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Je ne mets pas le nom de l’affreux Guéant à l’affreuse phrase dans le titre, mais c’est bien de cela qu’il s’agit, et surtout de l’analyse très pertinente et de grande qualité, comme toujours, d’Alain Gresh sur son blog Nouvelles d’Orient. D’entrée voici l’article qui déconstruit vite et bien ce concept un peu foutoir, et beaucoup foutage de g., de « civilisation » (entendons par là civilisation occidentale puisque le terme est bien utilisé ainsi comme vous allez le voir) :

« Une mission sacrée de civilisation », par Alain Gresh
– Nouvelles d’Orient

Voilà. C’est bien, hein ? Encore un lieu où sont exprimées des choses de la façon dont je voudrais les dire, avec la clarté qui me manque souvent et la précision qui doit bien me manquer, elle, à peu près toujours, surtout dans les échauffourées les plus passionnées. Mais tout est là et j’adhère complètement.
Un petit extrait : Lire la suite

Juste un mot : ces personnes qui dénoncent l’occupation et la ségrégation en Palestine, ça pourrait être moi, nous, c’est moi, c’est nous. Et puis quand même : Stéphane Hessel est une figure de la résistance, un « homme debout » et toujours vivant, plus que nombre d’entre nous, « capable d’encore s’indigner » comme le décrit bellement Jean-Luc Porquet. Voici le texte de l’appel et le lien pour la signature. Il s’agit de soutenir les militants au niveau national, et plus seulement à Perpignan ou Strasbourg comme pour les pétitions précédentes.
Je ne commente pas davantage, l’argumentaire est suffisamment clair.

Merci à tous les signataires, et merci de faire passer pour le plus grand nombre :

(C’est moi qui souligne)

Solidarité avec Stéphane Hessel, Alima Boumediene-Thiery et toutes les victimes de la répression

Votre signature peut contribuer à sauver un innocent (ici)

J’insiste en mon nom personnel pour que le plus grand nombre de signataires de notre appel serve de garant aux personnes mises injustement en accusation. Il serait grave que certains subissent dans leur vie ou leur carrière des préjudices que rien, dans les lois françaises, ne justifie. Nous devons obtenir un non-lieu pour tous. Stéphane Hessel

Bordeaux, Mulhouse, Perpignan, Pontoise… : en ce mois d’octobre, des hommes et des femmes sont poursuivis pour « provocation publique à la discrimination » – Lire la suite

Toutélié, n’est-ce pas ? Et bien voilà : aujourd’hui, occupation & pollution. Dans cet article de Mondialisation.ca, des écologistes palestiniens, israéliens et jordaniens tirent la sonnette d’alarme sur l’assèchement prochain du fleuve Jourdain, fleuve historique qui a comme un goût de sel, et qui risque fort de ne plus appartenir qu’à l’Histoire.
A lire ici :

DES ECOLOGISTES LANCENT UN CRI D’ALARME POUR LE FLEUVE JOURDAIN

Au passage, j’ai découvert ce site via René Naba, dont j’ai eu le grand plaisir d’assister à la conférence cette semaine, de lire un de ses ouvrages à la lecture hallucinante « Des bougnoules aux sauvageons : voyage dans l’imaginaire français » en attendant d’attaquer « Aux origines de la tragédie arabe« .
Cette rencontre avec ce grand monsieur dynamique et radical (voir plus bas pour ce terme), ayant été reporter de guerre et envoyé spécial pendant 40 ans au Proche-Orient, a été incroyable, stimulante, éclairante, et d’une richesse nécessitant un certain temps de digestion sur la complexité de la géopolitique internationale… Enfin, pas si complexe que cela si l’on accepte de décaler son regard et de se tourner, très judicieusement, vers l’histoire de France, l’histoire de l’Occident et de son passé colonial inguérissable.

Dans la même veine, je commence le Gresh « Israël, Palestine, les raisons d’un conflit« , que j’avais en attente, et je constate que les sources historiques et les racines des décisions politiques y sont pareillement décortiquées, à commencer par la promesse Balfour de 1917 – je ne crois pas avoir jamais entendu parler de cela en cours d’histoire !

