Category: Jardins


Un poème chinois

Achillée millefeuille, octobre 2012, @Sinn Tilimsen

§

 » Jeune, je n’avais aucun penchant pour
les affaires du monde.
Mon cœur me portait vers les collines
et les montagnes. Lire la suite

Je veux m’intéresser cette fois à ces gens qui vivent au milieu d’une menace invisible. Montrer leur relation avec la terre qui offre ses fruits dont plus personne ne veut. Je veux montrer l’attachement à la terre natale, et comment on peut se reconstruire ailleurs. Suivre cet inlassable travail de nettoyage dont se charge des équipes de jeunes hommes . Je veux accompagner Kyoko, artiste de la 15 ème génération d’une famille de céramistes (la famille (Goto), à la recherche de son atelier à présent déserté dans la zone interdite. Une artiste à qui la terre, matière première de son art est à présent interdite, dans l’obligation de tout reconstruire ailleurs. Découvrir avec un éleveur privé de ses animaux, comment leur odeur vient à déserter les lieux. Ce film montrera des témoignages humains qui questionneront sur les racines.

Masayasu Eguchi, réalisateur

Bonjour de printemps, très vite car comme vous avez pu le constater, je n’ai plus mais plus du tout le temps de tenir mes blogs, de parler de livres ou de recettes (ni de lire ou de cuisiner d’ailleurs), et donc j’enchaîne directement sur ce beau projet de film sur Fukushima, avec appel à coproductions. On donne ce que l’on veut, on peut avoir le DVD si le projet aboutit, l’on trouve toutes les informations ainsi que le trailer (prenant, le trailer) ici :

Printemps à Hanamiyama (Fukushima) – sur Touscoprod
– pitch, édito, dons et news

Printemps à Hanamiyama : la vidéo trailer – sur DailyMotion Lire la suite

Billet germinatif sous un épais manteau neigeux. Je vous propose, entre deux phases de blanche contemplation, d’écouter les leçons de Dame Nature et d’imiter les increvables perce-neige, petites clochettes de fin d’hiver, premières à éclore, à résister. A vivre. Sortez les pouces verts ;)

Il se trouve donc qu’approche la Lune des Tempêtes, paraît-il, ce qui fait écho à la fois avec ses promesses de fertilité et de purifications internes comme externes, et avec ce froid saisissant qui surprend tout le monde – et pas seulement les trois boulets habituels qui s’empressent de beugler « hébé il est où le réchauffement climatique, là, alors, hin hin ! », oubliant même la notion élémentaire de moyenne annuelle (bref). Curieux comme on semble s’être à ce point déconnectés d’un phénomène parfaitement naturel, et qu’on se sente bloqués et tout perdus, même ici – c’est d’un joli, si vous saviez -, de ce qui n’est après tout que « de la neige en janvier ! » comme dirait le vieux Bilbo.
Lors, cette Lune Tempétueuse a cette année comme des airs de message, massif et coupant, comme des sons d’alerte grandeur nature, en mode « hé ho, arrêtez de déconner avec le climat, là, parce qu’il y a des conséquences, lourdes, très lourdes… »

De mon côté, je suis en même temps plutôt rassurée que l’hiver reste encore un peu l’hiver, tant il a mis de temps à venir, et tant je guettais les signes de blancheur sur mon paysage quotidien… Bien sûr, je n’enlève pas la chance d’être au chaud, parce qu’en congé et parce qu’ayant un domicile, fixe et plein de bûches, c’est vrai. Lire la suite

Hello people, il est 6h04 et je ne prescris pas de la bonne humeur mais de la lecture. Il faut lire ce blog. Pas le mien mais celui d’Alain de Halleux, nommé Message in a bottle – carnet de voyage / Fukushima : From the kids of Fukushima to the world. Je l’ai découvert il y a une heure, via un article listant implacablement les dix plus grosses aberrations récentes de la situation japonaise post-catastrophe (ou per-catastrophe puisque cela continue à brûler), qui a fait réagir plusieurs d’entre nous sur le rézosocio que vous savez.

Phase 1 // L’on peut commencer, plus bref et bourré d’infos que vous ne croiserez pas ailleurs, par l’article Que se passe-t-il au Japon sur le Blog de Fukushima, pour saisir un peu à quel point cela nous dépasse, si l’on ne l’a pas déjà lu et pris en pleine gueule.
Où l’on comprendra, entre mille nouvelles hallucinantes, cette histoire sinistre de bonne humeur.

