Category: Vestibule


La Clef des champs

Marches d'ombre & feuilles de lumière

Il est des moments où il faut savoir partir. Fût-ce de chez soi.

Savoir faire silence, résister à la tentation éternelle de répondre, toujours répondre, toujours se justifier, se défendre ou contre-attaquer. Tentation renouvelée, et redoublée pour les bretteuses verbales dans mon genre, de répondre pour ne pas laisser courir les mensonges, fleurir les rumeurs, pourrir les situations ; de répondre pour rétablir, ou avoir l’illusion de rétablir, une quelconque vérité, tenter de renouer les fils des compréhensions perdues. Illusion de batailler contre les interprétations délirantes, contre les procès d’intention ingagnables, contre les structures malades d’elles-mêmes, comme si je ne savais pas, à force, qu’on ne combat pas le délire, et par le raisonnement, la rationalité et l’empathie, encore moins, bien sûr – ces trois choses étant si cruellement absentes desdites structures. Tentation prégnante. Illusion.

Bref.
Savoir se taire, chausser ses souliers et partir.
Sans espoir ni volonté de justice, de compréhension ou d’amélioration, juste en lâchant l’affaire. Tel est le fabuleux conseil, conseil-qui-n’en-est-pas-un (heureusement), du trente-sixième hexagramme, tirage salutaire, Lumière Obscurcie.
Quiconque n’a jamais tiré les tiges d’achillée – ou les cure-dents du pauvre ! – ou lancé les pièces du Yi Jing ne peut peut-être pas appréhender l’intensité du soulagement, la puissance du message, la puissance tout court de cet astrolabe incroyable. Mais peut éventuellement, aux virages de son existence, ressentir le frisson de fraîcheur et la sensation enivrante des yeux lavés de leurs taies, de ce truc fou, fou au bon sens du terme, fou parce que si sain dans un monde parfois si malsain, de la récupération du libre arbitre.

Rien ne peut s’opposer assez vivement, assez rageusement, à cette sensation-là. Rien.
Plus rien n’a de force, plus rien n’a de prise.
Plus que la liberté, le libre arbitre.
Bon sang que c’est bon.
Et se dire, comme quand on essaie ses nouvelles lunettes, et qu’on y voit clair, net, pour la première fois depuis si longtemps, et que l’on s’amuse à dénombrer chaque petite feuille de chaque petit rameau de l’arbre tout là-bas, auparavant tache verte, poétique et toute floue :
« Mais comment je faisais, avant. » :)

Allez, tout cela est bien sibyllin, comme une lumière obscurcie, un peu. (J’ai fait d’autres tirages depuis, différents, très, j’ai même dernièrement tiré l’hexagramme opposé, qui ne portait pas un message inversé cela dit, mais dessinait une position autre, évidemment, une attente – sereine ou non, patiente ou non – d’une nouvelle phase, à bien des niveaux !)
Je voulais initialement écrire cet ultime billet sur ma Clef aimée pour dire, ben, juste, que c’était très probablement le dernier.

Je voulais l’appeler au départ ‘La Clef sous la porte‘ mais celle des champs est bien plus sympathique, et de fait, bien plus proche des réalités présentes et à venir.
Et puis celles et ceux qui me connaissent bien, savent ma tendance naturelle à laisser les portes ouvertes. :)

Ainsi soit-il, je ne compte donc pas fermer ce blog, personnel, foutraque et qui fut bien vivant, ni l’archiver au fond d’un DD externe ou d’une clef en minuscule. La Clef reste en ligne, en mémoire de tout ce qui y a été vécu, de si positif, de si motivant, de si réconfortant parfois.

Concrètement, et hors phrasés obscurs et abscons, sur les cairns du sentier centrifuge : je n’ai plus le temps de tenir un blog personnel, je l’ai beaucoup dit et puis, les dates des derniers billets antérieurs le disent mieux, c’est devenu vraiment vrai. Et cela va le devenir encore davantage, si une telle chose est possible (elle l’est).

