Tag Archive: arbres


Billet germinatif sous un épais manteau neigeux. Je vous propose, entre deux phases de blanche contemplation, d’écouter les leçons de Dame Nature et d’imiter les increvables perce-neige, petites clochettes de fin d’hiver, premières à éclore, à résister. A vivre. Sortez les pouces verts ;)

Il se trouve donc qu’approche la Lune des Tempêtes, paraît-il, ce qui fait écho à la fois avec ses promesses de fertilité et de purifications internes comme externes, et avec ce froid saisissant qui surprend tout le monde – et pas seulement les trois boulets habituels qui s’empressent de beugler « hébé il est où le réchauffement climatique, là, alors, hin hin ! », oubliant même la notion élémentaire de moyenne annuelle (bref). Curieux comme on semble s’être à ce point déconnectés d’un phénomène parfaitement naturel, et qu’on se sente bloqués et tout perdus, même ici – c’est d’un joli, si vous saviez -, de ce qui n’est après tout que « de la neige en janvier ! » comme dirait le vieux Bilbo.
Lors, cette Lune Tempétueuse a cette année comme des airs de message, massif et coupant, comme des sons d’alerte grandeur nature, en mode « hé ho, arrêtez de déconner avec le climat, là, parce qu’il y a des conséquences, lourdes, très lourdes… »

De mon côté, je suis en même temps plutôt rassurée que l’hiver reste encore un peu l’hiver, tant il a mis de temps à venir, et tant je guettais les signes de blancheur sur mon paysage quotidien… Bien sûr, je n’enlève pas la chance d’être au chaud, parce qu’en congé et parce qu’ayant un domicile, fixe et plein de bûches, c’est vrai. Lire la suite

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Livres de Ruiros (Janvier)

Ce mois étant plein de bonnes résolutions, avant de passer au suivant j’en tente une ou deux. Billet double, une partie calculs savants et une partie craquages du mois ;)

§

RECTO

Lors donc, les maths livresques.
En discutant dans le billet précédent, j’ai réalisé l’inflation galopante et débordante des lectures en attente, en retard, en souffrance, dans mes diverses listes – et accessoirement dans mon Nid molletonné de papier. Ce qui aboutit donc au constat que voilà, qui m’a un peu décroché la mâchoire… Lire la suite

…Yamadori en V.O. japonaise. Terme bien connu des bonsaïka, yamadori se réfère à de petits arbres prélevés en milieu naturel, choisis pour leur forme, étrangeté, allure particulière, rempotés puis travaillés en bonsaï. A l’origine ‘oiseau de montagne’ correspond aux hommes chasseurs de beauté, si l’on veut, qui s’en allaient dénicher, et déterrer, ces spécimens très recherchés pour leur originalité voire leurs défauts, modelés par des conditions difficiles, de vent, d’exposition, de situation, donnant des formes impossibles à retrouver sur de classiques sujets semés en pépinière.

Et alors ? Alors j’adore ce mot, voilà tout, pour sa sonorité, son sens, ce qu’il représente, et sa capacité à déployer ses ailes sur mon obsession japonisante qui n’est pas prête de se calmer ^_^

Je viens de clamer précédemment que je papoterais ici moins souvent et donnerais moins de liens – avouons que la grosse charrette précédente fait déjà office d’archives, pour une raison que personne ne peut m’expliquer, il y a toujours une disproportion étonnante entre nombre de visites et nombre de clics sur lesdits liens… bref, cf. papotage antérieur -, et je m’emploie donc ce soir à tapoter/papoter juste de ma pomme, pour le plaisir et les petites et poussantes joies du moment :)

La chose grise, plate et fortement addictive nommée l’ordi, donc, est passée au bloc et devrait revenir avec une nouvelle carte mère, et les données bien conservées dans le disque dur (si j’ai bien retenu). J’attends encore de voir pour y croire, et pour profiter des vacances pour me rattraper sur des big sauvegardes (la faute à une foi aveugle dans la religion du Mac, je crois bien, avant sous PC je sauvegardais tout précieusement, et au passage au Mcbook je me suis complètement lâchée… error !). Mais globalement c’est un gros ouf qui s’annonce ^_^

Sur ce, avant-hier me tombe dans les bras, peu après un bouquin de menuiserie ancienne, un trop joli beau livre bonsaïesque, repéré en mai-juin lors de mon plongeon initial, et intense, dans le monde un peu dingue des arbres en pot. « Bonsaï, la Nature et le Temps« , de l’espagnol Luis Vallejo. Lire la suite