*

Phase 2 // Ensuite, je reprends ici le début de nos impressions, juste pour être dans la continuité, et parce que le Message en bouteille fait écho à plusieurs choses, mais c’est un tel prisme…

Alors voilà, mes copines et moi, on lit le truc et on dit ça : Lire la suite

…Yamadori en V.O. japonaise. Terme bien connu des bonsaïka, yamadori se réfère à de petits arbres prélevés en milieu naturel, choisis pour leur forme, étrangeté, allure particulière, rempotés puis travaillés en bonsaï. A l’origine ‘oiseau de montagne’ correspond aux hommes chasseurs de beauté, si l’on veut, qui s’en allaient dénicher, et déterrer, ces spécimens très recherchés pour leur originalité voire leurs défauts, modelés par des conditions difficiles, de vent, d’exposition, de situation, donnant des formes impossibles à retrouver sur de classiques sujets semés en pépinière.

Et alors ? Alors j’adore ce mot, voilà tout, pour sa sonorité, son sens, ce qu’il représente, et sa capacité à déployer ses ailes sur mon obsession japonisante qui n’est pas prête de se calmer ^_^

Je viens de clamer précédemment que je papoterais ici moins souvent et donnerais moins de liens – avouons que la grosse charrette précédente fait déjà office d’archives, pour une raison que personne ne peut m’expliquer, il y a toujours une disproportion étonnante entre nombre de visites et nombre de clics sur lesdits liens… bref, cf. papotage antérieur -, et je m’emploie donc ce soir à tapoter/papoter juste de ma pomme, pour le plaisir et les petites et poussantes joies du moment :)

La chose grise, plate et fortement addictive nommée l’ordi, donc, est passée au bloc et devrait revenir avec une nouvelle carte mère, et les données bien conservées dans le disque dur (si j’ai bien retenu). J’attends encore de voir pour y croire, et pour profiter des vacances pour me rattraper sur des big sauvegardes (la faute à une foi aveugle dans la religion du Mac, je crois bien, avant sous PC je sauvegardais tout précieusement, et au passage au Mcbook je me suis complètement lâchée… error !). Mais globalement c’est un gros ouf qui s’annonce ^_^

Sur ce, avant-hier me tombe dans les bras, peu après un bouquin de menuiserie ancienne, un trop joli beau livre bonsaïesque, repéré en mai-juin lors de mon plongeon initial, et intense, dans le monde un peu dingue des arbres en pot. « Bonsaï, la Nature et le Temps« , de l’espagnol Luis Vallejo. Lire la suite

Comment dit-on « île du bonheur » ou « île de la fortune » en japonais ? La réponse en bout de billet. En attendant, et comme dans l’ancien temps de ContreChant, une grosse moisson au milieu d’une longue absence.

Prologue : l’impossible billet.

… Ou comment résumer en quelques lignes (rapides, brèves, toujours la vitesse virtuelle qui nous rattrape et nous double), à la fois les voies du virtuel, donc, qui nous parlent d’un monde très – trop – réaliste, incarné, où tout vit et souffre, et où un peu de joie, aussi, quand même / et dans le même temps dédoublé, les routes réelles de notre vraie vie tridimensionnelle, où il se passe bien des choses cette année, du beau, du triste, du terrible, du génial. Mouvances climatiques sous le ciel du Nid et ailleurs, chantier complet, dans les tribus proches, dans les cœurs battant à l’unisson avec les nôtres.

Donc bien sûr, je ne peux vous parler de tout ça, de ces routes du réel, ici, d’autant que certain-e-s sont déjà au fait des actualités privées. Je pourrais, à nouveau, expliquer en détail ce que je ne sais pas très bien moi-même, à savoir, les raisons de cette présence en pointillés, en ce moment, sur la Clef et ailleurs. Certaines évidentes, d’autres plus obscures, et toujours, de plus en plus, le problème de l’ambivalence face à l’ordi/l’écran/les téléphones, comme une pierre dans mon jardin, qui me regarde et rigole de ma perplexité face à son paradoxe foncier. Bref.
Je vous épargne la suite de la tirade, et comme vous pouvez le constater au vu des effluves qui émanent de l’office de Cuivre & Cumin, quand je n’ai plus le temps ou le nerf pour me péter le dos sur mon ordi et que je ne suis pas au travail / au jardin / au lit / au livre, je cuisine un peu.

