Category: Déambulleuse


Un poème chinois

Achillée millefeuille, octobre 2012, @Sinn Tilimsen

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 » Jeune, je n’avais aucun penchant pour
les affaires du monde.
Mon cœur me portait vers les collines
et les montagnes. Lire la suite

Il est temps de faire un petit retour désordonné sur les lectures du moment, et de clamer que mes bonnes résolutions du mois précédent ont déjà volé en éclats :D
En résumé, j’ai commis la classique bourde de passer la porte du libraire, officiellement pour attraper le dernier XXI (qui n’y était même pas…) et en pratique pour finir par craquer sur une bonne petite pile d’achats impromptus, même pas wishlistés !

Avant toute chose, l’info importante : je n’ai toujours pas lu la fameuse Histoire populaire des Etats-Unis d’Howard Zinn, mais un DVD de reportage sur le monsieur est en cours de création, par l’équipe de l’émission de Daniel Mermet Là-bas si j’y suis et grâce à la coopérative audiovisuelle Les Mutins de Pangée, et pour aboutir à la naissance dudit DVD il y a une souscription, foncez ! :)
Les mêmes ont déjà commis, dans la même veine des intellectuels militants, Chomsky et Cie, que je me promets de voir également, et qui a vu le jour grâce au système des souscriptions. Donc souscrire est déjà un acte militant, là, pour le coup.

Alors voyons un peu. Dans les livres-toujours-en-cours, les bonnes résolutions ne sont pas au top non plus puisque je pioche dans moult bouquins à la fois, et que ça ne s’arrange pas du tout. Lire la suite

J’avais prévu de ne plus faire passer de pétitions ici… et je le fais quand même, car c’est trop important. Elles sont trop belles, me tiennent trop à cœur, et surtout elles sont trop fragiles sous leur costume de roc.
Les montagnes sont donc à défendre et protéger contre le bétonnage, l’appropriation, l’artificialisation, la dégradation et la montée des valeurs néolibérales, toxiques, et inhumaines, depuis les profondes vallées du fric vers les sommets les plus épurés.

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(…) L’espace montagnard n’échappe pas à la loi commune.
Là aussi rapidité et uniformité s’enracinent et se propagent. Les pressions d’équipement sont tenaces, multiformes, même si l’inévitable prise de conscience a eu lieu ; les bonnes intentions sont affichées : développement durable, valorisation du patrimoine naturel, agriculture bio, lutte contre le réchauffement climatique, économie solidaire, sauvegarde des cultures…
Ces nouveaux objectifs semblent consensuels.

Et pourtant… Les mécanismes du passé, fondés sur l’exploitation toujours accrue des ressources d’un territoire pourtant limité, perdurent. Pire, ils menacent nos rêves, ils continuent à figer l’avenir de nos massifs, alors même que ceux-ci et les populations qui les façonnent ont besoin de nouvelles perspectives. Les projets de développement lourds, dignes du siècle passé s’enchaînent, s’accélèrent même, comme si de rien n’était. Le béton coule à flots, perpétuelles extensions des espaces aménagés au détriment de la haute montagne vierge ou des espaces dédiés à l’agriculture, course au gigantisme des stations…
L’histoire nous l’a pourtant appris : les modèles figés ne fonctionnent pas.

Mais qui décide ? Et surtout, qui profite réellement, financièrement et humainement, de cette fuite en avant dans l’artificialisation de nos montagnes ? (…)


La version intégrale du texte fondateur ici

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L’APPEL POUR NOS MONTAGNES est à signer ici, pioché par la grâce des activistes montagnards de Mountain Wilderness. Et à diffuser largement, car il se trouvera toujours quelqu’un autour de vous pour avoir un souvenir plus ou moins vague de la rencontre avec cet élément premier, si ancien, si puissant, si inamovible et pourtant si changeant… si vivant.

Un vague souvenirLire la suite

Hello people, il est 6h04 et je ne prescris pas de la bonne humeur mais de la lecture. Il faut lire ce blog. Pas le mien mais celui d’Alain de Halleux, nommé Message in a bottle – carnet de voyage / Fukushima : From the kids of Fukushima to the world. Je l’ai découvert il y a une heure, via un article listant implacablement les dix plus grosses aberrations récentes de la situation japonaise post-catastrophe (ou per-catastrophe puisque cela continue à brûler), qui a fait réagir plusieurs d’entre nous sur le rézosocio que vous savez.

