Category: Falestine


Je ne mets pas le nom de l’affreux Guéant à l’affreuse phrase dans le titre, mais c’est bien de cela qu’il s’agit, et surtout de l’analyse très pertinente et de grande qualité, comme toujours, d’Alain Gresh sur son blog Nouvelles d’Orient. D’entrée voici l’article qui déconstruit vite et bien ce concept un peu foutoir, et beaucoup foutage de g., de « civilisation » (entendons par là civilisation occidentale puisque le terme est bien utilisé ainsi comme vous allez le voir) :

« Une mission sacrée de civilisation », par Alain Gresh
– Nouvelles d’Orient

Voilà. C’est bien, hein ? Encore un lieu où sont exprimées des choses de la façon dont je voudrais les dire, avec la clarté qui me manque souvent et la précision qui doit bien me manquer, elle, à peu près toujours, surtout dans les échauffourées les plus passionnées. Mais tout est là et j’adhère complètement.
Un petit extrait : Lire la suite

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Comment dit-on « île du bonheur » ou « île de la fortune » en japonais ? La réponse en bout de billet. En attendant, et comme dans l’ancien temps de ContreChant, une grosse moisson au milieu d’une longue absence.

Prologue : l’impossible billet.

… Ou comment résumer en quelques lignes (rapides, brèves, toujours la vitesse virtuelle qui nous rattrape et nous double), à la fois les voies du virtuel, donc, qui nous parlent d’un monde très – trop – réaliste, incarné, où tout vit et souffre, et où un peu de joie, aussi, quand même / et dans le même temps dédoublé, les routes réelles de notre vraie vie tridimensionnelle, où il se passe bien des choses cette année, du beau, du triste, du terrible, du génial. Mouvances climatiques sous le ciel du Nid et ailleurs, chantier complet, dans les tribus proches, dans les cœurs battant à l’unisson avec les nôtres.

Donc bien sûr, je ne peux vous parler de tout ça, de ces routes du réel, ici, d’autant que certain-e-s sont déjà au fait des actualités privées. Je pourrais, à nouveau, expliquer en détail ce que je ne sais pas très bien moi-même, à savoir, les raisons de cette présence en pointillés, en ce moment, sur la Clef et ailleurs. Certaines évidentes, d’autres plus obscures, et toujours, de plus en plus, le problème de l’ambivalence face à l’ordi/l’écran/les téléphones, comme une pierre dans mon jardin, qui me regarde et rigole de ma perplexité face à son paradoxe foncier. Bref.
Je vous épargne la suite de la tirade, et comme vous pouvez le constater au vu des effluves qui émanent de l’office de Cuivre & Cumin, quand je n’ai plus le temps ou le nerf pour me péter le dos sur mon ordi et que je ne suis pas au travail / au jardin / au lit / au livre, je cuisine un peu.

Sauf là de suite. Lire la suite

Juste un mot : ces personnes qui dénoncent l’occupation et la ségrégation en Palestine, ça pourrait être moi, nous, c’est moi, c’est nous. Et puis quand même : Stéphane Hessel est une figure de la résistance, un « homme debout » et toujours vivant, plus que nombre d’entre nous, « capable d’encore s’indigner » comme le décrit bellement Jean-Luc Porquet. Voici le texte de l’appel et le lien pour la signature. Il s’agit de soutenir les militants au niveau national, et plus seulement à Perpignan ou Strasbourg comme pour les pétitions précédentes.
Je ne commente pas davantage, l’argumentaire est suffisamment clair.

