Tag Archive: Gaza


A travailler avec des enfants, je commence par eux : Askarkids est le livre-résultat d’un atelier photo réalisé par les enfants du camp de réfugiés d’Askar. Souscription ouverte, et petit prix (15 euros au lieu de 20, port non compris) jusqu’au 15 juin.
Pour feuilleter et/ou souscrire, c’est là :

ASKARKIDS – Editions de Juillet

Et en voici la présentation :

Le projet d’ateliers photo avec les enfants du camp de réfugiés d’Askar, en Cisjordanie, est né de la collaboration entre le photographe François Legeait, auteur de « Palestine 141 » (Editions de Juillet, 2008), et les fondateurs du centre social du camp.

Agés de 9 à 15 ans, la plupart n’avaient jamais tenu un appareil photo. Ils ont appris à prendre leur temps, à poser leur regard, à dégager du sens. Un travail où il est question de perspectives qui ne sont pas uniquement graphiques…

Armés d’appareils de récupération, d’une énergie intarissable, et d’une immense envie de dire, dix-neuf « Askar kids » témoignent ici de leur quotidien, en même temps que d’étonnants talents de photographes !

EDIT : lien vers la critique que j’en ai faite sur Babelio.


*

& autres nouvelles… de Palestine donc.

Dans le flot des articles et réactions qui sont exponentielles (en nombre) depuis lundi, je retiens cet impeccable article, net, précis, sans appel, d’Alain Gresh sur son blog Nouvelles d’Orient, chez le Monde Diplo. J’ai eu l’occasion de dire rapidement que je venais d’acquérir l’édition actualisée de son « Israël, Palestine, vérités sur un conflit », j’en dirai plus dans un billet livresque. En attendant :

ISRAEL, L’IMPUNITE JUSQU’A QUAND
– par Alain Gresh – Nouvelles d’Orient
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…Toujours en préparation de mes notes de voyage, et dans l’idée que ledit lieu sera uniquement consacré à cela, et pas aux mises à jour, je translate/archive ici quelques liens, un peu anciens mais en un sens toujours actuels —et je suis écœurée d’avoir fait de fausses manip, et d’avoir perdu la moitié des infos au passage ! :-X

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Nous rapportons ces images de Gaza, Palestine.

Ce pays qui ressemble de plus en plus à une métaphore.

Nous sommes rentrés dans Gaza au lendemain de la dernière guerre et découvrons, avec nos amis délégués palestiniens des droits de l’homme, l’étendue de la «gaza-strophe ».

Les récits de dizaines de témoins de la guerre israélienne contre Gaza, nous font entrer dans le cauchemar palestinien. Malgré cela, nos amis Gazaouis nous ont offert des poèmes, des chants et même des « Nokta »*.

*Blagues ou histoires à raconter.

« Gaza-strophe, le jour d’après » est donc un documentaire de 55 mn, de Samir Abdallah et Kheridine Mabrouk. Fait rare, il passe à la télévision (par sur une grosse chaîne certes) ce mercredi 13 janvier à 20h35, sur France Ô, avec rediffusion le lendemain à 15h15.

==> site officiel et rapport Goldstone par ici : GAZA-STROPHE

==> et il est bien sûr possible de s’inscrire à la newsletter Bulletin Palestine en écrivant par là : bulletin-palestine-abonnement(a)yahoogroupes.fr

La guerre de Gaza a un an. Résumés impossibles et mémoire indispensable, telle est la gageure relevée par le site Global Voices, qui reprend les extraits des blogueurs gazaoui.
Une centaine de pages –éprouvantes– traduites en français, et de nombreux liens vidéo :

BLOGS DE GAZA – SUR GLOBAL VOICES

Pluies de feu, bouts de corps, armes inconnues, âmes en prière,  en colère, ici pas de discours externes mais des voix de l’intérieur.

