Tag Archive: écologie


Billet germinatif sous un épais manteau neigeux. Je vous propose, entre deux phases de blanche contemplation, d’écouter les leçons de Dame Nature et d’imiter les increvables perce-neige, petites clochettes de fin d’hiver, premières à éclore, à résister. A vivre. Sortez les pouces verts ;)

Il se trouve donc qu’approche la Lune des Tempêtes, paraît-il, ce qui fait écho à la fois avec ses promesses de fertilité et de purifications internes comme externes, et avec ce froid saisissant qui surprend tout le monde – et pas seulement les trois boulets habituels qui s’empressent de beugler « hébé il est où le réchauffement climatique, là, alors, hin hin ! », oubliant même la notion élémentaire de moyenne annuelle (bref). Curieux comme on semble s’être à ce point déconnectés d’un phénomène parfaitement naturel, et qu’on se sente bloqués et tout perdus, même ici – c’est d’un joli, si vous saviez -, de ce qui n’est après tout que « de la neige en janvier ! » comme dirait le vieux Bilbo.
Lors, cette Lune Tempétueuse a cette année comme des airs de message, massif et coupant, comme des sons d’alerte grandeur nature, en mode « hé ho, arrêtez de déconner avec le climat, là, parce qu’il y a des conséquences, lourdes, très lourdes… »

De mon côté, je suis en même temps plutôt rassurée que l’hiver reste encore un peu l’hiver, tant il a mis de temps à venir, et tant je guettais les signes de blancheur sur mon paysage quotidien… Bien sûr, je n’enlève pas la chance d’être au chaud, parce qu’en congé et parce qu’ayant un domicile, fixe et plein de bûches, c’est vrai. Lire la suite

J’avais prévu de ne plus faire passer de pétitions ici… et je le fais quand même, car c’est trop important. Elles sont trop belles, me tiennent trop à cœur, et surtout elles sont trop fragiles sous leur costume de roc.
Les montagnes sont donc à défendre et protéger contre le bétonnage, l’appropriation, l’artificialisation, la dégradation et la montée des valeurs néolibérales, toxiques, et inhumaines, depuis les profondes vallées du fric vers les sommets les plus épurés.

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(…) L’espace montagnard n’échappe pas à la loi commune.
Là aussi rapidité et uniformité s’enracinent et se propagent. Les pressions d’équipement sont tenaces, multiformes, même si l’inévitable prise de conscience a eu lieu ; les bonnes intentions sont affichées : développement durable, valorisation du patrimoine naturel, agriculture bio, lutte contre le réchauffement climatique, économie solidaire, sauvegarde des cultures…
Ces nouveaux objectifs semblent consensuels.

Et pourtant… Les mécanismes du passé, fondés sur l’exploitation toujours accrue des ressources d’un territoire pourtant limité, perdurent. Pire, ils menacent nos rêves, ils continuent à figer l’avenir de nos massifs, alors même que ceux-ci et les populations qui les façonnent ont besoin de nouvelles perspectives. Les projets de développement lourds, dignes du siècle passé s’enchaînent, s’accélèrent même, comme si de rien n’était. Le béton coule à flots, perpétuelles extensions des espaces aménagés au détriment de la haute montagne vierge ou des espaces dédiés à l’agriculture, course au gigantisme des stations…
L’histoire nous l’a pourtant appris : les modèles figés ne fonctionnent pas.

Mais qui décide ? Et surtout, qui profite réellement, financièrement et humainement, de cette fuite en avant dans l’artificialisation de nos montagnes ? (…)


La version intégrale du texte fondateur ici

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L’APPEL POUR NOS MONTAGNES est à signer ici, pioché par la grâce des activistes montagnards de Mountain Wilderness. Et à diffuser largement, car il se trouvera toujours quelqu’un autour de vous pour avoir un souvenir plus ou moins vague de la rencontre avec cet élément premier, si ancien, si puissant, si inamovible et pourtant si changeant… si vivant.

Un vague souvenirLire la suite

Comment dit-on « île du bonheur » ou « île de la fortune » en japonais ? La réponse en bout de billet. En attendant, et comme dans l’ancien temps de ContreChant, une grosse moisson au milieu d’une longue absence.

Prologue : l’impossible billet.