Je me suis beaucoup étendue en ces lieux tout bleus sur ma vie personnelle, sans tout dire, il y a tout de même eu des résonances.
Sur cet aspect donc, je souhaiterais tout de même être rassurante, si jamais : ce manque chronique de temps n’est pas négatif, loin de là, la phase présente est même en passe d’être plutôt géniale sur bien des plans. Petite famille magique qui pousse à l’air libre, offrant des joies à peu près indescriptibles. Projets de pierres & de saules qui se concoctent, avec la plus grande et la meilleure moitié qui puisse exister. Maladies endocriniennes actuellement complètement rétablies (je fais quand même gaffe aux vents contraires, toujours prompts à re-déclencher la maladie de la colère et des tremblements). Incursions dilettantes dans la jungle merveilleuse des kanji (très dilettantes hein. Tempus Fugit). Et le tout permis – malgré les passages difficiles et les deuils inachevés que constituent plusieurs pertes douloureuses dans le même semestre – permis donc par le grand saut vers mon nouveau travail, ô combien meilleur que ce que j’avais pu imaginer, si radicalement différent de mon pénible poste précédent (enrichissant mais devenu pénible voire intenable), où je m’éclate tellement et où je découvre tant de choses et de rencontres dont je n’avais pas rêvé, et où je suis au final si bien, pour l’heure, que je n’éprouve même plus ce besoin pressant de survie vitale de changer de job, de branche, d’univers. Excellente surprise, chronophage certes mais épanouissante.
Première chose.

Deuxième chose, j’ai découvert cinq ans après tout le monde ou presque l’utilisation de Twitter, toujours un peu trop addictif il est vrai, mais qui remplit mieux et plus synthétiquement une des fonctions premières de la Clef : linker, partager, transmettre, retweeter donc, ce qui m’intéressait de partager, de marque-pager, de souligner. Ce qui rend assez caduc, et bien plus lourd techniquement, la tenue à jour de ma petite Clef.
(Ah, pour Twitter : suivre, ou pas, les petits cailloux @_sumitsuki_ – le compte dans la colonne ci-contre @Fa_Cryptomeria n’est plus actif lui non plus. Tinuviel, Nienna, Petitefa, Fa Cryptomeria, Sumitsuki… Je vous épargne une autre tartine sur les noms & les peaux. Pourtant j’en aurais à dire, vous me connaissez ^.^)

Troisième chose, je ne sais pas grand-chose, ni ne fais grand cas, d’une prétendue objectivité, ou d’une neutralité toute artificielle (du moins c’est ainsi que je le sentirais, si je m’essayais à être neutre et lisse et consensuelle et ceci cela), en revanche je m’appuie beaucoup, énormément, sur l’intersubjectivité. Tout en sachant si peu des affaires humaines, je sais bien, quand même, moi, qu’on n’est rien sans les autres. Qu’on n’existe pas seul. Que nous faisons partie du monde et des autres, et que le monde et les autres font partie de nous. C’est comme ça. L’individualité forcenée, les ego terrassants, les miroirs déformants, les pièces closes et forcloses, les discours paralogiques, la solitude pure et dure (très dure quand très pure d’ailleurs), tout cela, ce n’est pas la névrose, et clairement, ce n’est pas moi.

(Passque moi je suis bien-bien névrosée, pour ceux qui suivent :D)

Alors, quid de la troisième chose ? Et bien voilà, la troisième raison de ne plus être, de ne plus être active en tout cas de cette Clef, c’est que ni moi ni ce lieu ne sommes neutres. Et que je ne compte pas débarrasser les meubles, épousseter les échos ni faire fuir les fantômes de ces beaux moments. (C’est uniquement quand je ne vais pas bien que je fais le ménage à fond, ceux qui me connaissent en profondeur savent aussi cela – et de toute façon je trouve ce truc de ménage complètement saugrenu.)
Je ne peux pas faire semblant que tout est cool et okay ici, désormais.
Et je ne peux pas repartir sur autre chose, dans la même maison. ça ne fonctionne pas. Et je n’en ai pas envie.

(Never explain, never complain. J’ai de tous temps admiré ce proverbe, autant que je l’ai trouvé incroyablement dur à tenir, en tant que ligne de conduite. Et de fait j’en ai passé, de l’énergie, de la salive, des pixels et des nuits blanches, à faire précisément l’inverse. Ci-gît donc un héroïque effort, héroïque ou pathétique selon les angles de vue, pour suivre à nouveau cette voie non tracée ^.^)

Juste partir, ne plus toucher à rien, laisser la porte ouverte.
Sans un regard en arrière ? Bien sûr que si. J’ai passé des années géniales sur la Clef de Fa, qui était un bout de moi et pas que de moi (cf. § dessus). Je ne regrette rien, comme dit la chanson et pour n’éviter aucun cliché ^.^, et je ne vais rien expliquer de plus non plus.
Voilà. C’était bien. C’était un bon morceau de vie. Merci pour ça. :)

Concrètement-le-retour, d’évidence je ne suis pas encore totalement guérie de ma Net-addiction, en témoignent les fourneaux toujours fumants de Cuivre & Cumin, les tweets en bataille et les Instagram en vrac. Et comme je l’avais évoqué vite fait avec une ou deux qui le savent, et qui l’ont pratiqué avant moi, j’ai commencé à ficeler ce carnet de lectures dont je parlais depuis longtemps.