Et pour signer la pétition de soutien, les informations sur la Gaza Freedom March sont donc sur le site

URGENCE GAZA.

Merci de faire tourner, merci aux passeurs de voix.

Une voix venue de Gaza… Je partage cette lettre (en français et en anglais) dont la source est dans le titre — parce que le devoir de mémoire, c’est mieux que le devoir de réserve.

Un an déjà

Gaza se souvient, Gaza étouffe, Gaza patiente

Ziad Medoukh

Fin décembre 2008, fin décembre 2009,un an déjà …

Je ne vais pas revenir dans cet article sur les 3 semaines terribles vécues  par la population civile de la bande de Gaza lors de l’agression israélienne contre une région innocente, contre une prison à ciel ouvert,  contre un territoire isolé, emmuré, une population enfermée, sans possibilité de fuir…

Chacun est libre de qualifier et de décrire avec ses mots ces horribles  événements de Gaza : guerre, agression, pilonnages, massacres, crimes de guerre, attaques sanglantes voire des attaques barbares … Les seuls mots pour moi sont, massacres et crimes commis par la cinquième puissance militaire dans le monde  contre un million et demi de civils, contre des femmes et des enfants et des vieillards sans défense , contre la totalité des infrastructures de la bande de Gaza, et ce , dans le plus profond mépris des condamnations internationales .

C’est très difficile pour moi , Gazaoui, de décrire la situation actuelle dans la bande de Gaza un an après la fin de l’agression israélienne, car je pourrai écrire des pages et des pages, voire des livres, pour évoquer seulement  une partie de la souffrance,  de la douleur et des sacrifices de ses habitants toujours isolés, enfermés par le blocus, et abandonnés à leur sort au vu et au su du monde dit libre.

Les mots et les expressions m’échappent pour parler de toute une population : femmes, jeunes, enfants, personnes âgées, patients, chômeurs, malades, blessés, invalides, tous ceux qui ont  perdu pendant ce déferlement de massacres et de destructions, leurs maisons, leurs biens et surtout leurs proches, et qui , néanmoins,  continuent de résister sur leur terre dans des conditions inhumaines , difficilement imaginables pour quelqu’un de l’extérieur.

Je ne sais pas de quel Gaza je vais parler : Gaza le blocus ? Gaza l’isolement ? Gaza la résistance ? Gaza la vie ? Gaza la souffrance ? Gaza la détermination ? Gaza la prison ? Gaza la mort lente ? Gaza la tristesse ? Gaza l’obscurité ? Gaza l’opprimée ? Gaza l’étouffement ?  Gaza l’impuissance ? Gaza  le malheur ? ou Gaza l’espoir?  .

Un an déjà… Gaza fin décembre 2009 : Un an après ces événements les Gazaouis se rappellent- Comment pourraient –ils oublier ? Ils se souviennent de ces 20 jours de carnages  jamais égalés depuis l’occupation israélienne en 48 . Ils se souviennent d’abord de plus de leurs martyrs , plus de 1400 tombés sous les bombes de l’aviation israélienne ou les balles des soldats :  ils se souviennent  des maisons , plus de 6000 , des hôpitaux, des écoles ;des  refuges pour la population, détruits par les bombardements indiscriminés des Israéliens ;  ils se souviennent de la passivité  complice de la communauté internationale pendant ces massacres .

Dans le monde des humains au XXIème siècle, comment cela est-il possible ?

Un an déjà, et rien n’a changé à Gaza … Le blocus inhumain imposé depuis plus de 3 ans resserre toujours son étau, de façon encore plus inhumaine dans la situation actuelle des Gazaouis ; les passages qui relient la bande de Gaza au monde extérieur sont ouverts au compte-gouttes sur  ordre militaire israélien ;  80% de la population civile dans la bande de Gaza vit avec des aides alimentaires internationales, quand elles peuvent passer ; les blessés et les malades meurent  ou attendent la mort parce qu’ il est interdit de sortir pour aller se faire soigner à l’extérieur et que leurs hôpitaux manquent d’équipements adéquats.