… Ou comment résumer en quelques lignes (rapides, brèves, toujours la vitesse virtuelle qui nous rattrape et nous double), à la fois les voies du virtuel, donc, qui nous parlent d’un monde très – trop – réaliste, incarné, où tout vit et souffre, et où un peu de joie, aussi, quand même / et dans le même temps dédoublé, les routes réelles de notre vraie vie tridimensionnelle, où il se passe bien des choses cette année, du beau, du triste, du terrible, du génial. Mouvances climatiques sous le ciel du Nid et ailleurs, chantier complet, dans les tribus proches, dans les cœurs battant à l’unisson avec les nôtres.

Donc bien sûr, je ne peux vous parler de tout ça, de ces routes du réel, ici, d’autant que certain-e-s sont déjà au fait des actualités privées. Je pourrais, à nouveau, expliquer en détail ce que je ne sais pas très bien moi-même, à savoir, les raisons de cette présence en pointillés, en ce moment, sur la Clef et ailleurs. Certaines évidentes, d’autres plus obscures, et toujours, de plus en plus, le problème de l’ambivalence face à l’ordi/l’écran/les téléphones, comme une pierre dans mon jardin, qui me regarde et rigole de ma perplexité face à son paradoxe foncier. Bref.
Je vous épargne la suite de la tirade, et comme vous pouvez le constater au vu des effluves qui émanent de l’office de Cuivre & Cumin, quand je n’ai plus le temps ou le nerf pour me péter le dos sur mon ordi et que je ne suis pas au travail / au jardin / au lit / au livre, je cuisine un peu.

Sauf là de suite. Lire la suite

Mangez Buvez Gavez - sur Tramage.comGrains égrenés, semés au vent… S’il fallait ne passer qu’un témoin parmi les quinze de cette triste semaine, ce serait celui-ci, que je vous conseille sans réserve : le court-métrage « Mangez Buvez Gavez », de David Myriam (voir son site ici, et puis Tramage d’où est issu le dessin de tête), qui montre brillamment et douloureusement quelque chose que je connaissais – la torture des oies par la pratique du gavage – à l’aide d’une technique d’animation que je ne connaissais pas – le dessin-performance sur sable & lumière.

Vais-je vous gaver avec les oies gavées ?
Vous ferai-je l’affront de rappeler l’existence de Stop Gavage, dont je parlais à l’occasion d’un Noël antérieur, dans ce petit billet ?
Ou laisserai-je opérer la magie du souffle sur le sable ?

Voilà une œuvre estimable, émouvante, énervante, dé-tranquillisante. Voilà, comme le nom l’indique, enfin, ce que devrait toujours être l’art : de l’art engagé. Aussi fort politiquement et symboliquement que réussi et inventif esthétiquement. S’il en reste pour dire que l’art ça ne sert à rien… Ben, qu’on leur donne un cœur. Lire la suite

…Et en profiter vite car le streaming – légal – n’est en place que quelques jours ! Au programme de ce stimulant documentaire sur les eco-warriors de par le monde, encore des désobéisseurs pas-assis-pas-couchés-et-pas-d’accord :

Ils ont établi leur camp dans la canopée des séquoias de Californie du Nord ou de l’Oregon. En rupture avec l’American way of life, ils ont décidé de donner leur temps, et pour certains leur vie, à la protection de la nature. Leurs inspirateurs sont des poètes et des philosophes comme Henri David Thoreau (l’auteur de La désobéissance civile). Ils ont des airs angéliques, tiennent des propos fondés mais qui sonnent le plus souvent utopiques. Ailleurs, ces nouveaux guérilleros éperonnent les baleiniers japonais en Antarctique ou s’accrochent au-dessus des voies ferrées pour bloquer les trains de déchets nucléaires en Allemagne. Parfois, pour défendre ce à quoi ils croient, certains basculent dans l’illégalité, s’en prennent aux forestiers ou aux exploitants de bois, sabotent des laboratoires de vivisection ou brûlent des 4×4. Ils sont alors forcés à la cavale ou à la clandestinité.
Pour le FBI, ce sont des terroristes. L’agence fédérale les a officiellement désignés comme la seconde menace pour la sécurité intérieure des États-Unis après Al-Qaida. Elle fait peser sur ces militants verts une répression féroce et sans précédent. Le Animal and enterprise terrorism act, un volet spécial des Patriot acts américains adopté sous la pression des lobbies industriels, donne désormais la possibilité aux autorités de réprimer toute forme de protestation. Des avocats défenseurs des libertés publiques et des ONG comme Greenpeace dénoncent cette dérive liberticide, aux États-Unis comme en Europe.