Merci à tous les signataires, et merci de faire passer pour le plus grand nombre :

(C’est moi qui souligne)

Solidarité avec Stéphane Hessel, Alima Boumediene-Thiery et toutes les victimes de la répression

Votre signature peut contribuer à sauver un innocent (ici)

J’insiste en mon nom personnel pour que le plus grand nombre de signataires de notre appel serve de garant aux personnes mises injustement en accusation. Il serait grave que certains subissent dans leur vie ou leur carrière des préjudices que rien, dans les lois françaises, ne justifie. Nous devons obtenir un non-lieu pour tous. Stéphane Hessel

Bordeaux, Mulhouse, Perpignan, Pontoise… : en ce mois d’octobre, des hommes et des femmes sont poursuivis pour « provocation publique à la discrimination » – Lire la suite

C’est reparti ! C’est au tour du bar associatif Ô Crée Louche d’accueillir l’exposition de la mission civile 14O en Palestine. L’expo relative à mon carnet de voyage (toujours consultable et commentable sur le blog Petits Cailloux de Palestine) poursuit donc sa route dans les Pyrénées ariégeoises :

Petits Cailloux de Palestine
Mission civile 140 – textes & photos
au Crée Louche à Engomer
du 24 septembre au 20 octobre

Pour ceux qui ont manqué la première mouture, et en fait pour tout le monde. N’hésitez pas à y passer et à laisser vos impressions :)

Avec un gros merci à l’association culturelle bénévole Crée Louche qui a accepté de se lancer dans la transmission de ce témoignage. :)))

Galets virtuels pour mon carnet de voyage palestinien. Récit et photos de cette mission civile, avec deux ans de retard, de gestation et de mille questions sans réponse, sont déposés ici :

Petits Cailloux de Palestine

En guise d’introduction…

2008… Petits Cailloux de Palestine se veut le lieu où je tente de semer quelques galets, notes et photos, de mon -si bref- voyage palestinien.

Sachant que l’on ne dira jamais assez, et jamais assez bien. Qu’il restera toujours un doute sur l’efficacité de la transmission, la réalité du message, la foi ou la (dé)raison que l’on place dans tout cela. Et sachant que se taire sera pire. Mais qu’importe. Allons-y, Yallah. (…)

Pendant réel au carnet virtuel, une petite partie de ces photos sera exposée en Ariège, à la Batteuse Hydraulique d’Audressein, du 14 août au 19 septembre :

…Et voilà. Je ne fais pas trop long (le blog dédié l’est suffisamment), je vous souhaite une bonne lecture et éventuellement une bonne expo :)

(Et vous ne pouvez pas vous imaginer,
même si ce n’est pas grand chose
et même si c’est avec des années de latence,
ce que ça me soulage d’arriver *enfin*
à faire passer ce lien et cette affiche :) )

En vrac et en vitesse. Je sais que je relaie beaucoup articles & interviews trouvées sur Rezo, Global Voices, Article XI, etc, mais s’il y a une interview à lire c’est celle-ci !

INTERVIEW DE NISREEN MAZZAWI, MILITANTE LGBT PALESTINIENNE

D’où il ressort beaucoup de choses, dont ces phrases essentielles qui confirment, à mes yeux, ce sentiment persistant et indéfectible que « toutélié », eh oui encore (c’est moi qui souligne) :

Ce séminaire permet de faire le lien entre le mouvement LGBTI et le mouvement anticapitaliste, de relier l’homophobie, le racisme et l’islamophobie, ce n’est pas quelque chose de si simple pour la plupart des gens. Parmi mes amis j’ai entendu : « En quoi cela nous concerne l’anticapitalisme ? Quel rapport avec l’homosexualité ? ». Je pense que ce genre de conférences est très important, parce que toutes les oppressions sont liées entre elles. Et pour les personnes qui appartiennent à plusieurs minorités c’est encore plus important, toutes ces oppressions se nourrissent les unes les autres. Si je suis libre en tant que Palestinienne, mais pas en tant que femme, je ne suis pas libre du tout, et si je suis libre en tant que femme et pas en tant que Palestinienne, alors je ne suis pas libre non plus. De mon point de vue personnel, confrontée a ces oppressions et voyant comment elles fonctionnent selon le même mode, je peux dire combien il est important de faire le lien entre elles, et je suis vraiment très contente de voir que de plus en plus de gens le constatent et diffusent cette vision idéologique, pour ainsi étendre les espaces de libertés contre toutes les formes d’oppression, qu’elles soient sexuelle, raciste ou de classe.