Fin décembre 2009, un an déjà et Gaza survit toujours dans la douleur, Gaza patiente … Gaza attend toujours le réveil de la conscience mondiale , Gaza continue d’attendre l’application de la loi internationale, Gaza continue de souffrir avec seulement sa détermination de continuer à vivre…de ne pas mourir..

Un an et plus de 10 000 habitants de Gaza vivent toujours dans des tentes à côté de ruines de leurs maisons car tous les matériaux de construction sont interdits d’accès dans la bande de Gaza sur ordre militaire israélien .

Gaza, fin décembre 2009, espère malgré tout. Ses raisons d’espérer, comme l’ont été les puissantes manifestations de soutien partout dans le monde, restent la mobilisation des sociétés civiles et des représentants politiques partout dans le monde pour que les gouvernements et les instances décisionnelles de la communauté internationale imposent la levé du blocus et la réouverture des passages, pour qu’enfin les habitants de la bande de Gaza puissent commencer à restaurer leur environnement… à panser leurs plaies ; pour qu’enfin ils puissent espérer commencer à pouvoir vivre une vie normale dans leur région, dans leurs villes, dans leurs villages…
Gaza, fin décembre 2009, à la veille de la marche commémorative internationale : Gaza n‘en peut plus, Gaza survit au jour le jour, Gaza étouffe, Gaza crie dans le silence des médias internationaux, Gaza attend… Gaza espère… espère et demande… Les Palestiniens de Gaza espèrent et demandent la restauration de leurs droits fondamentaux, de leur droit à la vie dans le monde, à la paix par l’application de la justice.
Le chemin de la paix passe par la justice, rien que la justice.
Gaza et les Palestiniens aspirent à la paix dans la liberté et la justice.

One year already

Gaza remembers,Gaza suffocates, Gaza waits

Ziad Medoukh

The end of december 2008, the end of december 2009,one year already …

I won’t come back in this article on the 3 awfull weaks lived by the civilian population in Gaza strip  when happened the israelian assault against an innocent area, against a sky opened jail, against an isolated place, walled, a locked population, without any possibility to flee…

Everyone is free to qualify and to describe with his own words those horrible events  in Gaza :

war, agression, shelling, slaughter, war crimes, bloody attacks and even savage attakcs… The only words, for me , are, slaughter and crimes made by the 5th world military power against 1million and a half of civilians, against defenseless women and children and old people, against the whole buildings of Gaza strip and with the deepest contempt of internationals condamnations.

It is very difficult for me , as Gazan,  to describe the courrent situation in Gaza strip a year after the end of the israelian agression, as i can write pages and pages, and even books to evocate only a part of the suffering, pain and sacrifice of the inhabitants always isolated, locked by the blocus and given up although the said free world knows what is happening.

The words and the expressions slip to talk about all of a population:women, youth, children, old people, ill, workless, wounded people, patients, invalids, all of those who lost during this destructive, slaughter surge, their houses, their goods and above all their relatives and however , keep on resisting on their earth in inhuman conditions, hardly conceivable by an stranger.

I don’t know of which Gaza  i will talk: Gaza the blocus? Gaza the isolation? Gaza the resistance? Gaza the life? Gaza the suffering? Gaza the determination? Gaza the jail? Gaza the slow death? Gaza the sadness? Gaza the darkness? Gaza the opressed? Gaza the stifling? Gaza the powerlessness? Gaza the misfortune? Or Gaza the hope?

One year already…Gaza late december 2009: one year after those events the Gazan remember-How could they forget?-They remember those 20 days of slaughter never equaled since the israelian occupation in 48. They first and foremost remember their martyrs, more than 1400 felt under the bombs of the israelian air force or the soldiers bullets, they remember the houses, more than 6000, the hospitals, schools, population shelters , destryed by israelian indiscriminat bombies; they remember of the accessory passivity of the international community while the slaughter.
In the world of humans in 21st century, how this could be?