Et je dois encore à René Naba, outre d’avoir signalé son blog d’informations que je mets dans mes links, d’avoir éclairés nos lanternes sur une certaine définition, qui sonne souvent comme péjorative alors qu’en fait… Voici :

« Radical, cela veut dire quoi radical, cela veut dire étymologiquement : prendre les choses par la racine. Etre radical, c’est ça.« 

Voilà.
Voilà où je me reconnais complètement. Dans mon boulot, dans mes idées, dans mes chemins.
Ainsi ce n’est plus à mes oreilles une insulte (transcrite comme telle par tous les médias quotidiens) mais comme une démarche logique, cohérente, et qui utilise la raison au lieu de l’annihiler.
Et ça fait du bien à entendre :)

 

A travailler avec des enfants, je commence par eux : Askarkids est le livre-résultat d’un atelier photo réalisé par les enfants du camp de réfugiés d’Askar. Souscription ouverte, et petit prix (15 euros au lieu de 20, port non compris) jusqu’au 15 juin.
Pour feuilleter et/ou souscrire, c’est là :

ASKARKIDS – Editions de Juillet

Et en voici la présentation :

Le projet d’ateliers photo avec les enfants du camp de réfugiés d’Askar, en Cisjordanie, est né de la collaboration entre le photographe François Legeait, auteur de « Palestine 141 » (Editions de Juillet, 2008), et les fondateurs du centre social du camp.

Agés de 9 à 15 ans, la plupart n’avaient jamais tenu un appareil photo. Ils ont appris à prendre leur temps, à poser leur regard, à dégager du sens. Un travail où il est question de perspectives qui ne sont pas uniquement graphiques…

Armés d’appareils de récupération, d’une énergie intarissable, et d’une immense envie de dire, dix-neuf « Askar kids » témoignent ici de leur quotidien, en même temps que d’étonnants talents de photographes !

EDIT : lien vers la critique que j’en ai faite sur Babelio.


*

& autres nouvelles… de Palestine donc.

Dans le flot des articles et réactions qui sont exponentielles (en nombre) depuis lundi, je retiens cet impeccable article, net, précis, sans appel, d’Alain Gresh sur son blog Nouvelles d’Orient, chez le Monde Diplo. J’ai eu l’occasion de dire rapidement que je venais d’acquérir l’édition actualisée de son « Israël, Palestine, vérités sur un conflit », j’en dirai plus dans un billet livresque. En attendant :

ISRAEL, L’IMPUNITE JUSQU’A QUAND
– par Alain Gresh – Nouvelles d’Orient
Lire la suite

Mal aux yeux… A force d’avoir trié et entré des centaines de photos palestiniennes –il finira bien par voir le jour, ce carnet de voyage. Et ces satanés panneaux d’expo bricolés à la hâte. Pas comme si je n’avais pas eu plus d’un an pour les faire.

Mal au ventre… Du larsen mondial, des jeunes Afghans qui traversent deux continents, ont l’âge de mes patients, et qui finissent sous un camion du Nord. (Yep, amie, j’entends les noms que tu récites. Pas pour rien, jamais). Des échos perpétuels de ce livre que je n’ai jamais pu terminer, Bilal sur la route des clandestins, tant il était … hallucinant. Incroyable. Irreprésentable. Et pourtant là. Partout.

Mal à la tête… Du vertige de tous ces cris à pousser, ces appels si nombreux qu’il devient ardu de tout relayer, pour les peuples, les bêtes, les forêts, les mers, pour TOUT bon sang, tout ce qui a le mauvais goût d’être vivant mais ni-blanc-ni-riche-ni-fricophone, tous ces -milliards de- gens qui se font emmerder tout le temps, aux quatre coins du globe.

Impression de manger de la souffrance — comme quand on mangeait de la viande. Du trauma.

Mal aux mains… Parce que même au milieu de nos beaux pays bien cossus, les poisons comportementalistes infiltrent les mentalités, et nous convoquent non plus à soigner mais à dresser les gosses, parce qu’il y a du monde à baver sur le filon juteux de l’autisme (on aura bien lu), et que c’est en train de tuer le soin. Et d’en énerver plus d’un (ouf), comme en témoigne la saine et impressionnante gueulante de ce père dans Le bloc notes du désordre.