*

Vrac n°2 : Chomsky le radical

Il a l’air bien ce Chomsky. (Message subliminal : et il a un chouette prénom avec ça ^^) Il faudrait quand même que je m’y plonge. En attendant, lui ne m’a pas attendue pour qu’une petite synchronicité ‘radicale’ soit saisie au vol ici :

LE RÔLE DE L’INTELLECTUEL RADICAL – QUELQUES REFLEXIONS PERSONNELLES
– par Noam Chomsky – Autodéfense intellectuelle

Il parle d’ailleurs aussi, ici (décidément je devrais lire l’intégralité du Rezo, moi), de la flotille de vous savez où sur Le grand soir :

LA VERITABLE MENACE A L’INTERIEUR DE LA FLOTILLE DE LA LIBERTE
– par Noam Chomsky

Il faut aussi que je parle très vite de l’action d’Amnesty sur les bouteilles à envoyer ! Ne pas hésiter à (re)visiter régulièrement le site du CCIPPP pour actualités en français et actions possibles – non-violentes évidemment.

Bon ! Pour finir sur un dernier vrac, on vient de (re pour moi) voir Indigènes, le film de Rachid Bouchareb, et bon sang de bonsoir il faut absolument voir et montrer ce film qui vous retourne (la tête, le coeur, les préjugés, l’ignorance, tout). C’est la case qui manque dans nos manuels scolaires, et même s’il est sorti il y a deux-trois ans, au vu de l’ambiance ‘Brice’, ce ne sera pas du luxe d’en faire encore la promo… sur le dvd que j’ai, un très bon bonus documentaire qui complète bien le film.
Ah, et, penser à faire un billet sur les films palestiniens qu’on vient de recevoir.

Toutélié, n’est-ce pas ? Et bien voilà : aujourd’hui, occupation & pollution. Dans cet article de Mondialisation.ca, des écologistes palestiniens, israéliens et jordaniens tirent la sonnette d’alarme sur l’assèchement prochain du fleuve Jourdain, fleuve historique qui a comme un goût de sel, et qui risque fort de ne plus appartenir qu’à l’Histoire.
A lire ici :

DES ECOLOGISTES LANCENT UN CRI D’ALARME POUR LE FLEUVE JOURDAIN

Au passage, j’ai découvert ce site via René Naba, dont j’ai eu le grand plaisir d’assister à la conférence cette semaine, de lire un de ses ouvrages à la lecture hallucinante « Des bougnoules aux sauvageons : voyage dans l’imaginaire français » en attendant d’attaquer « Aux origines de la tragédie arabe« .
Cette rencontre avec ce grand monsieur dynamique et radical (voir plus bas pour ce terme), ayant été reporter de guerre et envoyé spécial pendant 40 ans au Proche-Orient, a été incroyable, stimulante, éclairante, et d’une richesse nécessitant un certain temps de digestion sur la complexité de la géopolitique internationale… Enfin, pas si complexe que cela si l’on accepte de décaler son regard et de se tourner, très judicieusement, vers l’histoire de France, l’histoire de l’Occident et de son passé colonial inguérissable.

Dans la même veine, je commence le Gresh « Israël, Palestine, les raisons d’un conflit« , que j’avais en attente, et je constate que les sources historiques et les racines des décisions politiques y sont pareillement décortiquées, à commencer par la promesse Balfour de 1917 – je ne crois pas avoir jamais entendu parler de cela en cours d’histoire !