Phase 1 // L’on peut commencer, plus bref et bourré d’infos que vous ne croiserez pas ailleurs, par l’article Que se passe-t-il au Japon sur le Blog de Fukushima, pour saisir un peu à quel point cela nous dépasse, si l’on ne l’a pas déjà lu et pris en pleine gueule.
Où l’on comprendra, entre mille nouvelles hallucinantes, cette histoire sinistre de bonne humeur.

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Phase 2 // Ensuite, je reprends ici le début de nos impressions, juste pour être dans la continuité, et parce que le Message en bouteille fait écho à plusieurs choses, mais c’est un tel prisme…

Alors voilà, mes copines et moi, on lit le truc et on dit ça : Lire la suite

Comment dit-on « île du bonheur » ou « île de la fortune » en japonais ? La réponse en bout de billet. En attendant, et comme dans l’ancien temps de ContreChant, une grosse moisson au milieu d’une longue absence.

Prologue : l’impossible billet.

… Ou comment résumer en quelques lignes (rapides, brèves, toujours la vitesse virtuelle qui nous rattrape et nous double), à la fois les voies du virtuel, donc, qui nous parlent d’un monde très – trop – réaliste, incarné, où tout vit et souffre, et où un peu de joie, aussi, quand même / et dans le même temps dédoublé, les routes réelles de notre vraie vie tridimensionnelle, où il se passe bien des choses cette année, du beau, du triste, du terrible, du génial. Mouvances climatiques sous le ciel du Nid et ailleurs, chantier complet, dans les tribus proches, dans les cœurs battant à l’unisson avec les nôtres.

Donc bien sûr, je ne peux vous parler de tout ça, de ces routes du réel, ici, d’autant que certain-e-s sont déjà au fait des actualités privées. Je pourrais, à nouveau, expliquer en détail ce que je ne sais pas très bien moi-même, à savoir, les raisons de cette présence en pointillés, en ce moment, sur la Clef et ailleurs. Certaines évidentes, d’autres plus obscures, et toujours, de plus en plus, le problème de l’ambivalence face à l’ordi/l’écran/les téléphones, comme une pierre dans mon jardin, qui me regarde et rigole de ma perplexité face à son paradoxe foncier. Bref.
Je vous épargne la suite de la tirade, et comme vous pouvez le constater au vu des effluves qui émanent de l’office de Cuivre & Cumin, quand je n’ai plus le temps ou le nerf pour me péter le dos sur mon ordi et que je ne suis pas au travail / au jardin / au lit / au livre, je cuisine un peu.

Sauf là de suite. Lire la suite

Mangez Buvez Gavez - sur Tramage.comGrains égrenés, semés au vent… S’il fallait ne passer qu’un témoin parmi les quinze de cette triste semaine, ce serait celui-ci, que je vous conseille sans réserve : le court-métrage « Mangez Buvez Gavez », de David Myriam (voir son site ici, et puis Tramage d’où est issu le dessin de tête), qui montre brillamment et douloureusement quelque chose que je connaissais – la torture des oies par la pratique du gavage – à l’aide d’une technique d’animation que je ne connaissais pas – le dessin-performance sur sable & lumière.

Vais-je vous gaver avec les oies gavées ?
Vous ferai-je l’affront de rappeler l’existence de Stop Gavage, dont je parlais à l’occasion d’un Noël antérieur, dans ce petit billet ?
Ou laisserai-je opérer la magie du souffle sur le sable ?

Voilà une œuvre estimable, émouvante, énervante, dé-tranquillisante. Voilà, comme le nom l’indique, enfin, ce que devrait toujours être l’art : de l’art engagé. Aussi fort politiquement et symboliquement que réussi et inventif esthétiquement. S’il en reste pour dire que l’art ça ne sert à rien… Ben, qu’on leur donne un cœur. Lire la suite

Amis,

le vent souffle en ce moment, et pas seulement celui de La Horde du Contreventje vais avoir bien du mal à ne pas évoquer ce grand livre tout juste refermé dans mes mains, mais béant dans ma tête – et les étoiles spiralent à qui mieux mieux. Clef aléatoire depuis quelques semaines, comme vous l’avez vu, et beaucoup trop de choses tombent en pluie indistincte sur la flaque de mon écran. Certaines de ces gouttes parlantes, d’ailleurs, venant de certaines d’entre vous. Il va y avoir de l’écho :)