Mal au cœur… Pour la Palestine, encore, toujours, pardon mais je ne peux pas ne pas y revenir sans cesse, car cela me hante. Pour les vis serrées, boulonnées, les menaces d’expulsions de masse, et la botte de l’occupation toujours plus écrasante sur les mouvements des gens, et juste le droit à vivre sans finir en cabane (Cisjordanie, territoire filtré, la réaction de l’ONU ainsi que la déclaration du MRAP).
–Faible consolation, sous le souffle éphémère du drapeau palestinien sur l’Arc de Triomphe, en protestation de l’appellation de l’esplanade « Ben Gourion ». —
…Ce voyage, ce pays, ne me quittent jamais. J’ai quand même bon espoir d’enfin concrétiser un peu le retour bloguesque sur ça, malgré les vrilles que cela actionne au dedans.

Bon. Mal partout. Ce billet est tout mélangé, je sais, mais moi aussi.

Sounds : du vieux NTM, le plus accordé aux torsions émotionnelles sans filtre.

…Brassée Express, ambidextres et double-vue bienvenus ! Arbre, homme, phoque, ours et puis des vagues. Il y en a pour tous les goûts,  exprès, et n’ayant toujours pas trouvé le moyen de dire simplement que tout ça, c’est pareil-tout-lié-tout-connecté, je sème à tout vent des choses à voir, à lire, à signer :

NESTLE ET LA DEFORESTATION INDONESIENNE – from Greenpeace
(c’est la Badinter qui va pas être contente)

« LE TIBET SURVIVRA-T-IL ? » – ENTRETIEN AVEC LE DALAÏ LAMA – from Tibet Info
(ben j’ai appris plein de trucs)

PETITION POUR L’ARRET DEFINITIF DE LA CHASSE AUX PHOQUES – from Fourrure Torture
(rapport au Canada et tout ça. Et aux phoques un peu aussi)

TANT QUE NOS FRERES MARCHERONT – témoignage d’un centre de rétention – from Cimade
(thx à nouveau à Hélène pour le lien, effectivement très fort et dérangeant. Comme si on y était, c’est-à-dire en enfer aléatoire)

OURS 2010 – from… Ours 2010
(pétition toujours active… et j’aime bien *aussi* les ours ^^)

ANDRE BRINK, LA PALESTINE ET L’HOLOCAUSTE – from Nouvelles d’Orient / Les Blogs du Diplo
(…et j’aime bien *aussi* André Brink. « Une saison sèche », je pense que c’est celui-là, m’avait bien marqué)

SAUVONS NOS OCEANS – from Avaaz
(Bloup ! Apparemment encore active, même si décision prise en Britannie…)

… Et voilou. Le mélange est totalement volontaire, et regroupe une bonne part de mes thématiques de cauchemars…
Aimerais donner plus de newz perso mais le temps manque. Bientôt peut-être. Maybe… take care & good fights :)

Et le Tibet dans tout ça ? Ce n’est pas, entre tous, le pays -célestes cimes- le moins opprimé, loin de là, et parmi mille conflits et autres geôles intenables, la prière-colère du soir va vers cette pétition pour libérer le cinéaste Dhondup Wangchen encabané et torturé suite à son documentaire « Leave Fear Behind ». Suivez la voie :

TELL CHINA : FREE TIBETAN FILMMAKER

…Foi de Clef de Fa, devant l’oppression chinoise au Tibet l’on ne se taira.
Où l’on remarque d’ailleurs, en parlant d’occupation et de ses conséquences, que le boycott de produits fabriqués en Chine –ne serait-ce que pour le mépris complet des droits de l’enfant, argument doublé de celui du Tibet libre– est un truc sacrément difficile, je veux dire, dans la vraie vie du monde réel.
Je tente pour ma part au maximum de ne rien acheter made in Ch… mais je dois avouer que  jetant les yeux sur le quotidien, ici, au taf, partout, je suis cernée, ne serait-ce que par mon téléphone, mes gadgets, diverses merdouilles de cuisine, tout ça.
Et ça m’énerve, que ça m’énerve. D’être (encore ?) une consommatrice, prise dans les filets mondiaux. Argh.

