C’est le moment ou jamais de ne plus se sentir impuissant-e. Je me permets d’insister… et sur le sujet – la catastrophe nucléaire de Fukushima – et sur l’appel urgent à participation. Voici donc un autre docu consacré à Fukushima, nommé The Grey Zone, un projet d’Alain de Halleux, spécialiste et militant actif du nucléaire, dont je vous ai déjà parlé dans Message in a bottle. Oui, le carnet de voyage sur les gamins en zone irradiée, c’est lui.
Alors, The Grey Zone : projet déjà bien avancé, il lui faut juste un peu de sous pour finaliser le film, qui promet d’être magistral.

Infos et lien pour donations sur le toujours complet blog de Fukushima :

The Grey Zone, d’Alain de Halleux, un film à soutenir

…et le lien direct pour participer ici (plus que 19 jours !), avec également des bandes-annonces de ses précédentes productions et liens vers son blog :

The Grey Zone – par Alain de Halleux – sur Indiegogo

Après la bande-annonce ci-dessus (assez chavirante aussi), je laisse le micro au pitch :

Minamisoma, 20 KMS de la centrale de Fukushima. Depuis 1000 ans, la ville célèbre le festival samouraï du NOMAOI, rappelant ainsi son long passé. Mais la ville est contaminée. Les 4 réacteurs de la centrale menacent encore la ville. Les gens se demandent donc s’il faut rester ou partir. Le film suit 3 familles. L’une donne foi aux directives rassurantes du gouvernement. L’autre a décidé de déménager à Okaido. La troisième cherche à comprendre la situation.

Je me suis rendu à Minamisoma en Octobre. J’y ai rencontré et écouté les gens. J’y suis retourné en mars. J’ai pu entrer dans la zone et me rendre compte de la situation. Je me sens profondément connecté à mes nouveaux amis japonais et je m’inquiète du fait que la plupart des gens s’imaginent que le problème est réglé alors qu’il ne fait que commencer. Les médias considèrent que le sujet de Fukushima n’est plus d’actualité. Aussi, suis-je obligé de compter sur la conscience et l’investissement personnel des citoyens.

Ce printemps, je suis allé dans la zone. J’ai visité des laboratoires qui aident les gens. Mais je dois y retourner une fois encore pour filmer le festival Nomaoi qui a lieu en Juillet. Sans cela, je ne peux achever mon film.

Pour cela je dois acheter un billet d’avion et payer un traducteur sur place ainsi que mes transports et logement. La somme de 25000 euros financera  ces frais et me permettra de payer les traductions. J’espère pouvoir enfin me payer aussi…

Je me suis engagé depuis 6 ans dans la lutte qui consiste à informer sur les dangers et les conséquences de l’atome afin qu’un accident ne se produise chez nous.

Sans votre contribution, mon projet ne peux se finir. Or les TV arrêtent de subventionner des films sur le sujet, car, disent-elles, le sujet n’intéresse plus personne. Cela dit, pour avoir étudié Tchernobyl 25 ans après, je sais que Fukushima ne fait que commencer.

Parce qu’une seconde voix – suite à l’appel à soutien pour Printemps à Hanamiyama, dont je vous parlais tout récemment – ne sera jamais de trop dans cet assourdissant silence ponctué de mensonges officiels et médiatiques éhontés,
parce que depuis quatre jours où j’ai versé mon obole, je remarque que les dons ne décollent pas (ce qui est à mes yeux plutôt scandaleux, mais surtout parfaitement incompréhensible) et que le temps presse,
parce que l’on peut donner 5 euros et même 3 si on est fauché-e (et, pardon de la brutalité mais * tout le monde * devrait avoir trois euros à filer à un tel projet),
parce que là, pour une fois, on peut faire quelque chose.

Je ne vous demande pas de vous spécialiser sur la question du nucléaire. Ni de vous investir comme des fous dans cette cause ou une autre, ni de devenir vegans ni de trier vos poubelles ni même d’éteindre la lumière en sortant – vous êtes bien assez grand-e-s pour savoir ce que vous avez à faire en ce monde. Et je ne vous fais pas l’aumône. Je vous demande modestement, chers amis & lecteurs de Clef, en cette période cinéphile, de considérer la possibilité de participer, même 3 minutes, même 3 euros, à la production de deux films, nécessaires, vitaux.

Allez, soyez humains, quoi (là c’est le couplet à vot’ bon coeur), quelques sous pour The Grey Zone, et quelques sous pour Hanamiyama… pour notre planète commune. Les infos pour participer ci-dessus pour le premier, et dans le billet éponyme pour le second. Merci infiniment… et encore plus merci de faire tourner et diffuser un maximum autour de vous, ça ne peut fonctionner qu’ainsi, en faisant circuler :)))

(Bon. Ce coup-ci j’espère réellement que ça va enclencher vraiment,
et pas uniquement auprès des 3-4 mêmes régulières
qui sont comme toujours, je le sais, sur le pont ;) )

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