Et je dois encore à René Naba, outre d’avoir signalé son blog d’informations que je mets dans mes links, d’avoir éclairés nos lanternes sur une certaine définition, qui sonne souvent comme péjorative alors qu’en fait… Voici :

« Radical, cela veut dire quoi radical, cela veut dire étymologiquement : prendre les choses par la racine. Etre radical, c’est ça.« 

Voilà.
Voilà où je me reconnais complètement. Dans mon boulot, dans mes idées, dans mes chemins.
Ainsi ce n’est plus à mes oreilles une insulte (transcrite comme telle par tous les médias quotidiens) mais comme une démarche logique, cohérente, et qui utilise la raison au lieu de l’annihiler.
Et ça fait du bien à entendre :)

 

A travailler avec des enfants, je commence par eux : Askarkids est le livre-résultat d’un atelier photo réalisé par les enfants du camp de réfugiés d’Askar. Souscription ouverte, et petit prix (15 euros au lieu de 20, port non compris) jusqu’au 15 juin.
Pour feuilleter et/ou souscrire, c’est là :

ASKARKIDS – Editions de Juillet

Et en voici la présentation :

Le projet d’ateliers photo avec les enfants du camp de réfugiés d’Askar, en Cisjordanie, est né de la collaboration entre le photographe François Legeait, auteur de « Palestine 141 » (Editions de Juillet, 2008), et les fondateurs du centre social du camp.

Agés de 9 à 15 ans, la plupart n’avaient jamais tenu un appareil photo. Ils ont appris à prendre leur temps, à poser leur regard, à dégager du sens. Un travail où il est question de perspectives qui ne sont pas uniquement graphiques…

Armés d’appareils de récupération, d’une énergie intarissable, et d’une immense envie de dire, dix-neuf « Askar kids » témoignent ici de leur quotidien, en même temps que d’étonnants talents de photographes !

EDIT : lien vers la critique que j’en ai faite sur Babelio.


*

& autres nouvelles… de Palestine donc.

Dans le flot des articles et réactions qui sont exponentielles (en nombre) depuis lundi, je retiens cet impeccable article, net, précis, sans appel, d’Alain Gresh sur son blog Nouvelles d’Orient, chez le Monde Diplo. J’ai eu l’occasion de dire rapidement que je venais d’acquérir l’édition actualisée de son « Israël, Palestine, vérités sur un conflit », j’en dirai plus dans un billet livresque. En attendant :

ISRAEL, L’IMPUNITE JUSQU’A QUAND
– par Alain Gresh – Nouvelles d’Orient
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Nom bien connu des militants mais un peu moins du grand public, Salah Hamouri est un jeune franco-palestinien né à Jérusalem, en train de ‘fêter’ ses 25 ans dans la prison israélienne de Gilboa, incarcéré -à nouveau- pour ‘complot et appartenance à un groupe’ auquel il n’a jamais appartenu. Innocent, quoi.
Nouvelles de la geôle et flammes de résistance sur le blog Mémoires d’un vieux con :

RENCONTRE AVEC SALAH HAMOURI
– par Jacques-Marie Bourget
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…Toujours en préparation de mes notes de voyage, et dans l’idée que ledit lieu sera uniquement consacré à cela, et pas aux mises à jour, je translate/archive ici quelques liens, un peu anciens mais en un sens toujours actuels —et je suis écœurée d’avoir fait de fausses manip, et d’avoir perdu la moitié des infos au passage ! :-X

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Mal aux yeux… A force d’avoir trié et entré des centaines de photos palestiniennes –il finira bien par voir le jour, ce carnet de voyage. Et ces satanés panneaux d’expo bricolés à la hâte. Pas comme si je n’avais pas eu plus d’un an pour les faire.

Mal au ventre… Du larsen mondial, des jeunes Afghans qui traversent deux continents, ont l’âge de mes patients, et qui finissent sous un camion du Nord. (Yep, amie, j’entends les noms que tu récites. Pas pour rien, jamais). Des échos perpétuels de ce livre que je n’ai jamais pu terminer, Bilal sur la route des clandestins, tant il était … hallucinant. Incroyable. Irreprésentable. Et pourtant là. Partout.

Mal à la tête… Du vertige de tous ces cris à pousser, ces appels si nombreux qu’il devient ardu de tout relayer, pour les peuples, les bêtes, les forêts, les mers, pour TOUT bon sang, tout ce qui a le mauvais goût d’être vivant mais ni-blanc-ni-riche-ni-fricophone, tous ces -milliards de- gens qui se font emmerder tout le temps, aux quatre coins du globe.