:: EDIT DE NUIT :: (tout de même) Plus d’informations sur le docu Leaving Fear Behind sont à voir sur Tibet-Info, par là. :)

Titre piqué à l’un des trois entretiens donnés dans Article XI, un endroit décidément bien.
Gidéon Levy et Michel Warschawski, l’un journaliste et l’autre militant, tous deux israéliens, ont le regard critique, apportent une bonne remise en place, et disent l’histoire qu’on ne veut pas entendre. Celle de l’occupation.

Trois interviews passionnantes, non exemptes de biographie ni de dézoom -de Gaza à la Naqbah, en passant par la question des réfugiés- pour mieux saisir la vue d’ensemble.
Eclairant, et indispensable dans cet autre pays empoisonné par l’extrême-droite…

ISRAËL EST DESORMAIS UNE SOCIETE NEOCONSERVATRICE
– Michel Warschawski – 10-02-2010

J’ESSAIE DE RACONTER AU PEUPLE ISRAËLIEN UNE HISTOIRE
QU’IL NE VEUT PAS ENTENDRE – Gidéon Levy – 18-01-2010

IL S’AGIT DE « PUNIR LES PALESTINIENS DU SEUL FAIT QU’ILS CONTINUENT A EXISTER »
– Michel Warschawski – 12-01-2009

Et pour entendre ladite histoire sous un autre registre, je viens de recevoir via le Monde Diplo un gros roman prometteur, La porte du soleil, d’Elias Khoury, primé et célébré comme « le roman de l’exode palestinien ». En attendant un prochain billet consacré aux quelques livres sur le sujet ayant atterri ici…

« Samih parlait sans arrêt de son rêve d’écrire un livre qui n’aurait ni début ni fin. Une épopée, disait-il. L’épopée du peuple palestinien. Il commencerait par raconter les détails de la grande expulsion de 1948. Il disait toujours que nous ne connaissions pas notre Histoire, qu’il fallait réunir les histoires de chaque village afin que ce village demeure vivant dans notre mémoire. »

En marge, le pourquoi dans la question « mais pourquoi ne veut-on pas entendre cette histoire ? » voire, de l’angle des médias, « pourquoi ne veut-on pas la raconter ? » reste entier. Face à ce mystère qui me laisse tristement perplexe, ces entretiens arrivent un peu comme des formes de réponse, des résistances au discours occupant, des antidotes au fatalisme.

Nous rapportons ces images de Gaza, Palestine.

Ce pays qui ressemble de plus en plus à une métaphore.

Nous sommes rentrés dans Gaza au lendemain de la dernière guerre et découvrons, avec nos amis délégués palestiniens des droits de l’homme, l’étendue de la «gaza-strophe ».

Les récits de dizaines de témoins de la guerre israélienne contre Gaza, nous font entrer dans le cauchemar palestinien. Malgré cela, nos amis Gazaouis nous ont offert des poèmes, des chants et même des « Nokta »*.

*Blagues ou histoires à raconter.

« Gaza-strophe, le jour d’après » est donc un documentaire de 55 mn, de Samir Abdallah et Kheridine Mabrouk. Fait rare, il passe à la télévision (par sur une grosse chaîne certes) ce mercredi 13 janvier à 20h35, sur France Ô, avec rediffusion le lendemain à 15h15.

==> site officiel et rapport Goldstone par ici : GAZA-STROPHE

==> et il est bien sûr possible de s’inscrire à la newsletter Bulletin Palestine en écrivant par là : bulletin-palestine-abonnement(a)yahoogroupes.fr

Une voix venue de Gaza… Je partage cette lettre (en français et en anglais) dont la source est dans le titre — parce que le devoir de mémoire, c’est mieux que le devoir de réserve.

Un an déjà

Gaza se souvient, Gaza étouffe, Gaza patiente

Ziad Medoukh

Fin décembre 2008, fin décembre 2009,un an déjà …

Je ne vais pas revenir dans cet article sur les 3 semaines terribles vécues  par la population civile de la bande de Gaza lors de l’agression israélienne contre une région innocente, contre une prison à ciel ouvert,  contre un territoire isolé, emmuré, une population enfermée, sans possibilité de fuir…

Chacun est libre de qualifier et de décrire avec ses mots ces horribles  événements de Gaza : guerre, agression, pilonnages, massacres, crimes de guerre, attaques sanglantes voire des attaques barbares … Les seuls mots pour moi sont, massacres et crimes commis par la cinquième puissance militaire dans le monde  contre un million et demi de civils, contre des femmes et des enfants et des vieillards sans défense , contre la totalité des infrastructures de la bande de Gaza, et ce , dans le plus profond mépris des condamnations internationales .

