amazeng ou Fnop. Pas de partenariat avec des vendeurs. Pas de saletés de pubs qui n’ont rien à voir non plus.

Ce qui entraîne : desdits lieux de perdition commerciale, de t’éloigner tu essaieras. Tu te méfieras amplement de leur livrer tes données qui les intéressent tant, par exemple ta wishlist. Ton fichier personnel, ou ton petit carnet, avec appétit tu utiliseras. Le moins de données possibles tu leur lâcheras. Là est un enjeu crucial. Partager ces infos tu pourras, mais chez toi, pas chez eux.
Ne leur facilite pas la tâche.
Ce qui entraîne : les espions planqués sur les plateformes bibliophiles tu débusqueras. Non les petits éditeurs qui s’affichent comme tels, mais les autres, ceux qui te relaient un peu trop systématiquement. Ceux qui font péter les scores du nombre de critiques, des places sur le podium (dont tu te moqueras éperdument d’ailleurs), ceux qui rentabilisent leurs envois par service de presse – tu garderas à l’esprit que de tels SP sont *toujours* rentables puisque… ils existent.
Ce qui implique d’ailleurs : de l’alibi de payer un nom de domaine ou autre, tu n’useras pas. Ce n’est pas une excuse. Si tu as une connexion internet, un ordinateur et un compteur électrique, tu peux faire un blog gratuit et sans pub. Point.

 

NEUF – Les librairies indépendantes tu fréquenteras.
Le Neuf découle ainsi logiquement du Huit, et constitue le meilleur militantisme, le plus simple et le plus efficace, celui du quotidien.

Ce qui entraîne : tes commandes de livres, chez eux tu passeras. Amazeng, Virgan et Fnop sont bien assez riches, tranquillise-toi à ce sujet, et les conditions de travail (l’exploitation sociale) sont plus que problématiques dans le ventre de ces gros poissons. Mais au contraire des grosses chaînes, les petits libraires sont dans une situation plus précaire que jamais, la marge déjà infime sur le livre (au prix unique, comme tu le sais) ne suffit même plus à faire survivre une partie d’entre eux.
Toi, tu auras tout à gagner à acheter et/ou passer ta commande chez ton libraire indépendant.
Parce que tu ne paieras aucun frais de port, tu seras servi aussi vite dans la plupart des cas (et sinon tu te rabattras quelques jours sur ta monstrueuse pile en attente d’être lue, tu n’en mourras pas), tu sauveras un réseau, un vrai, d’une mort annoncée, s’il faut tu noueras un lien chaleureux autant que personnel avec ton libraire, qui a un avis sur les livres, si si, et au final tu auras sorti la tête de l’écran pour aller prendre un peu l’air. Que du bon.

Ce qui entraîne : avant de prendre un livre d’occasion, cinq minutes tu réfléchiras. S’il s’agit d’un auteur que tu veux réellement soutenir, si tu as le choix avec un livre neuf, si tu es dans une vraie lecture qui vaut bien le coup ou juste dans la collectionnite (entre drogué-e-s on se reconnaît), etc. Si l’auteur est décédé, le livre épuisé, ou tombé dans le domaine public, telle édition introuvable, ou particulière, (et, de façon hélas bien courante, si tu n’as pas les moyens), l’achat d’occasion se justifie. Mais sinon… Aïe, problème de cohérence.

 

DIX et DER – Par lire pour lire tu commenceras. :)

Ce qui veut dire : tu te méfieras de la pente glissante qui consiste  à se mettre à lire-pour-chroniquer, piège si fréquent, à force de critiques à faire, de délais à tenir. Tu risques de lire vite, mal, et de déjà  ne plus penser qu’à ce que tu vas écrire dans ton article, au milieu du bouquin, au lieu de le considérer d’abord pour ce qu’il est : un livre à lire. L’auteur l’a sans doute écrit pour qu’il soit lu avant tout (je passe sur les débats à ce propos), le fait qu’il soit critiqué, articlé, encensé ou dénoncé, a certes son importance mais passe après. Complètement. Un proverbe chinois dit que les cinquante pages du Tao Te King sont plus importantes que les cinq mille pages de commentaires du Tao Te King.
Ce qui entraîne : lâche la pression et fais-toi plaisir. Lis. Prends ton temps, ton précieux temps, consacre-le d’abord à la lecture, et s’il t’en reste, à son commentaire, oui, mais ensuite seulement. Et si tu en as envie.

 

LE NUMERO COMPLEMENTAIRE – Ta notion du partage, tu redécouvriras avec bonheur et sous un jour neuf. :)

Pourquoi préciser cela ?
Parce que la Liste du Bois Flotté n’est pas conçue pour décourager les nobles vocations de critiques littéraires en herbe. Bien au contraire. Elle est là justement pour aider, alerter, préciser un peu ces règles du jeu que nous, lecteurs libres de tout attachement commercial, pouvons décider de ne plus suivre. Les règles du système en place, leurs règles, leurs cadeaux intéressés, leurs captations de données et leurs gourmandises de blogs amateurs. Ne plus jouer le jeu des gros poissons, ne plus engraisser ces tueurs de littérature, déjà bien gras et bien omnipotents. Ne plus valider, avaliser ni pérenniser, leur système de vente complètement biaisé, ne plus jouer leur jeu faussé et truqué.

Mais cela ne signifie absolument pas ne plus partager, ne plus rêver, ne plus échanger nos fascinations littéraires, nos chasses au trésor, nos raisons de vivre.
Cela signifie NOUS REAPPOPPRIER CE PARTAGE. Partout où l’on peut, autant que l’on veut. Mais autonomes.
Ne plus être à la solde des épiciers. Acheteurs peut-être mais vendus certainement pas.
L’indépendance, enfin.
Quel que soit notre âge, notre parcours de lecture, notre ‘classe’ (beurk) sociale, nos passions. L’autonomie d’esprit et d’opinion. Ceci est la condition absolue pour que la moindre critique, le moindre avis sur n’importe quel support, aie une quelconque valeur, un minimum de crédibilité, et un intérêt bien réel.
Voilà.

§

Je ne sais pas quoi rajouter ! :D
Si j’ai d’autres idées de ‘Piliers’ je rallongerai la liste, ou je la modifierai, enfin bref, tout cela est encore naissant et changeant, comme les jeunes pousses vigoureuses qui se barrent un peu en tous sens. Et alors surtout, n’hésitez pas à me fournir d’autres Piliers ausquels je n’ai pas pensé voire à faire part des éventuels candidats au Radeau de Bois Flotté ! ;)
(Bien que je ne sache pas, vu le niveau d’exigence de la chose, si un unique blog puisse concentrer tous ces critères sans faillir. Enfin, pour l’heure cela correspond plus à des directions et à ma, notre réaction spontanée à un constat accablant !)

Et, tout de même, pour finir et avant tout… Bonnes lectures ;)

*

PS 1. Photo : issue du film coréen « Printemps été automne hiver et printemps »,
splendide et peu bavard, en contraste, en forme de radeau immobile et d’espaces sans fin.

PS 2. J’ai quinze pétitions & liens à vous faire passer.
Le temps presse, manque, tape, je suis en zapping constant, air connu.

PS 3. A nouveau un billet ultra-long alors que, comme tous et comme susdit, je cours après le temps ;
oui mais aujourd’hui c’est un nœud lunaire donc je ne peux pas jardiner

*

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