Je vous livre donc tout ce que j’ai reçu, je passe le témoin tout à trac et j’espère qu’il se transmettra, se démultipliera, et que mes ricochets, mes liens, mes cris, ne resteront pas sur la grève. Que vous ferez tourner, quoi, ce qui vous plaît, ce qui vous parle, et ce que vous ne pouvez passer sous silence.
Je compte un peu – beaucoup – sur vous, car je suis sur des sentes parallèles, et je ne peux pas trop, en ce moment, tenir le même rythme sur ma Clef-nuage. (Mais tout est mutation, n’est-ce pas :) )

Pour tous les goûts, toutes les formes de vie. Voici à la volée :

* * TAURUS * *

Corrida, Patrimoine, Aberration. Avant toute chose, visiter absolument le billet complet, et parfait, d’Hell-Girl depuis le phare ami PsychoPompe : Destructeurs, guerriers, guérisseurs. Tout y est. Y compris le militantisme à plumes pour les bêtes à poils. (Et à poil, oui, nue, exsangue et droguée, devant les habits rutilants, féminins, meurtriers, devant le tissu de civilisation qui habille la viande fraîche, corticale, qui décore la boucherie pure et simple, la soif de sang et de souffrance, qui) – bref. Allez-y. Lire la suite

…brûlera bientôt si l’on ne se lève pas tous contre ce qui est purement une guerre aux pauvres. Aux Roms, aux marginaux, aux SDF, aux ‘genss qui travaillent’ c’est-à-dire aux travailleurs sans toit, aux vrais écolos sans bilan carbone, aux milliers de personnes, qui vivent, dans ce pays tellement civilisé, dans quelque chose de non fixe, dans une tente, une yourte, un camion, une cabane. Un tipi.
En attendant la Réserve. Lire la suite

La tête dans les cartons, je traîne au chaud et j’achève de dépoussiérer mon petit carnet de route. Cette randonnée, ou plutôt ce mince voyage de presque sept jours dans le piémont Pyrénéen, ce fut quelques pas de loup dans une vie, quelques étapes, mais qui ont particulièrement compté pour moi. C’est un trajet auquel je songe souvent, de ceux que l’on continue à parcourir en rêve, dans nos sentiers parallèles.

A propos de parallèles justement, j’ai donc, comme deviné, niché dans un petit blog tout exprès, les notes en mots et en couleurs de ce morceau de route, dans la bulle « Partitions » à votre dextre, et sinon par là :

Sept jours sur la voie du Piémont
– Petit parcours au pied des Pyrénées

…Voilà qui est fait. Je m’en vais songer au coin du feu à de futures balades.
En vous souhaitant de bons chemins de traverse :)

Entre toutes les choses que je ne veux pas perdre, il y a ce texte.
Trouvé sur Mountain Wilderness (un endroit où l’on ramasse ses mégots en montagne, pour l’esquisse) & retrouvé dans mes cartons myspaciens.

A propos de cet exil, virtuel mais un peu forcé, depuis mon ancien blog MS, comme on le sait peut-être déjà, je ne décolère pas… de la mise en page sabrée mais surtout, vraiment, de la perte irrémédiable des commentaires, ceux de mon blog mais tout autant ceux des lieux amis, auxquels je tenais, réellement, et qui m’ont fait tenir, à une période plus froide que la présente.
C’est *cela* que j’aurais voulu garder, c’est *cela* qui est perdu. Pas de mots pour les pas perdus.

Mon amie H. – qui passe par ici de temps en temps ;) – a vaillamment relogé ses beaux billets dans un lieu plus océanique (en vérité, oui :) ), je lui embraye le pas pour réinstaller deux-trois choses ici à mon tour.
Et concernant le, entre guillemets, ‘gros morceau’ de ma petite randonnée au pied des Pyrénées, je vais bidouiller une page voisine, ou un blog voisin, je ne sais pas encore.

