Tag Archive: fabrice nicolino


Une valse à trois temps… Bien des fronts à occuper, bien des lettres à envoyer, bien des pierres à lancer. Vite, trop, et loin, pas assez, voici des choses à faire, à signer, à lire, parce que je compte sur vous qui avez la gentillesse de me lire et que je ne sais pas faire autrement.
Les clefs du soir : Ours / Forêt / Gaz de schiste. Plus un numéro supplémentaire avec une autre lettre d’un monsieur qui a un peu d’honneur, et que je ne connais pas, et d’une demoiselle qui n’en manque pas, et que j’aime bien.

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Patte.

Je commence donc par une lettre à envoyer, assez pressée (avant le 4 février…) et pas seulement pour les habitants des Pyrénées, pour répondre à une consultation sur la réintroduction d’une ourse en Béarn en 2011. Lire la suite

Tofu stoïque

Un an pile ! Un an que je suis tombée sur cette interview qui nous a conduits, à peine quelques jours plus tard, vers le végétalisme le plus obstiné – et cela a donc fait ce Samhain un an sans produits animaux, yep :)

Ce n’était pourtant pas le propos du bouquin (bien que Nicolino rende hommage aux végétariens, il n’est ni VG lui-même ni prosélyte) mais si je reprends le fil vers notre basculement, c’est précisément *cette* photo dans *cette* interview parlant de *ce* bouquin qui m’a amené à le lire très vite et dans la foulée à (re)voir Fast Food Nation et surtout à regarder le très éprouvant Earthlings, dont certaines images sont parties pour nous hanter longtemps, à vrai dire.

Bon ! Un an plus tard, bilan des coursessi je puis dire !. Attention, cette tartine est estampillée extra-longue et sans sucres ajoutés – un peu amère parfois, même. ;) Lire la suite

Violent. Dérangeant. Saignant. Ecoeurant. Mais surtout Réel. Multiprimé et nominé aux Oscars, EARTHLINGS est le documentaire le plus exhaustif et le plus cinglant sur la relation moderne de l’homme à l’animal. Relation ou plutôt asservissement pour godasses, torture pour assiette, meurtre de masse pour masses meurtrières.

Exagéré ? Non, en dessous, toujours en dessous de la réalité qui nous est ici montrée, de façon claire et sans équivoque. Le docu est découpé (sans anesthésie) en cinq parties qui font le tour de la question, et qui nous remettent salement en question. Lire la suite

Vous n’oublierez plus le regard de cette vache.
L’article qui suit « et qui peut rendre végétarien », disons, écoute les propos de Fabrice Nicolino, auteur de l’essai « Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde » sur la folie viandière mondiale. Des choses que nous savons, d’autres non, des évidences à (re)marteler, et des questions à se poser. Voici l’interview sur Basta, par Agnès Rousseau :

« TANT QU’IL Y AURA DES ABATTOIRS, IL Y AURA DES CHAMPS DE BATAILLE »

Un petit chapeau pour introduire la chose :

Inquiétante pour la santé humaine, menaçante pour la diversité des espèces, dangereuse pour le climat, l’industrie de la viande a échoué à résoudre le problème de la faim. C’est ce que démontre le journaliste Fabrice Nicolino dans un essai intitulé Bidoche. Il aurait très bien pu s’intituler « barbaque » ou « charogne »… Les Français mangent en moyenne, chaque année, 92 kg de chair fraîche, congelée ou stérilisée, une carne produite presque exclusivement par l’industrie. Autant dire que les questions soulevées par cette antithèse d’un livre de cuisine nous concernent tous, en tant que consommateurs et citoyens. Attention, l’interview qui suit peut pousser à devenir végétarien.

…Et moi qui fais déjà très attention à la viande et au poisson que j’achète (bio et local, oui c’est cher, oui ce n’est que 2 fois par semaine environ), sans avoir sauté le pas du végétarisme, j’en pleurerais, car je ne peux pas oublier le regard de cette vache.