Je mettrai le lien bien sûr en ligne ici, pour ceux que ça intéresse, dès qu’il sera visible, là c’est le chantier, et puis ça manque encore de matière finie, le temps, toujours, les yeux plus gros que le ventre, toujours aussi (bon je ne promets rien pour le ventre ! ;) ).
Je voulais le faire dans la foulée de ce billet d’adieu – tartinesque en diable, malgré mes bonnes résolutions, mais bon… il y a des constantes qui restent constantes, mos’ def’ ^.^ -, et puis la concordance des temps n’est pas au rendez-vous, ce n’est pas grave.
Je suis bien soulagée en tout cas d’avoir fini par avoir compris que je ne devais pas transformer la Clef en blog livresque (ce qui était l’idée initiale, mais qui ne convenait pas véritablement), mais juste, voilà, la laisser en l’état, à l’image de ce qu’elle fut et représente encore, s’ensauvager doucement, et partir au grand air sur ce nouveau projet de pierre & d’encre, assez irréaliste comme il se doit, mais dont le bidouillage m’a procuré une joie sans pareille, je peux vous l’assurer. :))

Peut-être à bientôt, donc, ici ou là, et je n’ai plus d’autres mots que ceux-ci, toujours au cœur :

Prenez soin de vous,
et allez en paix.

:*

*

Doigts violacés

Vers un rêve de printemps

Les cryptomères

*

Sumitsuki

*

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(Note pour les lecteurs de Clef : attention, billet long et pas drôle. Ceci est un mail envoyé aux auteurs de l’article, et en copie, billet déposé ici pour mémoire – justement. Il est conseillé, pour en comprendre la raison, de lire d’abord et surtout l’article en question, chez ‘Les mots sont importants’, lien ci-dessous. Et il est plus que recommandé de rebondir en mode Perce-neige du billet précédent, autrement plus positif et engageant ; j’aurais voulu ne pas poursuivre la semaine sur une note si sombre, mais parfois il le faut. A très vite donc, et plantez plein de graines !!)

§

Bonjour,

un courrier que je voulais rapide, mais qui sera long, pour vous remercier, grandement, de ce texte tout juste paru sur Les mots sont importants intitulé Violence Normale Supérieure, et qui revient sur les diverses formes de discriminations violentes à l’œuvre à l’Ecole Normale Supérieure.

J’ai donc lu votre document. J’ai eu l’impression de replonger sans préavis dans la première moitié de mes années de médecine.

Ce n’était donc pas l’ENS mais pourtant, que de similitudes, que de sentiment de triste et sale familiarité dans ce que j’ai lu. L’ambiance sexiste ordinaire, la grossièreté crasse à tous les étages, le racisme à peine voilé quand il n’est pas claironné, et puis, oui, il était important de le souligner, ce racisme de classe encore plus présent, fort, détestable, dégueulasse. Lire la suite

…Yamadori en V.O. japonaise. Terme bien connu des bonsaïka, yamadori se réfère à de petits arbres prélevés en milieu naturel, choisis pour leur forme, étrangeté, allure particulière, rempotés puis travaillés en bonsaï. A l’origine ‘oiseau de montagne’ correspond aux hommes chasseurs de beauté, si l’on veut, qui s’en allaient dénicher, et déterrer, ces spécimens très recherchés pour leur originalité voire leurs défauts, modelés par des conditions difficiles, de vent, d’exposition, de situation, donnant des formes impossibles à retrouver sur de classiques sujets semés en pépinière.