…Et en profiter vite car le streaming – légal – n’est en place que quelques jours ! Au programme de ce stimulant documentaire sur les eco-warriors de par le monde, encore des désobéisseurs pas-assis-pas-couchés-et-pas-d’accord :

Ils ont établi leur camp dans la canopée des séquoias de Californie du Nord ou de l’Oregon. En rupture avec l’American way of life, ils ont décidé de donner leur temps, et pour certains leur vie, à la protection de la nature. Leurs inspirateurs sont des poètes et des philosophes comme Henri David Thoreau (l’auteur de La désobéissance civile). Ils ont des airs angéliques, tiennent des propos fondés mais qui sonnent le plus souvent utopiques. Ailleurs, ces nouveaux guérilleros éperonnent les baleiniers japonais en Antarctique ou s’accrochent au-dessus des voies ferrées pour bloquer les trains de déchets nucléaires en Allemagne. Parfois, pour défendre ce à quoi ils croient, certains basculent dans l’illégalité, s’en prennent aux forestiers ou aux exploitants de bois, sabotent des laboratoires de vivisection ou brûlent des 4×4. Ils sont alors forcés à la cavale ou à la clandestinité.
Pour le FBI, ce sont des terroristes. L’agence fédérale les a officiellement désignés comme la seconde menace pour la sécurité intérieure des États-Unis après Al-Qaida. Elle fait peser sur ces militants verts une répression féroce et sans précédent. Le Animal and enterprise terrorism act, un volet spécial des Patriot acts américains adopté sous la pression des lobbies industriels, donne désormais la possibilité aux autorités de réprimer toute forme de protestation. Des avocats défenseurs des libertés publiques et des ONG comme Greenpeace dénoncent cette dérive liberticide, aux États-Unis comme en Europe.

Chemin des marins et des suspendus aux arbres :

LES INSURGES DE LA TERRE – Documentaire 53 mn – sur Arte.tv

Je le vois avant écroulement du mercredi et je reviens en dire un mot dès que possible, et citer quelques extraits de l’article du Canard de ce jour. Thoreau Rules ! :)

(En images, le drapeau de Sea Shepherd piqué sur NeoPlanete, lien & infos dans la colonne de dextre. Pardon du passage en éclair !)

+ + + EDIT : LES LIENS PIRATES + + +

Une mini-plongée en eaux anarcho-écologistes et voici la moisson marine / forestière : Lire la suite

Un moment que je souhaitais relayer les actions de Sauvons la forêt. L’on parle ici, bien sûr, des mille mains de la Forêt Mondiale. Et sous la pluie du jour, d’un de ses morceaux les plus éclatants, et le plus ancien puisqu’antérieur à 100 millions d’années, la forêt tropicale malaisienne (mais aussi indonésienne), actuellement détruite et dévastée par la culture de l’huile de palme, destinée à fournir des centrales électriques à Hawaï. La lettre, je l’annonce, est à envoyer en ligne et c’est fort simple, cette fois :

HAWAI : LES CENTRALES ELECTRIQUES A L’HUILE DE PALME DETRUISENT LES FORETS TROPICALES

Chez ce collectif décidément bien actif, une autre cyberaction récente concerne plus particulièrement les animaux & les marques de luxe. Mais l’on est toujours en Indonésie… Et je préviens les âmes sensibles, ou plus exactement les âmes tout court, que la lecture de l’argumentaire est un peu une épreuve, puisque l’on suit les tortures infligés aux reptiles (protégés qui plus est) qui vont finir en bracelets de montres suisses… Défilement rapide :

GUCCI, HERMES, CARTIER & Co : STOP AU MASSACRE DE REPTILES EN INDONESIE

Pour rester dans le sujet – brièvement au vu de l’horreur de la chose -, je rappelle l’existence de Fourrure Torture, avec des informations, si l’on a le courage, et des actions.
Je précise la difficulté inhérente à ces actualités, parce que pour moi c’est le genre d’assoces que je vais pêcher sur un réseau social bien connu, et dont je dois vite vite stopper l’arrivage des actualités, tellement ça m’écœure et m’attriste.

Je sais que l’on peut toujours rétorquer qu’il est un peu vain de combattre l’utilisation des peaux de reptiles et des pelages de mammifères si l’on persiste à consommer et financer l’industrie du cuir et de la laine, qui englobe des quantités de bêtes incomparables avec le nombre de bracelets de montres Gucci, et qui est, sans exagérer, un enjeu crucial concernant les souffrances animales. Justement, c’est un sujet à creuser. Et je dois dire qu’il n’est pas si difficile que ça de *ne plus* acheter d’objets incluant cuir et/ou laine ; un peu plus ardu de jeter lesdits objets déjà en ‘circulation domestique’, bien sûr.