One year already, and nothing has changed in Gaza… the  inhuman blocus imposed since more than 3 years tightens its vise, in a more inhuman way in the current situation of the Gazans, the routs which relie Gaza strip on the outside world are opened accounts drops on the israelian army decisive; 80% of the civile population is living with the international food helps when it is allowed, the wounded people and the ill die or wait for the death because it is forbidden to go out to be cured and the hospitals lack of equipement.

Late december 2009, one year already, and Gaza still survives in the pain, Gaza waits…Gaza always waits for the wake of the international consciouness, Gaza keeps on waiting the application of the international law, Gaza keeps suffering with the only determination to live … not to die…

one year and more than 10.000 inhabitants of Gaza still live in tents  beside the their houses ruins because the building materials are forbidden  to get  in, on isrealian military order.

Gaza, late december 2009, hope eventhough. Its means of hope, as were the powerfull strikes of support worldwide, stay the mobilization of those civilians and the politics worldwide so as to the gouvernements and the decisions making forums of the international community will impose the upbeat of the blocus and the open of the gates so the inhabitants of Gaza will be able to restore their environment…to sew up their injuries; finally for them to hope starting living a normal life in their area, their countries, their villages…

Gaza, late december 2009, on the eve of the international memorial march: Gaza has enough, Gaza survives day after day, Gaza stifles, Gaza shouts in the international medias silence, Gaza waits, Gaza hopes…Gaza hopes and asks…Palestinians of Gaza hope and ask the come back of their fondamental rights , of their rights to live in the peace path through justice, only justice.
Gaza and the Palestinians want the peace in freedom and justice.

Israël limite l’accès à l’eau dans les territoires palestiniens, selon Amnesty International

mardi 27 octobre 2009, par LA REDACTION, à lire juste là :

L’organisation de défense des droits de l’Homme Amnesty International accuse mardi Israël de limiter l’accès à l’eau potable dans les territoires palestiniens, en maintenant notamment un contrôle total sur les ressources en eau.
« Israël ne laisse les Palestiniens accéder qu’à une infime partie des ressources communes en eau, qui se situent principalement en Cisjordanie occupée, tandis que les colonies israéliennes illégales en reçoivent des quantités pratiquement illimitées« , souligne l’organisation dans un rapport rendu public mardi 27 octobre. Lire la suite

Tel est le titre tristement réaliste de l’article de Courrier International reçu ce jour (merci collègue).
Qui commence de la sorte :

Un comité militaire israélien décide au jour le jour des calories nécessaires à chaque Palestinien de Gaza. Mais pourquoi les bananes sont-elles permises, et pas les abricots ? Le quotidien Ha’Aretz révèle le rôle du lobby agricole dans cette politique.

C’est à lire ici : Affamer Gaza pour s’enrichir

…Comme bien des choses qui se passent en terre de Palestine, il faut le voir pour le croire. Mais je crois que tout le monde sursaute devant l’évidente injustice et absurdité de ça. C’est si aberrant et si volontairement aléatoire que je ne sais pas quoi rajouter.

hamdallah - nablus, centre d'enfants

(PS. Le titre de la néo-rubrique, Falestine,
est -aussi- un rappel de certains tags ‘Falestine » croisés en Cisjordanie,
où le nom est fréquemment prononcé et graphié comme ça,
en référence aux Philistins.)

§

(next épisode : traitera De la persistance rétinienne et de la rémanence psychique des mondes où l’on est sans pouvoir)

… Et la tête, alouette.

Peu de régularité ici (et si je faisais passer l’adresse, d’ailleurs…), mais cela était prévisible ; envie tout de même de partager mes liens du soir, espoir — ou le mini-retour du Link Mix sauce N.
Attention, ça picote.

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