Impression de manger de la souffrance — comme quand on mangeait de la viande. Du trauma.

Mal aux mains… Parce que même au milieu de nos beaux pays bien cossus, les poisons comportementalistes infiltrent les mentalités, et nous convoquent non plus à soigner mais à dresser les gosses, parce qu’il y a du monde à baver sur le filon juteux de l’autisme (on aura bien lu), et que c’est en train de tuer le soin. Et d’en énerver plus d’un (ouf), comme en témoigne la saine et impressionnante gueulante de ce père dans Le bloc notes du désordre.

Mal au cœur… Pour la Palestine, encore, toujours, pardon mais je ne peux pas ne pas y revenir sans cesse, car cela me hante. Pour les vis serrées, boulonnées, les menaces d’expulsions de masse, et la botte de l’occupation toujours plus écrasante sur les mouvements des gens, et juste le droit à vivre sans finir en cabane (Cisjordanie, territoire filtré, la réaction de l’ONU ainsi que la déclaration du MRAP).
–Faible consolation, sous le souffle éphémère du drapeau palestinien sur l’Arc de Triomphe, en protestation de l’appellation de l’esplanade « Ben Gourion ». —
…Ce voyage, ce pays, ne me quittent jamais. J’ai quand même bon espoir d’enfin concrétiser un peu le retour bloguesque sur ça, malgré les vrilles que cela actionne au dedans.

Bon. Mal partout. Ce billet est tout mélangé, je sais, mais moi aussi.

Sounds : du vieux NTM, le plus accordé aux torsions émotionnelles sans filtre.

…Brassée Express, ambidextres et double-vue bienvenus ! Arbre, homme, phoque, ours et puis des vagues. Il y en a pour tous les goûts,  exprès, et n’ayant toujours pas trouvé le moyen de dire simplement que tout ça, c’est pareil-tout-lié-tout-connecté, je sème à tout vent des choses à voir, à lire, à signer :

NESTLE ET LA DEFORESTATION INDONESIENNE – from Greenpeace
(c’est la Badinter qui va pas être contente)

« LE TIBET SURVIVRA-T-IL ? » – ENTRETIEN AVEC LE DALAÏ LAMA – from Tibet Info
(ben j’ai appris plein de trucs)

PETITION POUR L’ARRET DEFINITIF DE LA CHASSE AUX PHOQUES – from Fourrure Torture
(rapport au Canada et tout ça. Et aux phoques un peu aussi)

TANT QUE NOS FRERES MARCHERONT – témoignage d’un centre de rétention – from Cimade
(thx à nouveau à Hélène pour le lien, effectivement très fort et dérangeant. Comme si on y était, c’est-à-dire en enfer aléatoire)

OURS 2010 – from… Ours 2010
(pétition toujours active… et j’aime bien *aussi* les ours ^^)

ANDRE BRINK, LA PALESTINE ET L’HOLOCAUSTE – from Nouvelles d’Orient / Les Blogs du Diplo
(…et j’aime bien *aussi* André Brink. « Une saison sèche », je pense que c’est celui-là, m’avait bien marqué)

SAUVONS NOS OCEANS – from Avaaz
(Bloup ! Apparemment encore active, même si décision prise en Britannie…)

… Et voilou. Le mélange est totalement volontaire, et regroupe une bonne part de mes thématiques de cauchemars…
Aimerais donner plus de newz perso mais le temps manque. Bientôt peut-être. Maybe… take care & good fights :)

C’est dit :

« Je cesserai de boycotter l’Etat d’Israël et ses produits quand il cessera de boycotter le peuple palestinien, de l’emmurer, de le priver de ses droits fondamentaux, de nourriture, de travail, de libre circulation, et de son droit à l’auto-détermination. »

Ainsi se conclut le manifeste du mouvement BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanction), pétition défendant la démarche de boycott économique comme moyen de résistance non-violente, « acte pacifique et raisonné« , à signer ici :