Pour se consoler, rien ne vaut un peu de neige sur le présent jardin bleu, et quelques pas blancs. :)

En attendant, donc, je ne me lasse pas de caler mon pas sur le pas de ce texte-là, avec une pensée pour les infatigables marcheurs, à ceux qui se reconnaîtront ou non.
Que je livre tel quel, pas irréguliers et chemins pentus inclus…

§ Lire la suite

Tofu stoïque

Un an pile ! Un an que je suis tombée sur cette interview qui nous a conduits, à peine quelques jours plus tard, vers le végétalisme le plus obstiné – et cela a donc fait ce Samhain un an sans produits animaux, yep :)

Ce n’était pourtant pas le propos du bouquin (bien que Nicolino rende hommage aux végétariens, il n’est ni VG lui-même ni prosélyte) mais si je reprends le fil vers notre basculement, c’est précisément *cette* photo dans *cette* interview parlant de *ce* bouquin qui m’a amené à le lire très vite et dans la foulée à (re)voir Fast Food Nation et surtout à regarder le très éprouvant Earthlings, dont certaines images sont parties pour nous hanter longtemps, à vrai dire.

Bon ! Un an plus tard, bilan des coursessi je puis dire !. Attention, cette tartine est estampillée extra-longue et sans sucres ajoutés – un peu amère parfois, même. ;) Lire la suite

Debout les braves ! Puisqu’il n’est que temps, et sans doute trop tard pour nombre de lâches, d’indifférents, de couchés-haineux mais pas pour tous, voici donc une pétition complètement urgente :

NON A LA POLITIQUE DU PILORI – APPEL CITOYEN

Avec pour mot d’ordre / ou de salutaire désordre, des mots qu’on n’aurait jamais dû oublier :

Face à la xénophobie et à la politique du pilori :
liberté, égalité, fraternité

…Avec une manif à Paris ce samedi, et une pétition citoyenne à signer par, pour et avec tout le monde ! Pour plus d’infos, voir La voix des Rroms, qui pour une rarissime fois, en ont une.

…Et bien voilà. Diverses choses me retenaient de lâcher la cordelette de mon prochain billet, c’est chose faite avec cet appel citoyen qui ne concerne pas que les Roms, donc, même si l’air du temps (càd les remugles élyséens) en fait des cibles parfaites. Et les cyniques de s’exclamer qu’ils ont l’habitude de se faire discriminer, eux aussi (des claques, oui, pour tant de mépris !).

Donc, puisque nous sommes tous des Roms, étymologiquement des hommes/des humains (et non des Roumains, pour éviter la facile confusion), nous sommes tous concernés par cette politique honteuse, ces rafles écœurantes servant de paravent nazional aux gros scandales des vrais gros voyous qui osent prétendre nous gouverner. Lire la suite

 

Rat de biblio mood. (Comme toujours quand j’ai des choses urgentes à faire…). Il est vrai que parler plein/beaucoup/longtemps de bouquins me manque, oui. Et qu’il serait fort malvenu de ne pas relayer la découverte via les Nouvelles d’ailleurs, from Psyché de la PLACE DES LIBRAIRES, un endroit pour choisir sa crémerie littéraire ET commander en ligne, concept bien plaisant et Amazon-free (peut-on dire cela ?) pour quand ça nous irrite de passer par le gros vilain diffuseur.

Il ne me manque qu’à sauter le pas, ce ne sont pas les occasions qui manquent ^^

…Ensuite, et conséquemment, je psychote à nouveau sur le catalogage virtuel du Vaste Vrac Informe qui est censé constituer ma bibliothèque, toujours en expansion, toujours en désordre. Lire la suite

… Nom des neiges de mai.
Et baptême païen, en six branches, des derniers atterrissages livresques, entre trois ruminations sur le monde tel qu’il ne va pas, deux macérations -vin d’oranges et hypocras- et un abonnement aigre-doux à XXI, tardif comme les flocons…
Avec quelques 4èmes de couverture pour se réchauffer les pieds.^_^

§

Bâton de parole…

PIEDS NUS SUR LA TERRE SACREE
TC McLuhan et ES Curtis
Denoël

Un moment que je le guettais. Belle facture, sobre et sépia, photos et anthologie de textes oraux ou écrits des Indiens d’Amérique du Nord. Voilà pour combler un peu mon ignorance très vaste en ce domaine, et pour confirmer, si besoin était, que décidément, non, nous ne nous rendons pas aux fêtes costumées à thème « cowboys et indiens », même-si et justement-parce-que l’ignorance sur le destin de ces peuples, donc, est générale.
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