Chemin des marins et des suspendus aux arbres :

LES INSURGES DE LA TERRE – Documentaire 53 mn – sur Arte.tv

Je le vois avant écroulement du mercredi et je reviens en dire un mot dès que possible, et citer quelques extraits de l’article du Canard de ce jour. Thoreau Rules ! :)

(En images, le drapeau de Sea Shepherd piqué sur NeoPlanete, lien & infos dans la colonne de dextre. Pardon du passage en éclair !)

+ + + EDIT : LES LIENS PIRATES + + +

Une mini-plongée en eaux anarcho-écologistes et voici la moisson marine / forestière : Lire la suite

Une valse à trois temps… Bien des fronts à occuper, bien des lettres à envoyer, bien des pierres à lancer. Vite, trop, et loin, pas assez, voici des choses à faire, à signer, à lire, parce que je compte sur vous qui avez la gentillesse de me lire et que je ne sais pas faire autrement.
Les clefs du soir : Ours / Forêt / Gaz de schiste. Plus un numéro supplémentaire avec une autre lettre d’un monsieur qui a un peu d’honneur, et que je ne connais pas, et d’une demoiselle qui n’en manque pas, et que j’aime bien.

§

Patte.

Je commence donc par une lettre à envoyer, assez pressée (avant le 4 février…) et pas seulement pour les habitants des Pyrénées, pour répondre à une consultation sur la réintroduction d’une ourse en Béarn en 2011. Lire la suite

Un moment que je souhaitais relayer les actions de Sauvons la forêt. L’on parle ici, bien sûr, des mille mains de la Forêt Mondiale. Et sous la pluie du jour, d’un de ses morceaux les plus éclatants, et le plus ancien puisqu’antérieur à 100 millions d’années, la forêt tropicale malaisienne (mais aussi indonésienne), actuellement détruite et dévastée par la culture de l’huile de palme, destinée à fournir des centrales électriques à Hawaï. La lettre, je l’annonce, est à envoyer en ligne et c’est fort simple, cette fois :

HAWAI : LES CENTRALES ELECTRIQUES A L’HUILE DE PALME DETRUISENT LES FORETS TROPICALES

Chez ce collectif décidément bien actif, une autre cyberaction récente concerne plus particulièrement les animaux & les marques de luxe. Mais l’on est toujours en Indonésie… Et je préviens les âmes sensibles, ou plus exactement les âmes tout court, que la lecture de l’argumentaire est un peu une épreuve, puisque l’on suit les tortures infligés aux reptiles (protégés qui plus est) qui vont finir en bracelets de montres suisses… Défilement rapide :

GUCCI, HERMES, CARTIER & Co : STOP AU MASSACRE DE REPTILES EN INDONESIE

Pour rester dans le sujet – brièvement au vu de l’horreur de la chose -, je rappelle l’existence de Fourrure Torture, avec des informations, si l’on a le courage, et des actions.
Je précise la difficulté inhérente à ces actualités, parce que pour moi c’est le genre d’assoces que je vais pêcher sur un réseau social bien connu, et dont je dois vite vite stopper l’arrivage des actualités, tellement ça m’écœure et m’attriste.

Je sais que l’on peut toujours rétorquer qu’il est un peu vain de combattre l’utilisation des peaux de reptiles et des pelages de mammifères si l’on persiste à consommer et financer l’industrie du cuir et de la laine, qui englobe des quantités de bêtes incomparables avec le nombre de bracelets de montres Gucci, et qui est, sans exagérer, un enjeu crucial concernant les souffrances animales. Justement, c’est un sujet à creuser. Et je dois dire qu’il n’est pas si difficile que ça de *ne plus* acheter d’objets incluant cuir et/ou laine ; un peu plus ardu de jeter lesdits objets déjà en ‘circulation domestique’, bien sûr.