C’est très difficile pour moi , Gazaoui, de décrire la situation actuelle dans la bande de Gaza un an après la fin de l’agression israélienne, car je pourrai écrire des pages et des pages, voire des livres, pour évoquer seulement  une partie de la souffrance,  de la douleur et des sacrifices de ses habitants toujours isolés, enfermés par le blocus, et abandonnés à leur sort au vu et au su du monde dit libre.

Les mots et les expressions m’échappent pour parler de toute une population : femmes, jeunes, enfants, personnes âgées, patients, chômeurs, malades, blessés, invalides, tous ceux qui ont  perdu pendant ce déferlement de massacres et de destructions, leurs maisons, leurs biens et surtout leurs proches, et qui , néanmoins,  continuent de résister sur leur terre dans des conditions inhumaines , difficilement imaginables pour quelqu’un de l’extérieur.

Je ne sais pas de quel Gaza je vais parler : Gaza le blocus ? Gaza l’isolement ? Gaza la résistance ? Gaza la vie ? Gaza la souffrance ? Gaza la détermination ? Gaza la prison ? Gaza la mort lente ? Gaza la tristesse ? Gaza l’obscurité ? Gaza l’opprimée ? Gaza l’étouffement ?  Gaza l’impuissance ? Gaza  le malheur ? ou Gaza l’espoir?  .

Un an déjà… Gaza fin décembre 2009 : Un an après ces événements les Gazaouis se rappellent- Comment pourraient –ils oublier ? Ils se souviennent de ces 20 jours de carnages  jamais égalés depuis l’occupation israélienne en 48 . Ils se souviennent d’abord de plus de leurs martyrs , plus de 1400 tombés sous les bombes de l’aviation israélienne ou les balles des soldats :  ils se souviennent  des maisons , plus de 6000 , des hôpitaux, des écoles ;des  refuges pour la population, détruits par les bombardements indiscriminés des Israéliens ;  ils se souviennent de la passivité  complice de la communauté internationale pendant ces massacres .

Dans le monde des humains au XXIème siècle, comment cela est-il possible ?

Un an déjà, et rien n’a changé à Gaza … Le blocus inhumain imposé depuis plus de 3 ans resserre toujours son étau, de façon encore plus inhumaine dans la situation actuelle des Gazaouis ; les passages qui relient la bande de Gaza au monde extérieur sont ouverts au compte-gouttes sur  ordre militaire israélien ;  80% de la population civile dans la bande de Gaza vit avec des aides alimentaires internationales, quand elles peuvent passer ; les blessés et les malades meurent  ou attendent la mort parce qu’ il est interdit de sortir pour aller se faire soigner à l’extérieur et que leurs hôpitaux manquent d’équipements adéquats.

Fin décembre 2009, un an déjà et Gaza survit toujours dans la douleur, Gaza patiente … Gaza attend toujours le réveil de la conscience mondiale , Gaza continue d’attendre l’application de la loi internationale, Gaza continue de souffrir avec seulement sa détermination de continuer à vivre…de ne pas mourir..

Un an et plus de 10 000 habitants de Gaza vivent toujours dans des tentes à côté de ruines de leurs maisons car tous les matériaux de construction sont interdits d’accès dans la bande de Gaza sur ordre militaire israélien .

Gaza, fin décembre 2009, espère malgré tout. Ses raisons d’espérer, comme l’ont été les puissantes manifestations de soutien partout dans le monde, restent la mobilisation des sociétés civiles et des représentants politiques partout dans le monde pour que les gouvernements et les instances décisionnelles de la communauté internationale imposent la levé du blocus et la réouverture des passages, pour qu’enfin les habitants de la bande de Gaza puissent commencer à restaurer leur environnement… à panser leurs plaies ; pour qu’enfin ils puissent espérer commencer à pouvoir vivre une vie normale dans leur région, dans leurs villes, dans leurs villages…
Gaza, fin décembre 2009, à la veille de la marche commémorative internationale : Gaza n‘en peut plus, Gaza survit au jour le jour, Gaza étouffe, Gaza crie dans le silence des médias internationaux, Gaza attend… Gaza espère… espère et demande… Les Palestiniens de Gaza espèrent et demandent la restauration de leurs droits fondamentaux, de leur droit à la vie dans le monde, à la paix par l’application de la justice.
Le chemin de la paix passe par la justice, rien que la justice.
Gaza et les Palestiniens aspirent à la paix dans la liberté et la justice.