Sauf là de suite. Lire la suite

Mangez Buvez Gavez - sur Tramage.comGrains égrenés, semés au vent… S’il fallait ne passer qu’un témoin parmi les quinze de cette triste semaine, ce serait celui-ci, que je vous conseille sans réserve : le court-métrage « Mangez Buvez Gavez », de David Myriam (voir son site ici, et puis Tramage d’où est issu le dessin de tête), qui montre brillamment et douloureusement quelque chose que je connaissais – la torture des oies par la pratique du gavage – à l’aide d’une technique d’animation que je ne connaissais pas – le dessin-performance sur sable & lumière.

Vais-je vous gaver avec les oies gavées ?
Vous ferai-je l’affront de rappeler l’existence de Stop Gavage, dont je parlais à l’occasion d’un Noël antérieur, dans ce petit billet ?
Ou laisserai-je opérer la magie du souffle sur le sable ?

Voilà une œuvre estimable, émouvante, énervante, dé-tranquillisante. Voilà, comme le nom l’indique, enfin, ce que devrait toujours être l’art : de l’art engagé. Aussi fort politiquement et symboliquement que réussi et inventif esthétiquement. S’il en reste pour dire que l’art ça ne sert à rien… Ben, qu’on leur donne un cœur. Lire la suite

Sauver le savoir et restaurer la pratique de l’herboristerie / sauver des serres historiques à Auteuil ; voici les deux actions-germinations de ce soir. Pardon de la grande brièveté du billet, entre chat boîteux local et séisme global, j’ai le coeur en fusion moi aussi. Vous trouverez donc les infos dans les liens donnés.
Plantes encore et toujours. ça bouge du côté des herboristes (et des wannabe :P), suite au grand danger dans lequel se retrouve la phytothérapie actuellement, malgré (ou à cause de) un intérêt toujours plus important de la population pour cette médecine naturelle. L’Association pour le Renouveau de l’Herboristerie lance un appel :

La Garance Voyageuse – appel pour le renouveau de l’Herboristerie

Comme indiqué dans le lien, on peut envoyer un mail de soutien pour cet appel qui pose les objectifs suivants : Lire la suite

…Et en profiter vite car le streaming – légal – n’est en place que quelques jours ! Au programme de ce stimulant documentaire sur les eco-warriors de par le monde, encore des désobéisseurs pas-assis-pas-couchés-et-pas-d’accord :

Ils ont établi leur camp dans la canopée des séquoias de Californie du Nord ou de l’Oregon. En rupture avec l’American way of life, ils ont décidé de donner leur temps, et pour certains leur vie, à la protection de la nature. Leurs inspirateurs sont des poètes et des philosophes comme Henri David Thoreau (l’auteur de La désobéissance civile). Ils ont des airs angéliques, tiennent des propos fondés mais qui sonnent le plus souvent utopiques. Ailleurs, ces nouveaux guérilleros éperonnent les baleiniers japonais en Antarctique ou s’accrochent au-dessus des voies ferrées pour bloquer les trains de déchets nucléaires en Allemagne. Parfois, pour défendre ce à quoi ils croient, certains basculent dans l’illégalité, s’en prennent aux forestiers ou aux exploitants de bois, sabotent des laboratoires de vivisection ou brûlent des 4×4. Ils sont alors forcés à la cavale ou à la clandestinité.
Pour le FBI, ce sont des terroristes. L’agence fédérale les a officiellement désignés comme la seconde menace pour la sécurité intérieure des États-Unis après Al-Qaida. Elle fait peser sur ces militants verts une répression féroce et sans précédent. Le Animal and enterprise terrorism act, un volet spécial des Patriot acts américains adopté sous la pression des lobbies industriels, donne désormais la possibilité aux autorités de réprimer toute forme de protestation. Des avocats défenseurs des libertés publiques et des ONG comme Greenpeace dénoncent cette dérive liberticide, aux États-Unis comme en Europe.

Chemin des marins et des suspendus aux arbres :

LES INSURGES DE LA TERRE – Documentaire 53 mn – sur Arte.tv

Je le vois avant écroulement du mercredi et je reviens en dire un mot dès que possible, et citer quelques extraits de l’article du Canard de ce jour. Thoreau Rules ! :)

(En images, le drapeau de Sea Shepherd piqué sur NeoPlanete, lien & infos dans la colonne de dextre. Pardon du passage en éclair !)