Allez, il y a donc des foultitudes d’actions possibles. Vous remarquerez que n’ayant pas eu le coeur d’illustrer ce billet avec des photos de désastreuses coupes à blanc sur des terrains détruits envahis de machines oranges, j’ai préféré cette belle photo de la forêt tropicale de la vallée de Danum, à Bornéo en Malaisie, trouvée sur un forum d’amoureux des sauriens, Le Monde des Reptiles. Qu’ils pardonnent mon emprunt, c’est pour la bonne cause. :)

(& pour achever de se remonter le moral, une nouvelle part de gâteau au matcha et un autre billet aux links ravigotants ^_^)

Tofu stoïque

Un an pile ! Un an que je suis tombée sur cette interview qui nous a conduits, à peine quelques jours plus tard, vers le végétalisme le plus obstiné – et cela a donc fait ce Samhain un an sans produits animaux, yep :)

Ce n’était pourtant pas le propos du bouquin (bien que Nicolino rende hommage aux végétariens, il n’est ni VG lui-même ni prosélyte) mais si je reprends le fil vers notre basculement, c’est précisément *cette* photo dans *cette* interview parlant de *ce* bouquin qui m’a amené à le lire très vite et dans la foulée à (re)voir Fast Food Nation et surtout à regarder le très éprouvant Earthlings, dont certaines images sont parties pour nous hanter longtemps, à vrai dire.

Bon ! Un an plus tard, bilan des coursessi je puis dire !. Attention, cette tartine est estampillée extra-longue et sans sucres ajoutés – un peu amère parfois, même. ;) Lire la suite

Time machine – 49 eyes

Une machine pour laver mon linge
Une machine pour laver ma vaisselle
Une machine pour mixer mes aliments
Deux machines pour chauffer mes aliments
Une machine pour refroidir mes aliments Lire la suite

 

L’île dont vous êtes originaire et que vous représentez abrite un écosystème d’une richesse et d’une variété exceptionnelle. Ce trésor est aujourd’hui menacé par les exploitants de bois de rose et de bois. Les protecteurs de cet environnement sont tous les jours exposés à des menaces de mort.(…)

Ne trouvant pas le lien adéquat, je transmets ici pour mes amis des arbres, de l’Île et de la Planète qui nous porte, ce courrier à signer, copier et mailer à l’ambassadeur de Madagascar. Merci aux signataires !

Pour plus d’infos sur ce pillage à grande échelle, cet article de Courrier International daté de novembre 2009 :

LES AUTORITES COMPLICES DE LA DEFORESTATION

…A vos plumes :

Pétition internationale pour sauver la forêt tropicale de Madagascar
du pillage a grande échelle organisé par des compagnies étrangères.
Nous comptons sur votre mobilisation pour arrêter ce scandale.
Merci a tous de votre participation Lire la suite

Toutélié, n’est-ce pas ? Et bien voilà : aujourd’hui, occupation & pollution. Dans cet article de Mondialisation.ca, des écologistes palestiniens, israéliens et jordaniens tirent la sonnette d’alarme sur l’assèchement prochain du fleuve Jourdain, fleuve historique qui a comme un goût de sel, et qui risque fort de ne plus appartenir qu’à l’Histoire.
A lire ici :

DES ECOLOGISTES LANCENT UN CRI D’ALARME POUR LE FLEUVE JOURDAIN

Au passage, j’ai découvert ce site via René Naba, dont j’ai eu le grand plaisir d’assister à la conférence cette semaine, de lire un de ses ouvrages à la lecture hallucinante « Des bougnoules aux sauvageons : voyage dans l’imaginaire français » en attendant d’attaquer « Aux origines de la tragédie arabe« .
Cette rencontre avec ce grand monsieur dynamique et radical (voir plus bas pour ce terme), ayant été reporter de guerre et envoyé spécial pendant 40 ans au Proche-Orient, a été incroyable, stimulante, éclairante, et d’une richesse nécessitant un certain temps de digestion sur la complexité de la géopolitique internationale… Enfin, pas si complexe que cela si l’on accepte de décaler son regard et de se tourner, très judicieusement, vers l’histoire de France, l’histoire de l’Occident et de son passé colonial inguérissable.

Dans la même veine, je commence le Gresh « Israël, Palestine, les raisons d’un conflit« , que j’avais en attente, et je constate que les sources historiques et les racines des décisions politiques y sont pareillement décortiquées, à commencer par la promesse Balfour de 1917 – je ne crois pas avoir jamais entendu parler de cela en cours d’histoire !