Allez, il y a donc des foultitudes d’actions possibles. Vous remarquerez que n’ayant pas eu le coeur d’illustrer ce billet avec des photos de désastreuses coupes à blanc sur des terrains détruits envahis de machines oranges, j’ai préféré cette belle photo de la forêt tropicale de la vallée de Danum, à Bornéo en Malaisie, trouvée sur un forum d’amoureux des sauriens, Le Monde des Reptiles. Qu’ils pardonnent mon emprunt, c’est pour la bonne cause. :)

(& pour achever de se remonter le moral, une nouvelle part de gâteau au matcha et un autre billet aux links ravigotants ^_^)

Avec l’opération Carré Vert, on peut acheter des lopins de Sierra colombienne pour « rendre la terre à ses gardiens« , en l’occurrence aux Indiens Kogis. Pour une action concrète, utile, à la portée de tous – on peut acheter des petits petits bouts, et même planter des arbres, un peu comme dans le projet Trees for Life en Ecosse -, suivez le sentier :

TCHENDUKUA, ici et ailleurs
– OPERATION CARRE VERT

Le projet, plus qu’avancé et très cohérent (pour le coup), est issu de la persévérance du géographe Eric Julien, un gars qui vit sa vie sauvée par les Kogis et qui en partant demanda comme ça « que puis-je faire pour vous aider ?« … Il avait posé la bonne question ! Les détails de cette histoire et du parcours du monsieur sont audibles sur les podcasts de l’émission Terre à Terre de France Culture, c’est une émission titrée La relation homme-nature (2).

Acheter la terre pour la rendre aux Indiens, donc ; y (re)planter les bases d’une nouvelle forêt ; mais aussi rendre à nouveau accessibles des sites sacrés, des lieux de culte, car aux yeux des Kogis la Terre n’est pas juste un assemblage de propriétés ou un terreau productif, elle… est.
L’association Tchendukua s’occupe même de retrouver et racheter (car c’est payant !) des objets rituels, funéraires, recelés et vendus par les pilleurs de tombes.

Bon, c’est eux qui en parlent le mieux, je transfère donc ici intégralement le « message des Kogis » (c’est moi qui souligne) :

Les petits frères abîment tout,  pas seulement la Sierra, non ils abîment la terre, la nature, ils ne respectent rien.  Au début, beaucoup de Kogis ne vous croyaient pas.. Ils pensaient que vous étiez comme les autres, que vous veniez acheter la terre pour vous. Beaucoup de gens viennent ici pour prendre, utiliser, se servir. Ils ne protègent pas les choses, ils ne les pensent pas, ils les utilisent. Maintenant on voit que si, c’est vrai, vous travaillez vraiment pour la Sierra, pour essayer de redonner de la force à la nature. Lire la suite

…Brassée Express, ambidextres et double-vue bienvenus ! Arbre, homme, phoque, ours et puis des vagues. Il y en a pour tous les goûts,  exprès, et n’ayant toujours pas trouvé le moyen de dire simplement que tout ça, c’est pareil-tout-lié-tout-connecté, je sème à tout vent des choses à voir, à lire, à signer :

NESTLE ET LA DEFORESTATION INDONESIENNE – from Greenpeace
(c’est la Badinter qui va pas être contente)

« LE TIBET SURVIVRA-T-IL ? » – ENTRETIEN AVEC LE DALAÏ LAMA – from Tibet Info
(ben j’ai appris plein de trucs)

PETITION POUR L’ARRET DEFINITIF DE LA CHASSE AUX PHOQUES – from Fourrure Torture
(rapport au Canada et tout ça. Et aux phoques un peu aussi)

TANT QUE NOS FRERES MARCHERONT – témoignage d’un centre de rétention – from Cimade
(thx à nouveau à Hélène pour le lien, effectivement très fort et dérangeant. Comme si on y était, c’est-à-dire en enfer aléatoire)

OURS 2010 – from… Ours 2010
(pétition toujours active… et j’aime bien *aussi* les ours ^^)

ANDRE BRINK, LA PALESTINE ET L’HOLOCAUSTE – from Nouvelles d’Orient / Les Blogs du Diplo
(…et j’aime bien *aussi* André Brink. « Une saison sèche », je pense que c’est celui-là, m’avait bien marqué)

SAUVONS NOS OCEANS – from Avaaz
(Bloup ! Apparemment encore active, même si décision prise en Britannie…)

… Et voilou. Le mélange est totalement volontaire, et regroupe une bonne part de mes thématiques de cauchemars…
Aimerais donner plus de newz perso mais le temps manque. Bientôt peut-être. Maybe… take care & good fights :)

Nuit blanche et nuages verts. Souffles paisibles au milieu du tumulte, il est certains livres qui vous lavent et vous apaisent. Complet, clair, agréable. Nulle philosophie — et pourtant.