Et alors ? Alors j’adore ce mot, voilà tout, pour sa sonorité, son sens, ce qu’il représente, et sa capacité à déployer ses ailes sur mon obsession japonisante qui n’est pas prête de se calmer ^_^

Je viens de clamer précédemment que je papoterais ici moins souvent et donnerais moins de liens – avouons que la grosse charrette précédente fait déjà office d’archives, pour une raison que personne ne peut m’expliquer, il y a toujours une disproportion étonnante entre nombre de visites et nombre de clics sur lesdits liens… bref, cf. papotage antérieur -, et je m’emploie donc ce soir à tapoter/papoter juste de ma pomme, pour le plaisir et les petites et poussantes joies du moment :)

La chose grise, plate et fortement addictive nommée l’ordi, donc, est passée au bloc et devrait revenir avec une nouvelle carte mère, et les données bien conservées dans le disque dur (si j’ai bien retenu). J’attends encore de voir pour y croire, et pour profiter des vacances pour me rattraper sur des big sauvegardes (la faute à une foi aveugle dans la religion du Mac, je crois bien, avant sous PC je sauvegardais tout précieusement, et au passage au Mcbook je me suis complètement lâchée… error !). Mais globalement c’est un gros ouf qui s’annonce ^_^

Sur ce, avant-hier me tombe dans les bras, peu après un bouquin de menuiserie ancienne, un trop joli beau livre bonsaïesque, repéré en mai-juin lors de mon plongeon initial, et intense, dans le monde un peu dingue des arbres en pot. « Bonsaï, la Nature et le Temps« , de l’espagnol Luis Vallejo. Lire la suite

 

Centième billet pour la Clef ! Tempêtes pétaradantes, passages de caps verts et roulis de rêves à lire, la météo de mon bateau-Clef n’est pas d’humeur à se calmer, il faut croire. Tant mieux, ou tant pis, ou tant qu’il faudra, dans un joyeux souk. :)

Matelots, venons-en au fait. Un vent mauvais souffle sur la blogosphère littéraire critiqueuse.
De méchantes habitudes, qui sont en fait en place, peut-être, depuis un bail, mais étant née de la dernière pluie (de feuilles), votre capitaine ci-présente ne s’en est aperçue que fort récemment. Consultant ma consoeur ès voyages livresques, via astrolabes luisants & compas tournoyants, nous nous penchâmes sur la cartographie de la situation à travers les petits et grands atlas virtuels où nous zonons de concert. Diantre quelle phrase. (Mais bon, c’est le 100ème, je sors les candélabres, le vin d’oranges et les passés simples).

Que vîmes-nous ainsi ployées sur nos parchemins pixellisés, assez marries mais surtout fort écoeurées de notre constat commun, eh bien, la chose suivante : les critiques de livres sur les blogs francophones amateurs sont – parfois – des gros vendus.
Ou des petits vendus, mais des vendus quand même.
Ou des pas vendus mais pas bien sérieux.
Ou des sérieux mais pas pertinents.
Ou bien trop nombreux par le chiffre et beaucoup trop similaires par le contenu.
Ou, ou… la liste pourrait être infinie, et nous pourrions, me direz-vous avec pertinence, commencer par nous-mêmes. Bref. De vastes différences de qualité, de quantité, d’expérience ou de tâtonnements, et de grandes divergences d’objectifs, de thèmes et de positionnements, il y aura toujours. Ce n’est pas le problème. Et je suis pour la blogodiversité.

Le problème, de taille, est la faim dévorante qu’ont certains professionnels de la profession, éditeurs et distributeurs (et parfois auteurs), pour cette manne offerte à tous que constitue un critique littéraire amateur, qui remplit son petit blog de chroniques personnelles, et qui fait ainsi, en bien comme en mal (la distinction semble tout à fait secondaire), tout plein de publicité pour les livres ainsi lus et critiqués. Lire la suite

Blue Bubbles

Bulle bleue et papier kraft, mutation imprévue en attendant (encore un petit moment, il semblerait) le vrai saut vers le .org. J’ai profité de cette armistice gris-bleu pour mettre ma peau d’hiver, balayer un peu dans ma petite bulle blogueuse, bricoler assez grossièrement une bulle rouge, voisine, pour y loger quelques recettes & considérations de cuisine (c’est dans la colonne de droite mais aussi là : Cuivre & Cumin), trier mes quelques liens, avec une petite frayeur buguesque, et renoncer pour la semaine en cours, voire pour le mois en cours, à réserver encore plus de temps pour me mettre au virtuel déménagement, qui ne laisse de m’angoisser.