LE MANIFESTE BDS

Cette pétition est d’actualité car le mouvement de boycott, mondial et motivé (voir le BDS movement) est attaqué par la bande, des militants pro-palestiniens sont ainsi accusés de promouvoir quelque chose d’illégal (j’en avais dit un mot sur ce précédent billet).
Le gouvernement en rajoute une couche en confondant appel au boycott des produits israéliens et des produits casher, ce dont il n’a jamais été question, confusion qui serait selon d’aucuns faite sciemment : voir l’article du Monde Diplo Boycott : La contre-offensive d’Israël et de ses amis.
Les propos de MAM, et les tentatives de stigmatiser ce mouvement font d’ailleurs l’objet d’une Lettre ouverte de Serge Grossvak, depuis chez ToutSaufSarkozy.com, qui conclut sa missive par ces mots :

« Madame la Ministre, rien ne me fera renoncer à mon engagement pour la Paix et la justice, pour que le peuple palestinien recouvre sa dignité dans son pays indépendant, aux frontières de 67 et à la capitale en Jérusalem-est. Que les criminels soient traduits devant un tribunal international. Que cette page de haine se tourne, enfin !

Madame la Ministre, je vous prie d’agréer toute ma détermination à combattre vos menaces à l’encontre d’une lutte juste et votre soutien à un extrémisme nationaliste qui fait honte à ma culture juive. »

A noter, selon EuroPalestine, que dans la foulée de plusieurs pays européens, les Québecois s’y mettent aussi : 500 artistes Québecois appellent au boycott des produits israéliens, et évoquent une fois de plus la situation d’apartheid.

…Il s’agit donc, encore et toujours, de poser clairement non seulement le principe du boycott, mais aussi de rappeler son caractère légal, et au final de pouvoir utiliser un moyen légal, simple, efficace et non-violent d’apporter son soutien au peuple Palestinien. Merci à tous les signataires :)

Titre piqué à l’un des trois entretiens donnés dans Article XI, un endroit décidément bien.
Gidéon Levy et Michel Warschawski, l’un journaliste et l’autre militant, tous deux israéliens, ont le regard critique, apportent une bonne remise en place, et disent l’histoire qu’on ne veut pas entendre. Celle de l’occupation.

Trois interviews passionnantes, non exemptes de biographie ni de dézoom -de Gaza à la Naqbah, en passant par la question des réfugiés- pour mieux saisir la vue d’ensemble.
Eclairant, et indispensable dans cet autre pays empoisonné par l’extrême-droite…

ISRAËL EST DESORMAIS UNE SOCIETE NEOCONSERVATRICE
– Michel Warschawski – 10-02-2010

J’ESSAIE DE RACONTER AU PEUPLE ISRAËLIEN UNE HISTOIRE
QU’IL NE VEUT PAS ENTENDRE – Gidéon Levy – 18-01-2010

IL S’AGIT DE « PUNIR LES PALESTINIENS DU SEUL FAIT QU’ILS CONTINUENT A EXISTER »
– Michel Warschawski – 12-01-2009

Et pour entendre ladite histoire sous un autre registre, je viens de recevoir via le Monde Diplo un gros roman prometteur, La porte du soleil, d’Elias Khoury, primé et célébré comme « le roman de l’exode palestinien ». En attendant un prochain billet consacré aux quelques livres sur le sujet ayant atterri ici…

« Samih parlait sans arrêt de son rêve d’écrire un livre qui n’aurait ni début ni fin. Une épopée, disait-il. L’épopée du peuple palestinien. Il commencerait par raconter les détails de la grande expulsion de 1948. Il disait toujours que nous ne connaissions pas notre Histoire, qu’il fallait réunir les histoires de chaque village afin que ce village demeure vivant dans notre mémoire. »

En marge, le pourquoi dans la question « mais pourquoi ne veut-on pas entendre cette histoire ? » voire, de l’angle des médias, « pourquoi ne veut-on pas la raconter ? » reste entier. Face à ce mystère qui me laisse tristement perplexe, ces entretiens arrivent un peu comme des formes de réponse, des résistances au discours occupant, des antidotes au fatalisme.