En attendant la prochaine pluie feuillue, en sédimentation, il est un livre qui m’a trouvée, occasion imprévue sur une table de marché. Niwaki – taille et conduite des arbres et arbustes à la japonaise, de Jake Hobson (éditions du Rouergue) est *le* book sur la taille japonaise.
Dévoré comme un roman, j’y ai trouvé tout ce qu’il fallait, les schémas pédagogiques, le texte plein d’humour british, les superbes photos, les arbres principalement utilisés au Japon (et leurs équivalents possibles en Europe), et — cette fois — un vrai contenu.

Plus que tout, l’esprit insaisissable du jardin japonais est ici tout à fait bien transmis, sans excès mystique et sans « placage » occidental (= deux bambous et trois fontaines pour faire bien, en gros, sans rien capter à l’essence de la chose). Les portes ouvertes sont à la fois simples et vastes, prometteuses.

Bref ce livre me plaît beaucoup. :)

Et on constate avec plaisir l’hommage rendu, sur un petit chapitre, aux jardiniers eux-mêmes, chez qui l’auteur a été formé.

*

Maintenant, je profite de ce cadre de verdure pour m’exercer un peu, très maladroitement il est vrai, sur les arbustes du jardin. Les résultats se comptant en années, soit bien plus que mon impatience, pour l’heure c’est juste bizarre. ^^

Mais cela n’empêche de bicher sur les beaux outils pour taille et ikebana, sur Niwaki.com, où l’édition en anglais est d’ailleurs disponible.
Ni de rappeler l’existence essentielle du Guide pratique du jardin japonais, de Motomi Ogushi (éditions De Vecchi), qui est une mine de première main, et qui concerne tout le jardin.

Pour ouvrir une dernière piste, et rêver sur les collections médicinales… JARDINS BOTANIQUES JAPONAIS, avec une impressionnante liste de jardins botaniques et médicinaux. En français s’il vous plaît. :)

Un Fay sous les séquoias

Balade géante sous arbres gigantesques… Ceux qui résistent aux coupes sauvages, du moins. C’est un superbe reportage, assez poignant, de National Geographic, et devinez quoi, il y a vraiment un Fay dans l’af-fair.
Textes, vidéo et photos sont par là, attrapez la branche :

REDWOODS – THE SUPER TREES

… En anglais. Je suis en train de le lire petit à petit, mais mon anglais ne me permet pas de gravir trop vite ces longues pages, ce qui procure le plaisir mystique de contempler sans se lasser ces immenses êtres…
(il ne manque qu’un panneau annonçant le Bout du Monde, and that’ the mood :-) )

Grignotées par les activités humaines, les forêts vierges du Grand Nord sont en danger de disparition rapide. Des chercheurs sonnent l’alarme.

08.10.2009 | Nikolaï Podorvaniouk | Gazeta.ru

Les dernières forêts de la Terre que l’on peut encore qualifier d’originelles, vierges et inviolées sont les forêts boréales de Russie, du Canada et d’autres pays nordiques. Une équipe internationale de chercheurs dirigée par l’Australien Corey Bradshaw a étudié leur état et les facteurs qui le déterminent, arrivant à la triste conclusion qu’elles courent à brève échéance un danger fatal, le pire auquel elles aient jamais été confrontées.

Lu sur Courrier International, la suite de l’article est ici :

LA SIBERIE SOUS LA MENACE DES TRONCONNEUSES

… A l’heure où les gros financiers de ce monde cherchent à filouter avec des crédits carbone Redd et qu’on décompte les jours avant Copenhague, une alerte (de plus, certes, mais pas moins importante) qui refroidit, sans mauvais jeu de mots… Il ne suffira pas de couper l’eau quand on se brosse les dents, hein. Il faudra bien davantage. Tout revoir, à commencer par notre place d’humains sur la Planète.
Pffff ça me désole cette nouvelle… :-(