+ + + EDIT : LES LIENS PIRATES + + +

Une mini-plongée en eaux anarcho-écologistes et voici la moisson marine / forestière : Lire la suite

Une valse à trois temps… Bien des fronts à occuper, bien des lettres à envoyer, bien des pierres à lancer. Vite, trop, et loin, pas assez, voici des choses à faire, à signer, à lire, parce que je compte sur vous qui avez la gentillesse de me lire et que je ne sais pas faire autrement.
Les clefs du soir : Ours / Forêt / Gaz de schiste. Plus un numéro supplémentaire avec une autre lettre d’un monsieur qui a un peu d’honneur, et que je ne connais pas, et d’une demoiselle qui n’en manque pas, et que j’aime bien.

§

Patte.

Je commence donc par une lettre à envoyer, assez pressée (avant le 4 février…) et pas seulement pour les habitants des Pyrénées, pour répondre à une consultation sur la réintroduction d’une ourse en Béarn en 2011. Lire la suite

Vaste et infinie promenade que celle entre les plantes, qui soignent, qui réparent, qui apaisent. S’en tenir aux plantes médicinales pourrait paraître réducteur, mais le sujet est en lui-même si étendu qu’une petite percée d’apprentie herboriste dans la forêt des livres permettra de débroussailler un peu – et de se faire plaisir beaucoup.

Loin d’être exhaustif, bien sûr, mon rayon « herboristerie » se targue de quelques exemplaires que je suis bien contente de retrouver, et se lit non pas d’une traite mais en étoile, en petits bouts, en consultations épisodiques… Et se trouve être très mélangé avec des sujets proches, sans être spécifiquement médicinaux, tels que les arbres (penser à une B-Bulle arbresque), le jardinage biologique, la cuisine des plantes sauvages, etc.
Je commencerai donc par mes préférés, et me retiendrai d’y adjoindre tout plein d’autres choses sur les jardins, la botanique, et les brins de paille révolutionnaires. Lire la suite

Un moment que je souhaitais relayer les actions de Sauvons la forêt. L’on parle ici, bien sûr, des mille mains de la Forêt Mondiale. Et sous la pluie du jour, d’un de ses morceaux les plus éclatants, et le plus ancien puisqu’antérieur à 100 millions d’années, la forêt tropicale malaisienne (mais aussi indonésienne), actuellement détruite et dévastée par la culture de l’huile de palme, destinée à fournir des centrales électriques à Hawaï. La lettre, je l’annonce, est à envoyer en ligne et c’est fort simple, cette fois :

HAWAI : LES CENTRALES ELECTRIQUES A L’HUILE DE PALME DETRUISENT LES FORETS TROPICALES

Chez ce collectif décidément bien actif, une autre cyberaction récente concerne plus particulièrement les animaux & les marques de luxe. Mais l’on est toujours en Indonésie… Et je préviens les âmes sensibles, ou plus exactement les âmes tout court, que la lecture de l’argumentaire est un peu une épreuve, puisque l’on suit les tortures infligés aux reptiles (protégés qui plus est) qui vont finir en bracelets de montres suisses… Défilement rapide :

GUCCI, HERMES, CARTIER & Co : STOP AU MASSACRE DE REPTILES EN INDONESIE

Pour rester dans le sujet – brièvement au vu de l’horreur de la chose -, je rappelle l’existence de Fourrure Torture, avec des informations, si l’on a le courage, et des actions.
Je précise la difficulté inhérente à ces actualités, parce que pour moi c’est le genre d’assoces que je vais pêcher sur un réseau social bien connu, et dont je dois vite vite stopper l’arrivage des actualités, tellement ça m’écœure et m’attriste.

Je sais que l’on peut toujours rétorquer qu’il est un peu vain de combattre l’utilisation des peaux de reptiles et des pelages de mammifères si l’on persiste à consommer et financer l’industrie du cuir et de la laine, qui englobe des quantités de bêtes incomparables avec le nombre de bracelets de montres Gucci, et qui est, sans exagérer, un enjeu crucial concernant les souffrances animales. Justement, c’est un sujet à creuser. Et je dois dire qu’il n’est pas si difficile que ça de *ne plus* acheter d’objets incluant cuir et/ou laine ; un peu plus ardu de jeter lesdits objets déjà en ‘circulation domestique’, bien sûr.