One year already

Gaza remembers,Gaza suffocates, Gaza waits

Ziad Medoukh

The end of december 2008, the end of december 2009,one year already …

I won’t come back in this article on the 3 awfull weaks lived by the civilian population in Gaza strip  when happened the israelian assault against an innocent area, against a sky opened jail, against an isolated place, walled, a locked population, without any possibility to flee…

Everyone is free to qualify and to describe with his own words those horrible events  in Gaza :

war, agression, shelling, slaughter, war crimes, bloody attacks and even savage attakcs… The only words, for me , are, slaughter and crimes made by the 5th world military power against 1million and a half of civilians, against defenseless women and children and old people, against the whole buildings of Gaza strip and with the deepest contempt of internationals condamnations.

It is very difficult for me , as Gazan,  to describe the courrent situation in Gaza strip a year after the end of the israelian agression, as i can write pages and pages, and even books to evocate only a part of the suffering, pain and sacrifice of the inhabitants always isolated, locked by the blocus and given up although the said free world knows what is happening.

The words and the expressions slip to talk about all of a population:women, youth, children, old people, ill, workless, wounded people, patients, invalids, all of those who lost during this destructive, slaughter surge, their houses, their goods and above all their relatives and however , keep on resisting on their earth in inhuman conditions, hardly conceivable by an stranger.

I don’t know of which Gaza  i will talk: Gaza the blocus? Gaza the isolation? Gaza the resistance? Gaza the life? Gaza the suffering? Gaza the determination? Gaza the jail? Gaza the slow death? Gaza the sadness? Gaza the darkness? Gaza the opressed? Gaza the stifling? Gaza the powerlessness? Gaza the misfortune? Or Gaza the hope?

One year already…Gaza late december 2009: one year after those events the Gazan remember-How could they forget?-They remember those 20 days of slaughter never equaled since the israelian occupation in 48. They first and foremost remember their martyrs, more than 1400 felt under the bombs of the israelian air force or the soldiers bullets, they remember the houses, more than 6000, the hospitals, schools, population shelters , destryed by israelian indiscriminat bombies; they remember of the accessory passivity of the international community while the slaughter.
In the world of humans in 21st century, how this could be?

One year already, and nothing has changed in Gaza… the  inhuman blocus imposed since more than 3 years tightens its vise, in a more inhuman way in the current situation of the Gazans, the routs which relie Gaza strip on the outside world are opened accounts drops on the israelian army decisive; 80% of the civile population is living with the international food helps when it is allowed, the wounded people and the ill die or wait for the death because it is forbidden to go out to be cured and the hospitals lack of equipement.

Late december 2009, one year already, and Gaza still survives in the pain, Gaza waits…Gaza always waits for the wake of the international consciouness, Gaza keeps on waiting the application of the international law, Gaza keeps suffering with the only determination to live … not to die…

one year and more than 10.000 inhabitants of Gaza still live in tents  beside the their houses ruins because the building materials are forbidden  to get  in, on isrealian military order.

Gaza, late december 2009, hope eventhough. Its means of hope, as were the powerfull strikes of support worldwide, stay the mobilization of those civilians and the politics worldwide so as to the gouvernements and the decisions making forums of the international community will impose the upbeat of the blocus and the open of the gates so the inhabitants of Gaza will be able to restore their environment…to sew up their injuries; finally for them to hope starting living a normal life in their area, their countries, their villages…

Gaza, late december 2009, on the eve of the international memorial march: Gaza has enough, Gaza survives day after day, Gaza stifles, Gaza shouts in the international medias silence, Gaza waits, Gaza hopes…Gaza hopes and asks…Palestinians of Gaza hope and ask the come back of their fondamental rights , of their rights to live in the peace path through justice, only justice.
Gaza and the Palestinians want the peace in freedom and justice.