Tag Archive: livres


La Clef est en sommeil depuis des mois, et cela risque de durer encore. Je ne romps le jeûne que pour évoquer ce très beau livre de photographies, Nippon 2011, de Frédérick Carnet, découvert hier via Aizen, blogueuse ès Japon engagée, qui en a parlé sur Twitter (le fil du photographe : @CARNETFREDERICK et celui d’Aizen : @Aizen_kaguya).

L’histoire de ce parcours de trois mois, à photo et à vélo, du nord de l’île d’Hokkaido vers les zones de Fukushima, par un jeune photographe et citoyen du monde révolté par le drame sans nom du séisme de mars 2011 et de Fukushima, m’a tellement plu et touché que je suis présentement en train de commander l’ouvrage. Lire la suite

Publicités

Livres de Ruiros (Janvier)

Ce mois étant plein de bonnes résolutions, avant de passer au suivant j’en tente une ou deux. Billet double, une partie calculs savants et une partie craquages du mois ;)

§

RECTO

Lors donc, les maths livresques.
En discutant dans le billet précédent, j’ai réalisé l’inflation galopante et débordante des lectures en attente, en retard, en souffrance, dans mes diverses listes – et accessoirement dans mon Nid molletonné de papier. Ce qui aboutit donc au constat que voilà, qui m’a un peu décroché la mâchoire… Lire la suite

…Yamadori en V.O. japonaise. Terme bien connu des bonsaïka, yamadori se réfère à de petits arbres prélevés en milieu naturel, choisis pour leur forme, étrangeté, allure particulière, rempotés puis travaillés en bonsaï. A l’origine ‘oiseau de montagne’ correspond aux hommes chasseurs de beauté, si l’on veut, qui s’en allaient dénicher, et déterrer, ces spécimens très recherchés pour leur originalité voire leurs défauts, modelés par des conditions difficiles, de vent, d’exposition, de situation, donnant des formes impossibles à retrouver sur de classiques sujets semés en pépinière.

Et alors ? Alors j’adore ce mot, voilà tout, pour sa sonorité, son sens, ce qu’il représente, et sa capacité à déployer ses ailes sur mon obsession japonisante qui n’est pas prête de se calmer ^_^

Je viens de clamer précédemment que je papoterais ici moins souvent et donnerais moins de liens – avouons que la grosse charrette précédente fait déjà office d’archives, pour une raison que personne ne peut m’expliquer, il y a toujours une disproportion étonnante entre nombre de visites et nombre de clics sur lesdits liens… bref, cf. papotage antérieur -, et je m’emploie donc ce soir à tapoter/papoter juste de ma pomme, pour le plaisir et les petites et poussantes joies du moment :)

La chose grise, plate et fortement addictive nommée l’ordi, donc, est passée au bloc et devrait revenir avec une nouvelle carte mère, et les données bien conservées dans le disque dur (si j’ai bien retenu). J’attends encore de voir pour y croire, et pour profiter des vacances pour me rattraper sur des big sauvegardes (la faute à une foi aveugle dans la religion du Mac, je crois bien, avant sous PC je sauvegardais tout précieusement, et au passage au Mcbook je me suis complètement lâchée… error !). Mais globalement c’est un gros ouf qui s’annonce ^_^

Sur ce, avant-hier me tombe dans les bras, peu après un bouquin de menuiserie ancienne, un trop joli beau livre bonsaïesque, repéré en mai-juin lors de mon plongeon initial, et intense, dans le monde un peu dingue des arbres en pot. « Bonsaï, la Nature et le Temps« , de l’espagnol Luis Vallejo. Lire la suite

 

Centième billet pour la Clef ! Tempêtes pétaradantes, passages de caps verts et roulis de rêves à lire, la météo de mon bateau-Clef n’est pas d’humeur à se calmer, il faut croire. Tant mieux, ou tant pis, ou tant qu’il faudra, dans un joyeux souk. :)

Matelots, venons-en au fait. Un vent mauvais souffle sur la blogosphère littéraire critiqueuse.
De méchantes habitudes, qui sont en fait en place, peut-être, depuis un bail, mais étant née de la dernière pluie (de feuilles), votre capitaine ci-présente ne s’en est aperçue que fort récemment. Consultant ma consoeur ès voyages livresques, via astrolabes luisants & compas tournoyants, nous nous penchâmes sur la cartographie de la situation à travers les petits et grands atlas virtuels où nous zonons de concert. Diantre quelle phrase. (Mais bon, c’est le 100ème, je sors les candélabres, le vin d’oranges et les passés simples).

Que vîmes-nous ainsi ployées sur nos parchemins pixellisés, assez marries mais surtout fort écoeurées de notre constat commun, eh bien, la chose suivante : les critiques de livres sur les blogs francophones amateurs sont – parfois – des gros vendus.
Ou des petits vendus, mais des vendus quand même.
Ou des pas vendus mais pas bien sérieux.
Ou des sérieux mais pas pertinents.
Ou bien trop nombreux par le chiffre et beaucoup trop similaires par le contenu.
Ou, ou… la liste pourrait être infinie, et nous pourrions, me direz-vous avec pertinence, commencer par nous-mêmes. Bref. De vastes différences de qualité, de quantité, d’expérience ou de tâtonnements, et de grandes divergences d’objectifs, de thèmes et de positionnements, il y aura toujours. Ce n’est pas le problème. Et je suis pour la blogodiversité.

Le problème, de taille, est la faim dévorante qu’ont certains professionnels de la profession, éditeurs et distributeurs (et parfois auteurs), pour cette manne offerte à tous que constitue un critique littéraire amateur, qui remplit son petit blog de chroniques personnelles, et qui fait ainsi, en bien comme en mal (la distinction semble tout à fait secondaire), tout plein de publicité pour les livres ainsi lus et critiqués. Lire la suite