Et je dois encore à René Naba, outre d’avoir signalé son blog d’informations que je mets dans mes links, d’avoir éclairés nos lanternes sur une certaine définition, qui sonne souvent comme péjorative alors qu’en fait… Voici :

« Radical, cela veut dire quoi radical, cela veut dire étymologiquement : prendre les choses par la racine. Etre radical, c’est ça.« 

Voilà.
Voilà où je me reconnais complètement. Dans mon boulot, dans mes idées, dans mes chemins.
Ainsi ce n’est plus à mes oreilles une insulte (transcrite comme telle par tous les médias quotidiens) mais comme une démarche logique, cohérente, et qui utilise la raison au lieu de l’annihiler.
Et ça fait du bien à entendre :)

 

Revue de presse express, vers cet article de (again) Global Voices, sur les tribus indiennes du Brésil, état de Bahia, qui sont mises à mal par, devinez quoi, la spoliation des terres et le joyeux capitalisme mondial. Par ici, et pardon pour la brièveté :

BRESIL : L’ARRESTATION D’UN LEADER DES INDIENS TUPINAMBA
AGGRAVE LES TENSIONS DANS L’ETAT DE BAHIA

Il faudrait aussi parler -de tant de choses…-

* en miroir sombre et gluant de la catastrophe pétrolière, de la ‘marée noire annuelle’ due à l’extraction des sables bitumineux canadiens (un genre de pétrole over-crado), sur le Monde Diplo ;

* des pétitions d’Amnesty, encore et encore –je vous laisse aller voir, si jamais ;

* de la petite claque au miel et aux pesticides reçue avec le visionnage du Titanic apicole – la terreur pesticide, docu glaçant parmi les docus glaçants –et qui ne laisse absolument aucune excuse pour continuer à ingurgiter cette bouffe empoisonnée et toxique pour les abeilles, aussi ;

* et de la représentative histoire du Vilain petit écolo sur le blog de XXI, ex-parisien reconverti à la-vie-la-vraie qui se fait em…pêcher de bâtir sa ferme bio toute belle.

Baume au miel et au cœur (qui ne résout rien mais qui ouvre toujours quelques portes), de nouveaux livres s’invitent au Nid des Bois, dans le prochain billet qui arrive.

Un Fay sous les séquoias

Balade géante sous arbres gigantesques… Ceux qui résistent aux coupes sauvages, du moins. C’est un superbe reportage, assez poignant, de National Geographic, et devinez quoi, il y a vraiment un Fay dans l’af-fair.
Textes, vidéo et photos sont par là, attrapez la branche :

REDWOODS – THE SUPER TREES

… En anglais. Je suis en train de le lire petit à petit, mais mon anglais ne me permet pas de gravir trop vite ces longues pages, ce qui procure le plaisir mystique de contempler sans se lasser ces immenses êtres…
(il ne manque qu’un panneau annonçant le Bout du Monde, and that’ the mood :-) )

Vous n’oublierez plus le regard de cette vache.
L’article qui suit « et qui peut rendre végétarien », disons, écoute les propos de Fabrice Nicolino, auteur de l’essai « Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde » sur la folie viandière mondiale. Des choses que nous savons, d’autres non, des évidences à (re)marteler, et des questions à se poser. Voici l’interview sur Basta, par Agnès Rousseau :

« TANT QU’IL Y AURA DES ABATTOIRS, IL Y AURA DES CHAMPS DE BATAILLE »

Un petit chapeau pour introduire la chose :

Inquiétante pour la santé humaine, menaçante pour la diversité des espèces, dangereuse pour le climat, l’industrie de la viande a échoué à résoudre le problème de la faim. C’est ce que démontre le journaliste Fabrice Nicolino dans un essai intitulé Bidoche. Il aurait très bien pu s’intituler « barbaque » ou « charogne »… Les Français mangent en moyenne, chaque année, 92 kg de chair fraîche, congelée ou stérilisée, une carne produite presque exclusivement par l’industrie. Autant dire que les questions soulevées par cette antithèse d’un livre de cuisine nous concernent tous, en tant que consommateurs et citoyens. Attention, l’interview qui suit peut pousser à devenir végétarien.

…Et moi qui fais déjà très attention à la viande et au poisson que j’achète (bio et local, oui c’est cher, oui ce n’est que 2 fois par semaine environ), sans avoir sauté le pas du végétarisme, j’en pleurerais, car je ne peux pas oublier le regard de cette vache.