En résumé, j’ai donc un nom de domaine qui ne me sert pour l’instant à rien (même s’il ne coûte pas grand chose), mais surtout une bonne petite surprise de m’être laissée attraper par cette skin toute en bulles – souvenir visuel infiniment tendre d’un papier peint face auquel je m’endormais quand j’avais à peine trois ans, dans une petite maison depuis longtemps quittée… j’avais très peur du loup. Et c’était mes premiers livres… :)

Comme nous nous entretenions de ça récemment avec une certaine Psyché hantant assidûment les lieux ^_^, il est probable que le changement de peau induise un certain changement d’écriture. Je n’avais pas vraiment prévu ça, je me suis laissée guider au gré du vent frais, et donc nous verrons bien. Il me reste également à retailler les photos, trier ces catégories toutes mélangées, plein de petites choses… Et j’ai toujours plein de billets-brouillons, et toujours pas assez de temps, mais ça c’est un air connu sur cette Clef comme sur d’autres portées ;)

Je constate d’ores et déjà que j’ai ici un peu plus de lisibilité (ce n’était pas dur de faire mieux), une taille de police un peu moins minuscule et une colonne principale un peu moins étroite… Et c’est encore plus agréable pour les commentaires, qui demandaient jusqu’alors des lunettes laser ;)

L’heure étant presque tardive, je retourne à la séance revival Alias saison 2 – elles étaient bien tout de même ces premières saisons, peut-être que cette fois j’irai jusqu’au bout de la série !

Bises bleues, à très vite, ici ou en zone rouge cuivrée !

Time machine – 49 eyes

Une machine pour laver mon linge
Une machine pour laver ma vaisselle
Une machine pour mixer mes aliments
Deux machines pour chauffer mes aliments
Une machine pour refroidir mes aliments Lire la suite

Galets virtuels pour mon carnet de voyage palestinien. Récit et photos de cette mission civile, avec deux ans de retard, de gestation et de mille questions sans réponse, sont déposés ici :

Petits Cailloux de Palestine

En guise d’introduction…

2008… Petits Cailloux de Palestine se veut le lieu où je tente de semer quelques galets, notes et photos, de mon -si bref- voyage palestinien.

Sachant que l’on ne dira jamais assez, et jamais assez bien. Qu’il restera toujours un doute sur l’efficacité de la transmission, la réalité du message, la foi ou la (dé)raison que l’on place dans tout cela. Et sachant que se taire sera pire. Mais qu’importe. Allons-y, Yallah. (…)

Pendant réel au carnet virtuel, une petite partie de ces photos sera exposée en Ariège, à la Batteuse Hydraulique d’Audressein, du 14 août au 19 septembre :

…Et voilà. Je ne fais pas trop long (le blog dédié l’est suffisamment), je vous souhaite une bonne lecture et éventuellement une bonne expo :)

(Et vous ne pouvez pas vous imaginer,
même si ce n’est pas grand chose
et même si c’est avec des années de latence,
ce que ça me soulage d’arriver *enfin*
à faire passer ce lien et cette affiche :) )

Trois fois deux. Deux pétitions tombées dans le nid, primo, en plein réchauffement climatique et informatique. La première, en anglais, vient de Planète sans visa – où l’on lira avec tristesse et écœurement, pour moi du moins, les dernières nouvelles déprimantes concernant la réintroduction de l’ours – et consiste à protéger le site russe de la ‘Khimki forest’. La seconde, en français, vient de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, et consiste à protéger l’habitat en danger d’un genre de passereau nommé tarier des prés.

Suivre le vol d’oiseau :

SAUVER LA FORET RUSSE DE KHIMKI (CONTRE VINCI)
– sur Planète sans visa,
infos & lien pétitionnesque dedans

NON A LA DESTRUCTION DU SITE DE MALBOUHANS
– LE TARIER DES PRES MENACE

Deux réflexions express, deuzio.
Je ne vais peut-être pas céder à l’envie de faire tout de suite un petit bilan de cette première année bloguesque (une bougie le mois prochain), je n’ai pas enregistré les requêtes bizarres qui s’effacent au fur et à mesure (à part que les arrivants cherchent surtout à apprendre la clef de fa ^_^), et mon nombre de visiteurs est tout à fait confidentiel, quoique de qualité, comme on a pu voir ;) …Et le changement cutané ne va pas se faire aussi vite que prévu, toute embrouillée que je me suis mise dans les noms de domaine, et passage bien trop compliqué pour moi vers le .org. Mais bon.