Allez, il y a donc des foultitudes d’actions possibles. Vous remarquerez que n’ayant pas eu le coeur d’illustrer ce billet avec des photos de désastreuses coupes à blanc sur des terrains détruits envahis de machines oranges, j’ai préféré cette belle photo de la forêt tropicale de la vallée de Danum, à Bornéo en Malaisie, trouvée sur un forum d’amoureux des sauriens, Le Monde des Reptiles. Qu’ils pardonnent mon emprunt, c’est pour la bonne cause. :)

(& pour achever de se remonter le moral, une nouvelle part de gâteau au matcha et un autre billet aux links ravigotants ^_^)

Trois fois deux. Deux pétitions tombées dans le nid, primo, en plein réchauffement climatique et informatique. La première, en anglais, vient de Planète sans visa – où l’on lira avec tristesse et écœurement, pour moi du moins, les dernières nouvelles déprimantes concernant la réintroduction de l’ours – et consiste à protéger le site russe de la ‘Khimki forest’. La seconde, en français, vient de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, et consiste à protéger l’habitat en danger d’un genre de passereau nommé tarier des prés.

Suivre le vol d’oiseau :

SAUVER LA FORET RUSSE DE KHIMKI (CONTRE VINCI)
– sur Planète sans visa,
infos & lien pétitionnesque dedans

NON A LA DESTRUCTION DU SITE DE MALBOUHANS
– LE TARIER DES PRES MENACE

Deux réflexions express, deuzio.
Je ne vais peut-être pas céder à l’envie de faire tout de suite un petit bilan de cette première année bloguesque (une bougie le mois prochain), je n’ai pas enregistré les requêtes bizarres qui s’effacent au fur et à mesure (à part que les arrivants cherchent surtout à apprendre la clef de fa ^_^), et mon nombre de visiteurs est tout à fait confidentiel, quoique de qualité, comme on a pu voir ;) …Et le changement cutané ne va pas se faire aussi vite que prévu, toute embrouillée que je me suis mise dans les noms de domaine, et passage bien trop compliqué pour moi vers le .org. Mais bon.

Mais, donc, deux petits trucs d’ores et déjà.

D’abord, j’ai réalisé que les coups de gueule font plus ou moins un carton, en comparaison d’autres formes de billet. Lire la suite

Avec l’opération Carré Vert, on peut acheter des lopins de Sierra colombienne pour « rendre la terre à ses gardiens« , en l’occurrence aux Indiens Kogis. Pour une action concrète, utile, à la portée de tous – on peut acheter des petits petits bouts, et même planter des arbres, un peu comme dans le projet Trees for Life en Ecosse -, suivez le sentier :

TCHENDUKUA, ici et ailleurs
– OPERATION CARRE VERT

Le projet, plus qu’avancé et très cohérent (pour le coup), est issu de la persévérance du géographe Eric Julien, un gars qui vit sa vie sauvée par les Kogis et qui en partant demanda comme ça « que puis-je faire pour vous aider ?« … Il avait posé la bonne question ! Les détails de cette histoire et du parcours du monsieur sont audibles sur les podcasts de l’émission Terre à Terre de France Culture, c’est une émission titrée La relation homme-nature (2).

Acheter la terre pour la rendre aux Indiens, donc ; y (re)planter les bases d’une nouvelle forêt ; mais aussi rendre à nouveau accessibles des sites sacrés, des lieux de culte, car aux yeux des Kogis la Terre n’est pas juste un assemblage de propriétés ou un terreau productif, elle… est.
L’association Tchendukua s’occupe même de retrouver et racheter (car c’est payant !) des objets rituels, funéraires, recelés et vendus par les pilleurs de tombes.

Bon, c’est eux qui en parlent le mieux, je transfère donc ici intégralement le « message des Kogis » (c’est moi qui souligne) :

Les petits frères abîment tout,  pas seulement la Sierra, non ils abîment la terre, la nature, ils ne respectent rien.  Au début, beaucoup de Kogis ne vous croyaient pas.. Ils pensaient que vous étiez comme les autres, que vous veniez acheter la terre pour vous. Beaucoup de gens viennent ici pour prendre, utiliser, se servir. Ils ne protègent pas les choses, ils ne les pensent pas, ils les utilisent. Maintenant on voit que si, c’est vrai, vous travaillez vraiment pour la Sierra, pour essayer de redonner de la force à la nature. Lire la suite