Mais, donc, deux petits trucs d’ores et déjà.

D’abord, j’ai réalisé que les coups de gueule font plus ou moins un carton, en comparaison d’autres formes de billet. Lire la suite

Tadaam ! La Clef de Fa est toute heureuse d’annoncer la mise en ligne du site de DaikuKo, artisan du bois. Pour donner vie à des projets sur mesure de meubles, agencements, menuiseries et encore plein d’autres choses, ne pas hésiter à visiter, prendre contact ou faire connaître ^^.

Suivez le petit ninja :

DaikuKo.com

Et ce beautiful site pas-comme-les-autres a été façonné chez Studio C46.

Pour connaître le sens de ce mystérieux mot, la réponse est dans le site. Bonne visite… ;-)

…Avec des chauds schémas dedans ! Un très didactique billet du Monde Diplo, plein de cartes qui expliquent tout bien la rouge évidence. CO2 qui crève le plafond d’ozone, courants marins, cycle du carbone, effet de serre les dents (restons soft), des cartes à caler dans les écoles,  les gueuloirs, et en fait partout.

C’est là :

CHANGEMENTS CLIMATIQUES – LE GRAND TOURNANT

Et pour les facebook-free, je remets ici la grève du steack ! Tadam : Lire la suite

Ricochets

Premiers retours… notre choix récent ne laisse pas vraiment indifférent, les réactions sont variées mais plutôt good dans l’ensemble (EDIT : Nan, en fait, elles sont vraiment variées). Quand on touche à la bouffe, on touche profond.
Extraits et initiales
: Lire la suite

C’est-à-dire : La puissance du grand se transformant en La percée. Comme ça vous saurez tout ou presque sur Bibi, qui n’a pas tiré des tiges d’achillée ni des pièces de monnaie, mais des cure-dents, et qu’a du Yang plein les pognes.
Hein ?
C’est juste  ma première expérimentation de la trame du Yi King, où tout le monde a pris sa claque, et où les mathématiques les plus logiques sont le pendant de la vibration spirituelle la plus éclatante.

Ai fini par dénicher, toute à ma découverte fébrile — suite à l’introduction avec le poche Yi King, pratiques et interprétations de Sam Reifler chez Albin Michel –, dans le fatras virtuel :
une petite biblio commentée chez Taosophie, à creuser (après creusage, c’est le Wilhem et le Schlumberger qui ressortent),
– et surtout un lieu comme une bibliothèque de classiques chinois, chez l’Association Française des Professeurs de Chinois, bref, plein de choses pour faire le vide.

C’est rigolo, c’est un peu comme le tarot mais en fait point du tout, mais non mais si. ^^

Non aux retours forcés en Afghanistan, c’est l’appel européen que l’on peut signer ici :

FRANCE TERRE D’ASILE – APPEL EUROPEEN

Avec cette brève et utile définition du terme « réfugié » :

Le terme « réfugié » s’appliquera à toute presonne qui (…) craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays (…)
Convention de Genève, 28 juillet 1951.

Grignotées par les activités humaines, les forêts vierges du Grand Nord sont en danger de disparition rapide. Des chercheurs sonnent l’alarme.

08.10.2009 | Nikolaï Podorvaniouk | Gazeta.ru

Les dernières forêts de la Terre que l’on peut encore qualifier d’originelles, vierges et inviolées sont les forêts boréales de Russie, du Canada et d’autres pays nordiques. Une équipe internationale de chercheurs dirigée par l’Australien Corey Bradshaw a étudié leur état et les facteurs qui le déterminent, arrivant à la triste conclusion qu’elles courent à brève échéance un danger fatal, le pire auquel elles aient jamais été confrontées.

Lu sur Courrier International, la suite de l’article est ici :

LA SIBERIE SOUS LA MENACE DES TRONCONNEUSES

… A l’heure où les gros financiers de ce monde cherchent à filouter avec des crédits carbone Redd et qu’on décompte les jours avant Copenhague, une alerte (de plus, certes, mais pas moins importante) qui refroidit, sans mauvais jeu de mots… Il ne suffira pas de couper l’eau quand on se brosse les dents, hein. Il faudra bien davantage. Tout revoir, à commencer par notre place d’humains sur la Planète.
Pffff ça me désole cette nouvelle… :-(